La Fédération anarchiste, un projet pour la révolution sociale



Ce qui motive notre action Nos refus politiques
  • L’égalité économique et sociale
  • La liberté
  • L'émancipation de tous les individus sans distinction
  • Le refus de l’État
  • Le refus du capitalisme, de la logique du profit, du salariat et de la monnaie
  • Le refus de la religion
  • Le refus du sexisme, du racisme, de l'antisémitisme et de l'essentialisme



Le projet de société anarchiste La pratique révolutionnaire
  • L’organisation fédérale anarchiste
  • L’autogestion généralisée de la production
  • L’organisation de la répartition
  • L’éducation libertaire
  • L’information
  • La gestion des conflits
  • La révolution sociale et libertaire
  • L’implication dans les luttes sociales



en savoir plus : la FA mode d’emploi & l’anarchisme aujourd’hui

Communiqué

Des anarchistes demandent officiellement au président de la république française d’être déchus de la nationalité française

publié le : 24-01-2016 par gestion du site

À l’initiative de quelques militants de la Fédération Anarchiste, au vu des derniers tripatouillages politicards d’un gouvernement qui joue avec les allumettes de l’état d’urgence et de la déchéance de nationalité, une dizaine de personnes demandent à être déchues de la nationalité française et se réclament d’une citoyenneté du monde.
La Fédération Anarchiste qui est, par essence, internationaliste et a-nationaliste, soutient cette initiative et appelle à l’amplifier.
Ci dessous le texte de l’appel.
À l’heure de la mondialisation économique capitaliste, une autre mondialisation est possible. Mieux, elle est nécessaire !

___________________________________________

 

F.T.P. (Francs tireurs Partisans d’une citoyenneté mondiale)
35 allée de l’Angle
Chaucre                                                                                                 le 22 janvier 2016
17190 St Georges d’Oléron
Tel : 05 46 76 73 10
Adresse électronique : editionslibertaires@wanadoo.fr


Objet : Demande de déchéance de la nationalité française



À Mr le président de la république française.



Mr le Président, nous vous faisons une lettre que vous lirez peut-être si vous avez le temps.
Nous sommes nés dans ce pays, la France, par hasard. Nous n’avons choisi ni de naître, ni de naître en France. Il en va ainsi de tous les êtres humains.
Jusqu’à présent, ce non-choix ne nous posait pas de trop gros problèmes. Nous aurions pu tomber plus mal.
Depuis déjà quelque temps, cependant, entre Notre-Dame-des-Landes et la condamnation de syndicalistes à de la prison ferme, nous avions quelques doutes sur votre capacité à faire rêver d’une France dite pays des droits de l’homme. Vous nous accorderez de ne même pas parler de socialisme.
Avec votre dernier tripatouillage politicard à propos de la déchéance du droit de nationalité, les choses sont claires. Vous jouez avec les allumettes. Vous savez que les terroristes se moquent comme de leur première chemise d’être déchus ou non de… Et pourtant, vous êtes en train de mettre en place un arsenal juridique démagogue qui assigne aujourd’hui à résidence des écolos et des syndicalistes  et qui, demain, se retournera contre vous..
Rappelez-vous, Martin Niemöller. Libéré des camps par la chute du régime nazi, en 1945. Il est l’auteur de Quand ils sont venus chercher… faussement attribué à Bertold Brecht. Il disait : « Lorsque les nazis sont venus chercher les communistes, je n’ai rien dit,… je n’étais pas communiste. Lorsqu’ils sont venus chercher les syndicalistes, je n’ai rien dit,… je n’étais pas syndicaliste. Lorsqu’ils sont venus chercher les juifs, je n’ai rien dit,… je n’étais pas juif. Lorsqu’ils sont venus me chercher, …il ne restait plus personne pour protester. »
Monsieur le Président, demain, quand ceux que vous prétendez combattre seront au pouvoir, ils se contenteront d’appliquer vos lois. Comment ne comprenez-vous pas cela ?
Par voie de conséquence, comme nous le permet encore la Constitution, nous nous déclarons en situation d’insurrection.
Par la présente, veuillez recevoir notre demande de déchéance de la nationalité française. Pourquoi ?
Nous autres, Français de hasard, ne voulons plus être français tant que vous incarnerez cette idée de la France.
Par la présente, nous vous informons également de notre volonté de créer dans les plus brefs délais une carte d’identité et un passeport de citoyen du monde.
Monsieur le président, prévenez vos gens d’armes, que nous serons lourdement armés de ces armes de destruction massive que sont l’intelligence, la non-violence, l’honneur et… l’humour. Et que nous n’hésiterons pas à tirer ! Avec ces armes là !

Jean-Marc Raynaud, Dominique Lestrat, Yannick Thébault, Stephane Troplain, Paul Boino, Annie Arroyo, Laurent Conduché, Thyde Rosell, Claudie Annereau, Thierry Sassi

Communiqué

Goodyear :L’État au secours du capital

publié le : 17-01-2016 par gestion du site

C’est l’histoire de 1 300 salariés d’une multinationale, qui se battent depuis sept ans pour ne pas perdre leur emploi. Parce qu’un conglomérat d’actionnaires avait mandaté leurs sbires pour fermer l’usine, deux d’entre eux ont été séquestrés 30 heures. Fallait bien essayer de leur faire entendre raison ; juste séquestrés, pas violentés ; même s’ils mettaient le feu à la vie de plus de mille salariés. Que de retenue !

Après ces faits, une plainte est déposée par la direction et les séquestrés. L’accord de fin de conflit imposant l’abandon de toutes les poursuites judiciaires, elle est retirée. Mais l’État, dans son rôle habituel de protecteur des puissants, représenté par le Procureur de la République, a maintenu sa plainte. Et voilà donc huit des prolétaires dont on a détruit la vie qui se retrouvent face à une peine de 9 mois de prison ferme. Uniquement pour avoir défendu leur droit de vivre dignement. Il s’agit bien là d’un choix politique puisque précédemment le ministère du travail a autorisé le licenciement de délégués syndicaux Goodyear, refusé par l’inspecteur du travail.

F. Hollande, alors candidat, avait promis aux Goodyear de faire voter une « loi contre les licenciements économiquement injustifiés ». Une fois élu, son seul geste sera de s’en remettre à Morry Taylor, patron américain du groupe Titan, pour sauvegarder quelques 300 emplois. Pour imposer ses conditions celui-ci avait déclaré : « Les ouvriers français sont très bien payés et ne travaillent que 3 heures par jour, passant le reste du temps devant la machine à café. Je peux installer mes usines en Inde ou en Chine, pour un salaire de moins d’un euro de l’heure et 10 à 12 heures de travail par jour ».

Depuis plusieurs années les luttes, notamment les plus radicales, Molex, Continental, Fralib, Florange... font face à la violence policière et patronale. À Goodyear une direction de combat n’a pas hésité à utiliser des vigiles et des hommes de main dans les ateliers. L’État fait le choix de museler le mouvement social en tentant d’étouffer toute initiative, en détruisant ceux qui luttent et en les jetant en prison. Comme le souligne la CGT Goodyear : « Le but est de faire peur aux syndicalistes pour qu’ils cessent de se battre pendant que le gouvernement propose la suppression de la moitié du Code du travail ».

Plus que jamais, la Fédération Anarchiste est aux côtés de ceux qui luttent contre les oppresseurs patronaux. Plus que jamais nous réaffirmons que la lutte sociale n’est qu’une juste réponse à la violence patronale.

Nous exigeons l’annulation de la condamnation des salariés, et nous mettrons tout en œuvre pour l’obtenir, notamment en participant au grand rassemblement solidaire « Nous sommes tous des Goodyear ».

Ni État, ni patron ! Autogestion à tous les étages ! Et que vive l’anarchie !

Fédération anarchiste

Les Éditions du Monde Libertaire

Affinités NON électives

publié le : 13-12-2015 par Éditions du Monde Libertaire

                                                   

 

                                                                Un livre de René Berthier

                                                                          14 euros

                           Une coédition les éditions du Monde Libertaire et les éditions Libertaires

L’histoire nous a habitués à ne voir dans les rapports entre anarchistes et marxistes qu’une opposition irréductible entre deux courants du mouvement ouvrier que tout sépare. Cette opposition ne saurait être sous-estimée, et encore moins occultée. Mais à plus d’un siècle de distance il serait temps d’aborder les choses d’un point de vue dépassioné.

L’élaboration théorique de penseurs comme Proudhon, Marx ou Bakounine doit être restituée dans le lent mouvement de travail qui, au 19eme siècle, tente de mettre en place un instrument d’analyse permettant de comprendre les mécanismes de la société capitaliste.

Ces convergences ne sauraient occulter le fait que les régimes politiques se réclamant de l’héritage de Marx ont fait couler beaucoup de sang ouvrirer.

Il faudra bien un jour rendre des comptes et ne pas se contenter de dire: "Kronstadt? Oui, c’était une erreur...

Les Éditions du Monde Libertaire

Pérégrinations pédagogiques

publié le : 06-12-2015 par Éditions du Monde Libertaire

                                               

 

Par ce titre Pérégrinations pédagogiques Hugues Lenoir tient à rendre hommage à Flora Tristan qui publia le récit de son voyage au Pérou titré Pérégrinations d’une paria. Mais, il souhaite surtout rappeler que pour répandre ses idées socialistes et féministes, Flora s’engagea dans un tour de France à la rencontre des ouvriers et des ouvrières en 1843. Comme, elle, il poursuit son voyage en pédagogie émancipatrice. Il consacre la première partie de cet ouvrage à un précurseur des pédagogies modernes, disciple de Jean-Jacques Rousseau, Johann Heinrich Pestalozzi, auquel les pédagogues libertaires doivent (peut-être) quelques-unes de leurs idées. Il prolonge son chemin en brossant une rapide synthèse de l’émergence et de la permanence du souci d’éduquer que partagèrent les militants libertaires et leurs organisations, du milieu du XIXe siècle au premier tiers du XXe durant la Révolution espagnole. Enfin, l’auteur termine sa promenade en éducation libertaire en analysant et commentant, avec un regard contemporain, la conférence donnée sur ce thème en 1900 par le militant anarchiste hollandais Ferdinand Domela Niewenhuis dont le texte est reproduit in extenso dans l’ouvrage pour conclure sur une brève réflexion autour de Jacotot/Rancière et Le Maître ignorant.

 



 

International

Contre le militarisme, le nationalisme, les guerres et le terrorisme religieux.

publié le : 29-11-2015 par Secrétariat aux relations internationales

L’IFA (Internationale des Fédérations anarchistes) réunie à Milan, les 28/29 novembre 2015 , réaffirme son opposition à toutes les armées et à toutes les guerres. Ce sont les États, qui vendent les armes, qui sont responsables du massacre des populations lors des conflits. Les interventions militaires, qu’elles soient directes ou indirectes, sont l’une des principales causes de déstabilisation des régions à travers le monde (par exemple, la Libye, la Syrie, l’Irak, la Somalie, etc.). Ces interventions favorisent les groupes armés, les structures mafieuses et les trafics divers.


Les populations civiles, qui souffrent dans ces conflits, sont contraintes de fuir, de se réfugier dans des camps de fortune ou de tenter leur chance lors de traversées dangereuses et souvent mortelles vers l’Europe.


Nous exprimons notre solidarité avec les migrants et les migrantes qui tentent de franchir la forteresse Europe pour fuir la guerre, des situations économiques insupportables et des conditions de vie inhumaines. Les nationalismes et la normalisation du militarisme sont en hausse face à la combinaison de migrations de masse, d’attaques terroristes et de la guerre. Nous nous opposons fermement à ce processus et nous luttons pour un monde sans frontières et sans États.


Les États utilisent la guerre sur leur propre territoire en désignant un « ennemi intérieur » qui doit alors être réprimé, et ils mettent en œuvre l’état d’urgence et des lois d’exception. En fait, cela sert surtout à attaquer les mouvements sociaux et les libertés des peuples. Cette situation est également utilisée pour renforcer les mesures d’austérité.


Nous luttons contre la violence religieuse et étatique. Nous ne acceptons pas les appels à « l’unité nationale » au nom de la guerre contre le terrorisme. Nous savons qui sont nos ennemis : le nationalisme, le fondamentalisme religieux, l’oppression capitaliste, le militarisme, le racisme et l’État.


Dans cette situation, nous offrons notre soutien à toutes les victimes de la violence des États et de la religion dans le monde entier. Nous appelons les populations à résister à la propagande xénophobe et à construire de nouvelles formes de solidarité contre les guerres dans lesquelles les États veulent nous jeter.

 

CRIFA, Milan, 28-29 novembre 2015

 

Communiqué

Communiqué de la Fédération anarchiste

publié le : 16-11-2015 par gestion du site

Vendredi 13 novembre, au fil des événements, l’inquiétude grandissante a peu à peu laissé la place à la consternation la plus profonde et à la colère face au bilan sans cesse plus lourd des attentats qui ont eu lieu à Paris : un bain de sang inutile, atroce, nauséabond, rappelant les pires exactions dont l’humanité sait malheureusement se montrer capable.


Les adhérent.e.s et sympathisant.e.s de la Fédération anarchiste sont révolté.e.s contre ces actes de la barbarie. Nous adressons toute notre sympathie aux personnes qui ont subi ces violences, à leurs familles, à leurs ami.e.s, à ceux et celles qui y sont resté.e.s et à celles et ceux qui ont heureusement sauvé leur peau.


Des assassins intoxiqués par une idéologie délirante ont fait régner la terreur à Paris comme ils la font régner au Moyen-orient et en Afrique. Ils peuvent se réclamer d’un dieu ou de la souffrance des populations en Syrie, en Palestine ou ailleurs. Ils ne sont que des meurtriers qui tentent dérisoirement de donner une justification à leurs actes. Ils n’en ont aucune.


Nous rejetons tout autant les tentatives d’amalgames qui n’ont pas manqué d’apparaître. L’essentiel de ce que l’on catégorise comme des populations musulmanes, sont des individus comme les autres : certains pratiquants, d’autres seulement croyants, d’autres encore athées, tous voulant simplement vivre en paix. Nous en avons tous et toutes le droit légitime.


Nous ne cautionnerons pas davantage les accents guerriers que ces exactions ont instantanément suscitées. L’état d’urgence en France, la tentation de soutenir Bacher El-Assad, de redoubler les bombardements sur des objectifs soi-disant ciblés mais qui font toujours plus de victimes parmi des populations civiles prises en otage, déplacées, dépecées. La guerre engendre toujours la guerre.


Nous veillerons enfin à la mesure de nos moyens à ce que les migrant.e.s ne subissent pas les conséquences des exactions commises par ces fous de dieu qu’ils et elles ont fuis en quittant leur pays dans des conditions extrêmes. C’est la solidarité sans faille de tous ceux et celles qui subissent l’oppression, qui permet l’émancipation.


Ni dieu, ni maître !
Fédération Anarchiste

International

Contre la répression étatique et l’obscurantisme religieux

publié le : 15-11-2015 par Secrétariat aux relations internationales

La Fédération anarchiste se positionne contre l’arnaque écologiste COP21, organisée par ceux-là même qui sont responsables de tous les problèmes environnementaux à l’échelle mondiale, et contre l’obscurantisme religieux de l’État islamique et ses attaques visant la population, en France comme ailleurs.

 

Aujourd’hui plus que jamais la liberté est attaquée par l’État et l’obscurantisme religieux.

 

Pendant que l’État français organise la répression contre les anti-capitalistes et libertaires qui veulent se rendre à Paris pour la COP21, il collabore avec des régimes islamistes comme les États turc, iranien et saoudien, et donc contre les populations kurdes qui se trouvent en première ligne contre l’État islamique.

 

Suite aux attentats terroristes du 13 novembre 2015 revendiqués par l’État islamique, l’État français, qui est en guerre en Syrie, mais aussi au Niger, au Mali, au Tchad, vient de déclarer l’état d’urgence dans toute la France, lui permettant de violer les libertés publiques. Pendant la COP21, à la fermeture des frontières déjà prévue, risque de s’ajouter la répression contre les actions anticapitalistes. Les plans Vigipirate ont démontré leur inutilité et l’état d’urgence ne sera pas plus efficace. Tout cela profitera essentiellement aux islamistes et aux fascistes de toutes sortes, ravis d’assister à la militarisation et polarisation de la société française, et à la dégradation des libertés individuelles.

 

Au fond du problème, depuis plusieurs années, la misère, le racisme et la stigmatisation des Français d’origine étrangère, notamment en banlieue, a entraîné la radicalisation de centaines de jeunes qui sont partis faire le jihad en Syrie et en Iraq, ou qui viennent de commettre les attentats qui ont coûté la vie à plus de 128 personnes innocentes. Dans ces lieux où la misère est la plus forte, la manipulation par des islamistes radicalisés est facilitée par l’absence d’organisations ouvrant une perspective collective émancipatrice.

 

Tant que l’État français continuera de collaborer hypocritement avec des États théocratiques, tant qu’il stigmatisera la jeunesse française d’origine étrangère ou de confession musulmane, tant qu’il donnera des leçons moralisatrices sur l’écologie tout en poursuivant sa campagne impérialiste en Afrique pour protéger les mines d’uranium d’Areva, le terrorisme fondamentaliste et étatique continuera.

 

Contre l’État et l’obscurantisme, organisons la résistance sociale et libertaire !

 

Secrétariat des Relations Internationales - Fédération anarchiste

 

 

International

Lettre à nos compagnons de l’IFA et en particulier à la Fédération anarchiste française en solidarité devant les attentats en France.

publié le : 14-11-2015 par Secrétariat aux relations internationales

Le 13 novembre 2015, plus de 150 personnes ont perdu la vie et des dizaines ont été blessées dans 7 quartiers différents de Paris à la suite d’attaques coordonnées par ISIS avec des bombes et des fusils.

 

Face aux attentats subis dans la ville de Paris, La Ligue anarchiste affirme que la guerre entre les États, les grandes firmes, les religions, ne sert pas le peuple travailleur en Syrie ou en France, au Brésil ou en Ukraine en Angola ou aux États-Unis d’Amérique du Nord. Cette guerre tire profit de nos morts et de notre travail.

 

Nous sommes confrontés à une guerre pour le pouvoir et le profit, où les États, les grandes firmes et les religions utilisent la terreur pour dominer, conquérir et exploiter.

 

Contre le terrorisme des États, des grandes firmes et des religions nous exprimons notre solidarité afin que nous restions ensemble et que soit détruite la peur, détruits les Etats qui nous oppriment, le capitalisme nous exploite et les religions qui abrutissent humanité.

 

Nos sentiments, notre résistance et notre force sont avec les camarades travailleurs et travailleuses, avec le peuple de France et de Syrie.

 

 Vos guerres, nos morts. Détruire le fascisme.

 

Construire le fédéralisme anarchiste.

 

 

 

 Salutations anarchistes.

 

 Liga Anarquista de Rio de Janeiro

 

International

La douleur vous vivez est notre douleur, la rage que vous ressentez est notre rage

publié le : 14-11-2015 par Secrétariat aux relations internationales



Le 13 Novembre,
des attaques armées coordonnées par ISIS [DAESH] ont tué plus de 150 personnes et en ont blessé des dizaines dans 7 quartiers différents de Paris. ISIS poursuit ses meurtres en dehors des régions du Moyen-Orient et de l’Anatolie. Le massacre qui a eu lieu à Paris montre clairement que la terreur ISIS ne connaît pas de frontière.

Nous
ressentons profondément le massacre de Paris et partageons votre tristesse. Nous avons vécu et vivons encore sous les attaques d’ISIS soutenues par l’État. De Sengal à Kobane, du Pirsus (Suruç) à Ankara, nous avons perdu beaucoup de camarades et amis. Nous sommes conscients du fait que les massacres visent à créer la peur, la méfiance et la solitude. Notre douleur est grande et augmente chaque jour. Dans ces périodes, nous devons développer la solidarité contre les meurtriers qui veulent nous enterrer sous la peur, la solitude et l’isolement.

Nous
assistons déjà aux prises de positions simultanées de l’État français et d’autres États visant à orienter le processus. Ces mêmes stratégies sont en cours dans notre région sous le nom de « lutte contre la terreur ». Dans ce climat de méfiance, la panique s’invite, orchestrée par les appareils idéologiques de l’État; l’oppression des révolutionnaires et la restriction des libertés seront bientôt légitimées politiquement, ainsi que le discours raciste toujours croissant. Les États profitent de ces périodes de confusions pour imposer leurs politiques d’intérêts, économiques et sociaux.

Nous comprenons la situation
que subit et va subir la population vivant en France. Nous savons la difficulté de faire face à la fois à douleur et aux mobilisations fascistes entretenues par un discours d’État. Nous soulignons que, même avec ces difficultés, la lutte contre la peur, l’État et le fascisme doit être menée.

La douleur vous vivez est notre douleur, la rage que vous ressentez est notre rage, votre combat est notre combat !


Devrimci Anar?ist Faaliyet (Action Révolutionnaire Anarchiste, Turquie) - DAF

 

International

L’Etat théocratique iranien de nouveau fréquentable ?

publié le : 08-11-2015 par gestion du site

 

Le Président de la république islamique d’Iran sera en France le 16 novembre 2015. Sa visite se fera après le compromis sur le dossier nucléaire avec les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU et l’Allemagne.

L’Etat théocratique iranien est redevenu fréquentable parce qu’il a reculé sur le dossier nucléaire ou bien parce qu’il a soudainement changé de nature ?

Depuis sa fondation en 1979, le bilan de l’État islamique iranien est néfaste.

Pour la période récente, au mois de "mehr" (23 septembre au 22 octobre), au moins 32 personnes ont été exécutées dans huit villes, dont trois pendaisons publiques. La plus barbare fut celle de Fatima Salebhi, accusée du meurtre de son mari alors qu’elle n’avait que 17 ans.

Ce mois de mehr, début de l’année scolaire, on a refusé de scolariser plus de 400 000 enfants à cause de leur origine afghane. Plus de 2 millions d’Afghans vivent et travaillent en Iran alors que l’État islamique les prive des droits les plus élémentaires et les expulsent. Le rêve de partis fascistes comme le Front national est devenu réalité en Iran sous le règne des mollahs. 

Les femmes, réprimées par la misogynie propre à tout État théocratique, ont payé un lourd tribut pour leur liberté la plus élémentaire. On a refusé un passeport à une athlète qui voulait sortir du pays participer à un événement sportif international. Une chanteuse a été arrêtée probablement parce que les femmes n’ont pas le droit de chanter en islam. Un député de l’Assemblée islamique (le parlement iranien) a demandé le durcissement des conditions de voyage à l’étranger pour les femmes qui doivent avoir l’autorisation du père, du mari ou à défaut d’un autre membre masculin de la famille. Le "ministère de la culture et de la guidance islamique" qui s’occupe principalement de la censure de toute œuvre littéraire, artistique etc. a donné un sévère avertissement à deux actrices qui ont osé mettre en ligne leurs photos sans voile islamique. L’État islamique iranien ne reconnaît pas toutes les religions, les baha’ïs sont particulièrement visés. Trois d’entre eux ont été condamnés pour leur appartenance religieuse à Gorgan, deux autres embastillés à Yazd, les terres d’un paysan baha’ï confisquées à Semnan.   

L’interdiction des syndicats indépendants empêche les travailleurs de s’organiser pour se défendre face à un patronat qui fait ce qu’il veut. Les lieux de travail sont un véritable cimetière pour les ouvriers, onze y ont péri ce mois. Shahrokh Zamani, 51 ans, ouvrier peintre en bâtiment condamné pour ses activités syndicales est mort en prison le 13/09/2015.

L’Etat islamique met la pression sur les enseignant(es) qui ont repris ces derniers mois le chemin de la lutte. Ramin Zandnia, membre du Centre syndical des enseignants, non reconnu par le gouvernement, a été arrêté par la police politique avec d’autres membres de sa famille.

La venue de Rouhani en France se fera alors que le Medef a organisé le voyage de 130 patrons français en Iran fin septembre 2015. Au retour, ils étaient aux anges, un marché de 78 millions d’habitants les attendait là-bas ! Comme ils ont trouvé une porte ouverte en Iran, ils ont sûrement demandé à leur receveur d’ordre, le président français, de faire le nécessaire. En régime capitaliste, on peut ignorer les droits les plus élémentaires des femmes et des hommes, mais on ne peut envoyer aux oubliettes un marché aussi grand que celui d’Iran. Voilà pourquoi le président d’un État démocratique recevra le président d’un État théocratique, élu dans une mascarade électorale. Les États, qu’ils soient démocratiques ou totalitaires, existent pour que les patrons (les 1%) puissent plus facilement exploiter les autres (les 99%).

Les femmes et hommes épris(es) de liberté et d’égalité ne peuvent donc compter que sur elles-mêmes et eux-mêmes pour mener le combat sur le long chemin de l’émancipation. Les anarchistes et libertaires seront toujours à leur côté, qu’elles et qu’ils soient ici en France, là-bas en Iran ou partout dans le monde.
 
Relations Internationales de la Fédération anarchiste
Paris – le 08/11/2015

International

Athènes. Soutien aux réfugié.e.s

publié le : 31-10-2015 par Secrétariat aux relations internationales

COMMUNIQUÉ DE PRESSE DE «NOTARA 26 » - OCCUPATION DU LOGEMENT POUR LES REFUGIÉS/IMMIGRANTS, APRÈS UN MOIS DE  FONCTIONNEMENT

Le 25 Septembre (il y a environ un mois) nous avons procédé à l’occupation de l’immeuble situé au numéro 26 de la rue Notara (au quartier d’Exarcheia à Athènes) avec l’objectif de le transformer en une occupation du logement pour les réfugiés et les immigrants. Selon des circonstances actuelles, vraiment exigeantes et impitoyables, avec des milliers de réfugiés noyés dans la mer Méditerranée et entassés dans les ports des îles et les places des villes, nous avons voulu de cette manière tracer une voie, à travers laquelle les liens sociaux de solidarité pourraient se concrétiser ici et maintenant. L’Occupation de Notara 26 a été envisagée, dès le début comme un mode de réalisation des principes de la solidarité en action et un lieu d’expérimentation politique d’en bas.

Après un mois, un immeuble de six étages abandonné a été converti en une structure de logement auto-organisée et auto-gérée qui -jusqu’à présent- a fourni un hébergement à court terme pour environ 800 réfugiés. Les espaces vides ont été transformés en chambres à coucher, salle à manger, cuisine, cabinet médical, centre de collecte des matériaux, aire de jeux et tout cela grâce à la participation d’innombrables personnes dont on rencontre rarement le dévouement et le travail collectif dans de telles
tentatives.

Néanmoins, nous croyons que l’expérience la plus importante et l’innovation est que, à travers ce processus nous avons été en mesure de surmonter la rhétorique facile et littéraire et  de s’engager au cœur de la question : apprécier le sens et la difficulté, ce qui consiste de passer de la dénonciation fataliste à  la proposition de la politique créative (un exemple concret de ce qui peut être fait).

Dans ce contexte, nous avons l’intention d’aller au-delà de la simple gestion de la situation existante et de donner un sens positif à notre initiative. Donc, le point crucial suivant est notre participation, aux côtés d’autres initiatives de solidarité en Grèce entière, à la mobilisation contre la Barrière d’ Evros (31/10).  Quelle place plus appropriée pour nous tous de se rencontrer et de déployer la force de notre expérience de vie, que là où les champs de mines et les fils de fer barbelés construisent la politique de la mort ?

Pour terminer, nous invitons tout le monde à accompagner et soutenir le projet de l’Occupation Notara 26, en participant à son assemblée ouverte, chaque mardi et samedi à 20 heures.

Frontières ouvertes - libre circulation pour tous.
Contre l’Europe-Forteresse.
Légalisation - citoyenneté - droit d’asile vers des souhaits de quiconque
Contre le racisme et la xénophobie.
Détruisons la Barrière à Evros


POUR QUE LE VOYAGE DES REFUGIÉS À LA SURVIE
DEVIENNE LE VOYAGE DE L’HUMANITÉ À LA LIBERTÉ

Radio Libertaire

Les nuits anti COP21

publié le : 03-11-2015 par Administration Radio Libertaire

chaque mardi de 00h30 jusqu’à 8h30 le lendemain 

89.4 FM en RP et/ou en direct sur le site en cliquant sur le signet à gauche "écoute en direct"

 

Du 28 Novembre au 12 Décembre, 195 chefs d’État, et un nombre incalculable d’industriels se réuniront pour décider de mesures inutiles afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre.  Ceux qui ont pollué seraient encore ceux qui décideraient de l’avenir de la planète?! Parce que nous pensons que la sortie du système capitaliste est la seule alternative sérieuse, et parce que la quasi totalité des autres media serviront la soupe à cette occasion, Radio Anticop21 sera accueillie sur les ondes amies de Radio Libertaire, pour informer, partager, et parler d’autres alternatives pour un avenir possible pour notre planète. Débats, infos, reportages, dès à présent jusqu’à la mi décembre.

Radio Libertaire

3e édition de la foire au livre anarchiste de Marseille

publié le : 03-11-2015 par Administration Radio Libertaire

Samedi 7 Novembre de 15h30 à 20h30

89.4 FM en RP et/ou en direct sur le site  sur le signet à gauche "écoute en direct"

 
 

A l’occasion de la 3e édition de la foire au livre anarchiste de Marseille organisée par le CIRA, Radio Libertaire retransmettra l’évènement en direct.

 

- 16h - L’anarchisme à Marseille : une origine oubliée

Thierry Bertrand parlera de l’antimilitarisme, Nicolas Viant présentera la Bourse du Travail et PROMEMO établira les liens entre mouvement ouvrier et mouvement anarchiste avec Bernard Régaudiat (pour une approche départementale) et Gérard Leidet (pour une approche (inter)nationale).

 

- 18h - Actualité des pratiques libertaires dans les luttes contre les projets inutiles

avec la participation de Tomàs Ibàñez (pour une introduction générale) et d’acteurs des luttes de Sivens, Notre-Dame-des-Landes, No TAV et No THT 05. 

 

 

Communiqué

Agression contre une librairie de la Fédération anarchiste

publié le : 21-10-2015 par gestion du site

 

Aujourd’hui c’est nous, mais demain... ?

Dans la nuit du 17 au 18 octobre 2015, vers 2h du matin, un groupe de cinq personnes, identifiées comme appartenant à la mouvance fasciste locale, a attaqué la librairie L’Autodidacte (5 rue Marulaz, à Besançon). Ce lieu est un espace de rencontres et de débats ouvert à l’ensemble du mouvement libertaire de la ville. C’est aussi la librairie du groupe Proudhon de la Fédération anarchiste.
Depuis des années, cet espace culturel et politique reste ouvert sur le quartier et abrite des projets ou des structures (syndicat, Amap, associations...) qui se veulent des alternatives au capitalisme. La librairie alimente la vie locale avec des débats, des concerts, des projections. C’est un outil de culture, populaire, alternative, combative et libertaire. Et c’est pour cette raison que les partisans de l’ordre ultra-autoritaire s’en sont pris à cet outil d’émancipation sociale.
Les volets de protection et la porte vitrée ont été cassés, les agresseurs n’ont pas eu le temps de s’en prendre à l’intérieur de la librairie. La haine des assaillants a été courageusement stoppée par des personnes qui participaient à des rencontres d’Alternatiba et qui se sont interposées. Nous les en remercions.

Cette réaction est exactement ce qui doit nous guider. Lorsque les post-fascistes et leurs avatars s’en prennent à l’un-e d’entre nous, nous devons répondre collectivement sans attendre. C’est une forme d’autodéfense antifasciste qui doit devenir la règle, dans l’objectif de renvoyer les nostalgiques d’une « France de race blanche » aux poubelles de l’histoire. Les outils de la présence militante dans la rue, dans le mouvement social, le débat d’idées, la culture... sont autant de moyens pour ne pas laisser la violence brune s’imposer.

La police a interpellé deux des assaillants. Pour le moment, nous appelons le mouvement social à la vigilance, et suggérons l’entraide et la solidarité comme moyens d’autodéfense.

La Fédération anarchiste salue ses camarades de la Librairie l’Autodidacte de Besançon et les assure de son soutien le plus entier.

Paris le 19 octobre 2015

 

Communiqué

Air France : les habits neufs de l’empereur

publié le : 21-10-2015 par gestion du site

 

À Air France on annonce 2 900 suppressions d’emplois (300 pilotes, 900 hôtesses et stewards, 1 700 personnels au sol), 5 000 disparaîtraient après les élections de 2017. Une provocation.
 

Depuis la nomination de Xavier Broseta au poste de DRH en 2012, 5 500 postes ont déjà été supprimés afin d’augmenter la « productivité », ce qui a entraîné une hausse de 11 % des accidents du travail et met en danger les passagers et le personnel navigant. Ajoutons que les salaires sont bloqués depuis 4 ans.
 

Les images ont tournées en boucle. À 9h30, le lundi 5 octobre, le Comité central d’entreprise (CCE) débute. À 10h30 un cortège de manifestants rassemblant toutes les catégories de personnel solidaires et unies se tient devant le siège d’Air France. Le PDG Frédéric Gagey et le secrétaire de la CGC fuient par une porte dérobée. À 10h45, devant l’indifférence, les manifestants investissent le CCE en réclamant la démission du PDG d’Air France-KLM, Alexandre Juniac.
 

« On nous dit qu’il faut être transparents avec les clients mais vous est-ce que vous êtes transparents avec nous ? » interpelle une hôtesse avant d’ajouter : « On est pas venu chercher le conflit Messieurs, on est pas venu pour être violents, on est pas venu pour vous manquer de respect » mais pour « avoir le sentiment, l’impression d’être pris en considération, juste ça. Mais même ça vous ne pouvez pas nous le donner ! » La colère monte. Le DRH Xavier Broseta s’enfuit torse nu après s’être fait arracher sa chemise. La liquette de Pierre Plissonnier, numéro deux du long-courrier de la compagnie et son DRH à Roissy est aussi malmenée.
 

Va se déployer un concert de réactions politiques et syndicales autour du thème de la violence. La CFDT, fidèle « partenaire social », « condamne sans réserve et avec la plus grande fermeté les violences indignes ». Mais que dire du secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly, déplorant les violences et rappelant que « c’est la négociation qui doit l’emporter », ou du secrétaire général adjoint de la CGT-Air France prévenant préalablement la direction afin qu’elle mette plus de vigiles, alors que certains de leurs militants ont emmené des morceaux de liquette en trophée !
 

Choc ! Horreur ! On a essayé de mettre le roi à nu. Mais qui est le roi ? : l’État (actionnaire à 17 %) et le Capital qui contrôlent la compagnie. Qu’est-ce qu’une chemise quand on supprime 2900 emplois ? Deux dirigeants, deux chefs dont le torse a été mis à nu sont ainsi ramenés à leur simple condition d’hommes par des travailleurs, des femmes et des hommes qu’ils « gèrent » en tant que « ressource ». Où est la véritable humiliation ? Les salariés d’Air France ont esquissé un geste dans la seule direction qui puisse apporter une transformation réelle de la société : l’action directe, la rupture de la paix sociale sans s’en remettre aux élites et dirigeants, quels qu’ils soient.
 

La Fédération anarchiste soutient l’ensemble des salariés en lutte contre la férocité de ceux qui les dirigent. Elle appelle à la solidarité face à la répression qui risque de s’ensuivre et souhaite une riposte massive des travailleurs.

 

 

Vers la grève générale ! Préparons la riposte sociale et syndicale !

 

Les Éditions du Monde Libertaire

publié le : 03-10-2015 par Éditions du Monde Libertaire

 

Enjeux libertaires pour le XXIe siècle par un anarchiste néophyte

Par Philippe Corcuff

Paris, Éditions du Monde libertaire, 296 p., 14 euros

 

 

Un livre de philosophie politique anarchiste et pragmatiste

 


 

Sommaire

 

Introduction : Méthodologie pragmatique pour un anarchisme pragmatiste

 

Partie I : Le travail de la critique

1 – Autobiographie critique d’un anarchiste néophyte : parcours et errements d’un militant

2 – De la diabolisation des médias (Adorno, Debord, Chomsky, etc.) à une critique pragmatiquement radicale

3 – Questionnements écologistes, décroissance et pluralisme libertaire

4 - Questions de/à l’altermondialiste John Holloway

5 - Questions du/au « postanarchisme » de Michel Onfray

6 – Qui/quoi est responsable de la panade actuelle : la société, les autres ou moi ?

 

Partie II : Exploration de sentiers libertaires hérétiques

7 – Liberté et égalité : Bakounine rééquilibré par Proudhon

8 - Marx et les anarchistes : résonances partielles, liaisons iconoclastes, tensions

9 - Éclats libertaires hors de l’anarchisme : interférences entre Rosa Luxemburg, John Dewey et André Gorz

10 – Critique sociale, capitalisme, individualités et individualisme

11 - Apports de Michel Foucault à la boîte à outils libertaire

12 – La double hypothèse d’un anarchisme pragmatiste et d’une social-démocratie libertaire

 

En guise d’ouverture : Actualité d’une Fédération Anarchiste

 

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International

Liberté de circulation et d’installation. Personne n’est illégal.

publié le : 23-09-2015 par Secrétariat aux relations internationales

 

La crise aiguë que nous traversons est due en partie au fait que la question des migrations (notamment des pays du Sud et de l’Europe de l’Est vers l’Europe occidentale) est traitée comme un problème. 

Les gouvernements successifs n’ont eu de cesse de limiter l’accès au statut de réfugié-e-s et aux procédures de naturalisation. 

La chasse aux sans-papiers est l’axe principal de leur politique migratoire, influencés qu’ils sont par les extrême-droites européennes et la peur de ne pas être réélus. 

Ainsi donc, la réponse de la plupart des pays d’Europe face à ces flux de réfugié-e-s, c’est de construire des murs de la honte, de gazer, de frapper, d’enfermer des hommes, des femmes, des enfants. Trop rarement, il est envisagé des solutions humanistes d’accueil, d’espaces de transit. Non, les migrant-e-s sont parqué-e-s dans des centres de rétention, véritables prisons aux conditions dégradantes. 

Les migrant-e-s sont traité-e-s comme des délinquant-e-s, coupables a priori d’on ne sait quel crime, si ce n’est celui de vouloir vivre une vie digne et en paix. Car ce qu’ils fuient, c’est d’abord la misère, les conséquences du dérèglement climatique, l’oppression et la guerre. 

 

Combattre les guerres et l’armée 

Nous pouvons aussi être solidaires des déplacé-e-s en pointant ce qui est aux origines de leurs problèmes.

Les réfugié-e-s sont victimes des politiques des États de leurs propres régions mais aussi des politiques des États occidentaux, comme la France, qui a soutenu des dictatures, et des États-Unis ou de la Russie. 

Ils paient également le prix fort des commerces d’armes qui, au gré des conflits, changent de mains et se retournent massivement contre les civils. Ainsi la France a-t-elle vendu des armes en Syrie au gouvernement de Bachar El-Assad mais aussi à ses opposants. 

François Hollande envoie l’armée en Afrique, en Irak,… puis s’étonne que cela suscite des colères sous forme de terrorisme et entretient un climat de peur en France, qui sert à stigmatiser davantage les populations immigrées, ou supposées l’être, dans un amalgame entre étrangers, musulmans et terrorisme. 

Rappelons que les premières victimes de la barbarie islamiste sont les personnes vivant dans ces régions du monde : Moyen-Orient, Syrie, Irak, Libye, Maghreb, Afrique,… 

 

Combattre le capitalisme, la pauvreté et la barbarie religieuse 

Les autres sources des migrations découlent également de facteurs oppressifs identifiés. 

La pauvreté des pays du sud de l’hémisphère est un facteur décisif : les conséquences du colonialisme, passé ou actuel, des systèmes de corruption, du sous-développement… sont, entre autres, la famine et, tôt ou tard, l’exil. 

Les barbaries religieuses cherchent à contrôler les États – c’est leur but – et alimentent également les conflits. Des gens quittent leurs régions pour éviter la terreur, l’obscurantisme et les meurtres dictés par des mouvements religieux. 

D’ici à 2050, il y aura 250 millions de déplacés dans le monde, dont la moitié pour des raisons climatiques. 

L’organisation capitaliste du monde génère une crise écologique sans précédents et qui impacte des populations qui fuient. Et l’opinion publique sait tout cela. 

 

Accueillir, dans la dignité et pour l’égalité des droits 

Parce qu’aucun être humain n’est illégal sur cette planète, nous sommes opposés aux opinions et attitudes exprimant du mépris ou de la haine pour les gens qui sont contraints à l’exil.  

Nous ne distinguons pas les réfugié-e-s politiques des exilés économiques. Nous défendrons toujours les opprimé-e-s quelles que soient leur origine, leur couleur de peau ou leur religion contre les États qui les parquent, les groupes armés qui les chassent, contre les politiciens qui cultivent la haine, contre les groupes qui font le lit du racisme. 

Aujourd’hui, notre soutien doit aller vers les réfugié-e-s afin de les accueillir dans de bonnes conditions. C’est-à-dire sans les flics ! 

Il faut pouvoir les héberger, leur trouver de quoi s’installer et vivre dignement. Ne pas les parquer dans des cités miséreuses mais bien les accepter dans nos vies, dans nos quartiers, dans nos écoles. Et éviter qu’ils ne tombent entre les mains de patrons peu scrupuleux qui les exploiteraient. 

 

Nous défendons une vision internationaliste de solidarité et de lutte contre les oppressions. Notre résistance ici doit être globale et sincère. De cette résistance dépendra notre avenir commun : un avenir solidaire et ouvert ou bien un monde en guerre, refermé sur ses frontières. 

 

Nous revendiquons : 

  • la liberté de circulation des individus ;

  • le droit de vivre et de travailler dans le pays de son choix ; 

  • la fin des violences policières ; 

  • la fermeture des centres de rétention et l’arrêt des expulsions ;

  • l’accueil et la régularisation des réfugié-e-s qui en font la demande. 

 

Relations internationales de la Fédération anarchiste 

relations-internationales [at] federation-anarchiste.org

 

International

Centro Social Libertario en Cuba. Appel à donations.

publié le : 04-09-2015 par Secrétariat aux relations internationales

Après de nombreuses années, les frontières sont en train de s’ouvrir et les changements à Cuba annoncent de nouvelles possibilités et de nouveaux dangers pour la société cubaine. Il est donc essentiel de renforcer le travail de celles et ceux qui, à Cuba, défendent un regard critique, anticapitaliste et anti-autoritaire face au système-monde, ce système qui s’exprime chaque jour avec plus de clarté dans la vie nationale.

Après plus d’une décennie d’activisme social et politique au sein de l’Observatoire critique cubain, et cinq ans de travail au sein  de l’Atelier libertaire Alfredo López (TLAL), nous avons pu identifié la principale difficulté pour nos activités et pour l’expansion de notre interventionau niveau social, il s’agit de l’absence d’un local fixe qui nous permettrait de construire une communauté et de façonner notre identité de façon plus forte et plus durable.

 
Qui sommes-nous ?

Le TLAL est un collectif spécifiquement anarchiste, qui a maintenu une activité systématique au cours des dernières années, en radicalisant ses propositions et en maintenant un ancrage solide dans la société cubaine et dans ses communautés. Nous avons réussi dans un court laps de temps à organiser annuellement les Journées Printemps libertaires à La Havane, où nous cherchons à conjuguer la pensée et de l’action libertaire ou anarchiste sur l’île. Par ailleurs, nous publions un modeste un journal, ¡ Tierra Nueva !, avec lequel nous essayons, non sans quelques difficultés, de faire diffuser notre regard contestataire aux gens ordinaires. Ces gens qui forment une majoritéà Cuba et qui ne disposent pas d’accès à Internet. Nous essayons aussi de promouvoir l’idéal libertaire, anarcho-syndicaliste et naturiste, présent dans l’histoire du pays avant le triomphe insurrectionnel en 1959, et dont l’influence a été occultée dans les interstices du Cuba d’aujourd’hui.

En outre, l’un des principaux efforts au niveau organisationnel que nous avons fourni a été la création en mars de cette année, avec d’autres camarades de la région, de la Fédération anarchiste d’Amérique centrale et de Caraïbe, un réseau ayant un grand potentiel d’expansion et de développement.

Maintenir ce rythme dans l’organisation de nos projets et nos actions nécessite un espace physique où nous puissions converger, expérimenter des pratiques qui démontrent ce qu’est la solidarité, le coopérativisme, l’horizontalité, l’auto-organisation et l’autonomie.

 
Que cherchons-nous?

Compte tenu de l’impossibilité à Cuba de louer un espace, l’option que nous proposons est d’acheter un immeuble, une maison ou un appartement, afin de fonder notre Centre social libertaire et une Bibliothèque libertaire.

En plus d’être le siège permanent de l’Atelier libertaire Alfredo López, afin de célébrer des réunions de travail et d’autres activités, le local accueillera une Bibliothèque libertaire. Celle-ci réunira les matériaux que nous avons accumulés durant des années. Ils sont le produitde dons nationaux et internationaux, ou des achats personnels. Nous y inclurons tous types de publications physiques et digitales, autant des périodiques que des éditions uniques, des disques compacts (CD-ROM) et DVD, des films, des documents audio, etc. La priorité sera accordée aux documents reliés directement ou indirectement à l’anarchisme, mais seront également présentés d’autres sujets reliés aux luttes sociales à travers l’histoire, quel que soit le point de vue politique ou la région de création.

Par ailleurs, dans cet espace se dérouleront des actions propres à un Centre social : des conférences, des événements, des réunions, des repas collectifs, des présentations de textes, des fêtes, des vidéo-débats, des rencontres avec les visiteurs étrangers ou nationaux d’autres provinces, des concerts, des lectures, des expositions, des activités productives, entre autres.

 
De combien avons-nous besoin?

Pour l’achat du local, nous nécessitons un total de 12 000 euros. Toutefois, lors de notre récente visite en France (Paris, Toulouse) et en Espagne (Madrid, Móstoles, Séville), grâce à la solidarité des compagnons libertaires, nous avons recueilli près de 1000 euros. Voilà pourquoi, pour le présent crowdfunding, nous sollicitons vos contributions pour atteindre les 11 000 € (onze mille euros).
 

Pourquoi demandons-nous?

Parce que nous ne recevons aucun financement de l’État, des institutions gouvernementales, ou des ONG, nous ne voulons pas les recevoir, afin de garantir notre totale indépendance et ne pas être subordonnés à un quelconque programme de politique extérieure. Parfois, nous avons reçu des dons de groupes et d’individus liés à nos principes, de façon désintéressée et inconditionnelle. Nos pratiques ne génèrent aucun profit, bien au contraire. Il est également connu qu’avec le salaire moyen cubain (20 dollars par mois), il est impossible de couvrir le coût élevé d’un logement à Cuba, qu’aucun travailleur honnête, sans exploiter le travail des autres, ne peut se permettre.


Qui recevra le bénéfice direct du travail du Centre social libertaire et de la Bibliothèque libertaire ?

Tout d’abord, toutes celles et tous ceux qui font partie du TLAL, et qui travailleront sans aucune rémunération dans cet espace, y compris les gens qui y vivront directement, et qui prendront soin du local.

Hors du TLAL, c’est la communauté du quartier qui en recevrales bénéfices, étant donné que nous avons l’intention d’établir des liens avec celle-ci, et de mettre notre espace à leur disposition. Nous ne pensons pas qu’un projet de ce type puisse être coupé de son environnement immédiat et des personnes qui l’entourent.

Aussi les projets qui intègrent le réseau Observatoire critique, dans lequel nous restons engagés, auront un espace sûr dans ce local, afin de consolider davantage leur travail.

En outre, les étudiant.e.s et les personnes qui font de la recherche auront, principalement dans la Bibliothèque, une source unique et précieuse d’informations cubaines et internationales

Il va sans dire qu’auront leur place dans notre Centre tous les libertaires et anticapitalistes en visite sur l’île, ainsi que celles et ceux ayant besoin de solidarité,.

 
Ce que nous allons restituer aux contribuables ?

Nous n’avons beaucoup de matériaux à donner en retour, mais nous aurons notre gratitude et nos bonnes vibes. Bien sûr, les personnes ayant soutenu ce proje disposeront d’un espace dans notre local et d’un accès à tous les services du nouveau Centre.

En outre, si elles nous y autorisent, nous inclurons leurs emails sur notre liste de diffusion afin qu’elles puissent recevoir le journal libertaire cubain ¡ Tierra Nueva !

Pour celles et ceux qui voudront rendre public leur soutien, nous aurons une liste de remerciements sur notre site web contenant les noms de celles et ceux qui ont aidé à réaliser ce projet. Nous ferons parvenir à chaque personne un rapport détaillé sur l’utilisation que nous faisons des fonds collectés.

Votre collaboration est essentielle, si nous voulons promouvoir l’idéal libertaire et anticapitaliste à Cuba et dans la Caraïbe.

 

Comment verser ?

  • par virement bancaire :
    A : Société d’entraide libertaire (SEL)
    IBAN : FR76 1027 8085 9000 0205 7210 175
    BIC : CMCIFR2A

  • par chèque :
    A l’ordre de SEL, mention “Cuba” au dos, à expédier à
    SEL / CESL, BP 121,
    25014 Besançon Cedex

International

LIBERTÉ POUR ALEXANDR KOLTCHENKO, ANTIFASCISTE DE CRIMÉE, KIDNAPPÉ ET EMPRISONNÉ PAR L’ETAT RUSSE

publié le : 10-04-2015 par Secrétariat aux relations internationales

Depuis plusieurs années, A. Koltchenko est connu en Crimée pour ses engagements antifascistes, syndicaux, anarchistes, écologistes. Ayant diffusé un film sur l’assassinat de la journaliste indépendante criméenne Anastasia Baburova, à Moscou en 2009, il avait déjà été attaqué au couteau par une bande fasciste. Il a poursuivi ses activités militantes en faveur des droits humains et a ainsi participé, dans le camp clairement antifasciste, aux manifestations de la Place Maïdan qui ont abouti à chasser le président ukrainien Ianoukovytch, dont le clan pillait les richesses et exploitait la population de ce pays.

 

Lors de l’intervention militaire russe en Crimée, Alexandr Koltchenko a organisé des manifestations pacifiques de protestation contre l’occupation militaire, qui a faussé le référendum, aux côtés de citoyens et citoyennes tatar-es, ukrainien-nes ou russes. Quelques jours avant une de ces manifestations, la police politique russe (F.S.B.) a enlevé plusieurs des organisateurs de ces résistances populaires ; ce fut le cas d’A. Koltchenko, le 16 mai 2014.

 

Avec trois autres personnes ainsi kidnappées, il a été accusé notamment « d’organisation d’un groupe terroriste lié à l’extrême-droite ukrainienne ». S’en suit une litanie d’accusations délirantes : Koltchenko est accusé d’avoir planifié des explosions près de la statue de Lénine à Simféropol les 8 et 9 mai, saboté des voies ferrées et des lignes électriques, tenté d’incendier les locaux de l’Unité Russe et de la Communauté russe de Crimée le 14 avril, et ceux de Russie Unie le 18 avril !

 

Alexandr Koltchenko est un antifasciste que la police politique tente de faire passer pour un fasciste.

 

Alexandr Koltchenko est un homme qui se considère comme citoyen ukrainien et que la police politique russe veut juger en tant que russe. Ilest enfermé dans des conditions draconiennes, ses avocats sont privés des droits élémentaires d’une défense digne de ce nom, et il est sous la menace de 15 ans de camp de travail.

 

A. Koltchenko est étudiant et militant syndical ; il travaillait aussi comme postier, en parallèle de ses études. Il défend activement, par sa pratique, le droit de s’organiser librement, le droit de créer et faire vivre des organisations associatives, syndicales, écologistes ou politiques.

 

- Il fait partie des hommes et des femmes qui luttent contre l’extrême-droite, qu’elle soit ukrainienne, russe ou autre.

 

- Parce qu’il lutte contre la corruption et pour l’égalité des droits entre tous et toutes, A. Koltchenko, est la cible des clans oligarchiques, en Russie, en Ukraine.

 

- A. Koltchenko milite pour le droit de chaque peuple à décider de son avenir.

 

La situation d’A. Koltchenko est emblématique de la répression exercée dans cette région du monde. Mais son cas est loin d’être le seul. A travers A. Koltchenko, ce sont les libertés démocratiques de tous et toutes que nous défendons. Notre démarche, comme celle d’A. Koltchenko, s’oppose donc à celles et ceux qui veulent restreindre ces libertés.

 

Pour la libération immédiate d’Alexandr Koltchenko et pour les libertés démocratiques dans tous les pays, nos organisations associatives, syndicales et politiques appellent à manifester devant les ambassades de Russie et d’Ukraine, le samedi 11 avril à 15 heures. Devant l’ambassade de Russie, pour dénoncer l’enlèvement et la détention d’A. Koltchenko et exiger sa libération immédiate ; devant l’ambassade d’Ukraine pour que son gouvernement revendique explicitement la libération d’Alexandr Koltchenko.

 

 Premières organisations signataires : Ligue des Droits de l’Homme, Fédération Internationale des ligues des Droits de l’Homme, Groupe de résistance aux répressions en Russie, Ukraine Action, Action antifasciste Paris-Banlieue, CEDETIM – Initiatives Pour un Autre Monde – Assemblée Européenne des Citoyens, Collectif Antifasciste Paris Banlieue,Union syndicale Solidaires, CNT-f, CNT-SO, Emancipation, FSU, FSU 03, CGT Correcteurs, Sud éducation, Alternative Libertaire, Ensemble ! (membre du Front de gauche), L’insurgé, NPA, Fédération Anarchiste

International

Liberté pour Alexandr Koltchenko et Oleg Sentsov, activistes de Crimée, kidnappés et emprisonnés par l’État russe !

publié le : 25-08-2015 par Secrétariat aux relations internationales

 

 

L’État russe vient de condamner Alexandr Koltchenko à 10 ans d’emprisonnement et Oleg Sentsov à 20 ans de la même peine. L’accusation de « terrorisme » qui a servi à couvrir cette ignoble décision d’un tribunal qui exécute les ordres du pouvoir politique russe n’a aucun fondement.

 

Depuis plusieurs mois, nos organisations ont lancé une campagne pour informer de la situation faite notamment à A. Koltchenko, connu en Crimée pour ses engagements antifascistes, syndicaux, anarchistes, écologistes. Nous soutenons bien entendu aussi le cinéaste O. Sentsov et toutes celles et tous ceux qui sont victimes de la répression du régime de Poutine.

 

Alexandr Koltchenko et Oleg Sentsov sont condamnés à des années de camps de travail parce qu’ils luttent contre l’oppression exercée par l’Etat russe ; tant sur le territoire russe qu’en Crimée, celle-ci est inadmissible et nous saluons celles et ceux qui résistent.

 

A. Koltchenko est étudiant et militant syndical ; il travaillait aussi comme postier, en parallèle de ses études. Il défend activement, par sa pratique, le droit de s’organiser librement, le droit de créer et faire vivre des organisations associatives, syndicales, écologistes ou politiques.

 

Il fait partie des hommes et des femmes qui luttent contre l’extrême droite, qu’elle soit ukrainienne, russe ou autre.

 

Parce qu’il lutte contre la corruption et pour l’égalité des droits entre tous et toutes, A. Koltchenko, est la cible des clans oligarchiques, en Russie, en Ukraine.

 

A. Koltchenko milite pour le droit de chaque peuple à décider de son avenir.

 

A travers A. Koltchenko, ce sont les libertés démocratiques de tous et toutes que nous défendons. Notre démarche, comme celle d’A. Koltchenko, s’oppose donc à celles et ceux qui veulent restreindre ces libertés. Nous exigeons la libération d’A. Koltchenko et du cinéaste ukrainien O. Sentsov.

 

Pour la libération immédiate d’Alexandr Koltchenko, d’Oleg Sentsov et pour les libertés démocratiques dans tous les pays, nous appelons à amplifier la solidarité internationale afin de dénoncer leur enlèvement et leur détention par les autorités russes, exiger leur libération immédiate, et pour que le gouvernement ukrainien revendique explicitement leur libération.

 

Nos organisations se réuniront prochainement pour décider des nouvelles actions à mener en France, pour obtenir la libération des prisonnier-es politiques de l’Etat russe ; nous sommes en lien avec des mouvements de nombreux autres pays : c’est une campagne internationale que nous menons, pour la liberté de nos camarades et contre le terrorisme d’Etat du pouvoir politique russe.

 

25 août 2015

 

Organisations signataires : Ligue des Droits de l’Homme, Fédération Internationale des ligues des Droits de l’Homme, Groupe de résistance aux répressions en Russie, Ukraine Action, Russie-Libertés, CEDETIM - Initiatives Pour un Autre Monde - Assemblée Européenne des Citoyens, Action antifasciste Paris-Banlieue, Collectif Antifasciste Paris Banlieue, Mémorial 98, Union syndicale Solidaires, CNT-f, CNT-SO, Emancipation, FSU, FSU 03, CGT Correcteurs, SUD éducation, SUD-PTT, Alternative Libertaire, Ensemble ! (membre du Front de gauche), L’Insurgé, NPA, Fédération Anarchiste, Critique sociale.

Les Éditions du Monde Libertaire

Anarchisme et cause animale

publié le : 29-08-2015 par Éditions du Monde Libertaire

 

Ouvrage des textes d’anarchistes sur place des animaux :

 

Il y a chez Proudhon, Bakounine, Reclus et Kropotkine un vrai  fil conducteur, au-delà de quelques différences (Reclus et Kropotkine intégrant la théorie darwinienne). Ils reconnaissent une continuité entre l’homme et l’animal, ils postulent une possibilité qu’il y ait une nouvelle espèce supérieure à l’homme dans l’évolution ou même que l’homme évolue mais que 1/ ce n’est pas leur problème, ni le problème de l’humanité 2/ l’homme est animal et plus qu’animal, par différence non de nature mais de degré : l’homme est supérieur mais non tyran. Ils n’approchent pas la question par la "raison" ou par la "souffrance", thèmes qui sont des impasses pour eux, mais par le projet sociétaire.

 

 

 

 

                                              

Dimensions: 14x21

Prix: 9 euros

 

 

Communiqué

Vers un renforcement des luttes anti-nucléaires ?

publié le : 23-06-2015 par gestion du site

Fin mai 2015 le réseau « Sortir du nucléaire » a reconnu la nullité de l’éviction du Conseil d’administration (CA) et du licenciement d’un ancien porte-parole du réseau, Stéphane Lhomme, survenus en 2010.
Pour bien comprendre l’enjeu, il est nécessaire de faire un bref rappel historique.



Le réseau fut fondé en 1997. Les objectifs étaient de mutualiser les moyens et amplifier les luttes. Pendant dix ans, le réseau a su créer une réelle dynamique contestataire, appuyée sur près de 1 000 groupes et 80 000 personnes.
C’est dans cette période que la Fédération anarchiste a décidé d’intégrer le réseau, d’autant plus que beaucoup de ses militants participaient à ces luttes, certains depuis les premières actions en France contre le nucléaire militaire et civil - centrale de Bugey (1970-1971), fûts radioactifs fissurés à Saclay (1972), Plogoff (1978-1981) - à une époque où la plupart des organisations politiques appuyaient le choix nucléariste de l’État gaulliste. 



Mais le réseau s’est peu à peu transformé en une structure centralisée, dotée de moyens importants et s’appuyant sur une équipe de 17 salariés. Cette professionnalisation de l’action militante a conduit à dénaturer les dispositifs démocratiques internes et les objectifs du réseau.
Cette grave dérive s’est concrétisée en décembre 2009 quand le directeur du réseau, appuyé par la majorité des salariés, a décidé de licencier Stéphane Lhomme. En effet, celui-ci remettait en cause la décision du CA de signer un texte intitulé « L’ultimatum climatique » envoyé à Nicolas Sarkozy, demandant à celui-ci de « prendre la tête du combat contre le dérèglement du climat » et dans lequel ne figurait aucun rejet de l’énergie nucléaire.
Début février 2010, le CA refusant ce licenciement, une AG extraordinaire « soigneusement » préparée par la direction du réseau décide de révoquer le CA pour le remplacer par un Conseil plus docile. Ce nouveau CA licenciera Stéphane Lhomme.
Deux procédures furent alors engagées, une par Stéphane Lhomme devant les prudhommes, une autre devant la justice civile par 3 des administrateurs révoqués.



De nombreux groupes et organisations, dont la Fédération anarchiste, ont alors quitté le réseau, ne pouvant accepter ni ce fonctionnement interne ni ce changement de cap concernant le nucléaire. En effet, pouvait-on encore parler d’organisation antinucléaire lorsque, sous prétexte de lutte contre le réchauffement climatique, on abandonnait ce pourquoi on existait en signant un document compatible avec la stratégie sarkozyste pour qui le nucléaire était une énergie propre ? De plus, les anarchistes pensent que la critique du nucléaire ne se limite pas aux seuls aspects énergétique et climatique. Elle doit remettre en cause aussi bien l’armement nucléaire que l’organisation même de la Société, ses structures verticales et sécuritaires, aggravées dans le cadre d’une société nucléarisée.



Très affaibli et en proie à de graves difficultés financières, le réseau s’est alors replacé comme une composante du mouvement pour une transition énergétique et pour un soi-disant développement durable, nouveau nom, politiquement correct, du capitalisme. Cette stratégie lui a permis de se positionner sur le même terrain que le gouvernement et une partie des écologistes, pour rechercher des politiques acceptables par le système actuel.



Tout en condamnant ce qui s’était passé, un certain nombre de groupes étaient restés dans le réseau.  Lors de l’assemblée générale de février 2015, ils ont finalement obtenu l’élection de 6 membres du CA (sur 9) sur une position alternative. Ce nouveau CA a reconnu que l’AG de février 2010 avait  utilisé des accusations infondées et des méthodes inacceptables. Un compromis a été passé avec les 3 administrateurs révoqués et avec Stéphane Lhomme, qui ont retiré leurs plaintes.



Les anarchistes ne peuvent que se réjouir de ce retournement de situation. Pour le nucléaire, comme dans les autres domaines, ils soutiennent la coordination des luttes anti-nucléaires et l’organisation entre les structures de base qui les mènent. Mais organisation ne signifie pas centralisme et hiérarchie. Le fédéralisme permet justement de respecter la participation égalitaire de chacun dans les initiatives et les réflexions. La cohérence entre les moyens et les objectifs proclamés par une organisation est un témoignage fort de sa sincérité et de son efficacité.
La Fédération anarchiste espère que ce changement au sein du réseau sera durable et permettra un renforcement du mouvement anti-nucléaire.



Fédération anarchiste

International

Solidarité avec la Croix Noire Anarchiste de Mexico

publié le : 19-06-2015 par Secrétariat aux relations internationales

À la Croix Noire Anarchiste de Mexico
Aux compagnon-n-e-s solidaires de tous lieux

18 juin 2015

Face à la surveillance, au harcèlement, à la persécution, à l’intimidation et à l’autoritarisme du pouvoir, nous voulons vous dire, au travers de ces quelques lignes, que nous sommes attentifs à la situation que vous vivez en ce moment, et que vous avez subie pendant de nombreuses années. Nous vous disons que cette alerte, comme vous le signalez, n’est malheureusement pas seulement locale, c’est une situation constatée dans plusieurs parties du monde au cours des derniers mois ; le lynchage, la stigmatisation de personnes, de collectifs et d’espaces solidaires autonomes, se sont produits dans différents coins du monde, telle une pratique sale et spécifique à l’État et à celles et ceux qui, d’une façon ou d’une autre, travaillent pour lui.

Ceux qui détiennent le pouvoir ont peur, de l’agir libertaire et anarchiste, mais ils ont peur aussi du fait qu’au travers de celui-ci, celles et ceux qui s’y reflètent de manières diverses, ont réussi à construire un réseau de solidarité et de compañerismo qui n’a pas de frontières, ni de chaînes, qui lutte de manière incessante pour défaire les préjugés stupides. Aujourd’hui nous sommes ici compagnons, compagnonnes, car ce qui nous lie est intemporel, ce n’est ni une avant-garde, ni une rage passagère, ni un caprice subversif - comme nous l’entendons de la bouche de ceux et celles qui dénigrent cet effort collectif de solidarité -.

Ainsi, à travers ces lignes, nous vous réitérons notre appui inconditionnel, notre solidarité totale et nous restons non seulement attentifs, mais aussi prêts à réagir à toute éventualité.

Nous répondons à cet appel solidaire que vous avez lancé publiquement et nous lui faisons écho et résonance, car cette persécution, ce lynchage et cette stigmatisation, nous l’avons non seulement subi dans différentes circonstances et moments, nous qui accompagnons et marchons avec les compagnons et les compagnonnes prisonnier-e-s, non seulement dans une logique de dénonciation, mais aussi d’apprentissage, de soutien mutuel, d’aller et de retour, d’échange sincère et tout cela contextualisé dans une lutte anti – carcérale. Cette lutte qui ici et maintenant dépasse les murs et les grilles, et transcende vers la construction permanente de la liberté inconditionnelle de toutes celles et ceux qui ne veulent pas vivre surveillé-e-s, soumis-e-s, agenouillé-e-s, enchaîné-e-s, oppressé-e-s, et humilié-e-s par l’orgueil du pouvoir.

Courage compagnons et compagnonnes, nous avons partagé des moments agréables, de joie, des batailles gagnées même petit à petit, aujourd’hui dans ces moments de lynchage et de harcèlement permanent, nous sommes à vos côtés, parce que nous sommes, cela, des compagnons et compagnonnes.

¡No pasarán!
¡Abajo los muros de las prisiones!

Internationale des Fédérations Anarchistes (IFA)
Fédération Anarchiste francophone (FA-France, Suisse, Belgique)
Les trois passants, París
Mut Vitz 13, Marseille
Caracol Solidario, Besançon
Anarchist Black Cross Paris-Banlieue

International

Mexique. Dénonciation de harcèlement policier contre les membres de la Croix Noire Anarchiste de Mexico

publié le : 15-06-2015 par Secrétariat aux relations internationales

Depuis quelques années déjà, nous avons vu comment l’escalade répressive s’est intensifiée autour du mouvement libertaire et anarchiste, depuis la stratégie locale implémentée dans la ville de Mexico : en fixant des cautions très élevées, en appliquant la même série de délits avec les mêmes circonstances aggravantes, peu importe la situation spécifique seule compte la consigne étatique ; en développant la persécution et le signalement médiatiques comme éléments fondamentaux pour construire des montages policiers : signaler des noms de groupes (existants ou non), des personnes, des espaces, établir des relations qui en réalité n’existent pas, assimiler tout et à tous dans une optique verticale, en essayant d’établir un leadership, en montrant en réalité une profonde ignorance et/ou un mépris profond pour les idées anarchistes qui n’ont rien à voir avec cette logique hiérarchique.

D’autre part on constate l’intention du gouvernement fédéral de qualifier l’anarchisme ou la « conduite anarchiste » sous l’étiquette juridique de terrorisme, d’appliquer des délits graves et d’agir avec des paramètres de sécurité maximale pour plus tard dissoudre les cas avec l’argument du manque de preuves suffisantes mais en laissant ouverte la menace en disant que « les recherches continuent ». Cela donne lieu à des enquêtes illogiques remplies de références plutôt arbitraires à des groupes ou à des personnes de différents espaces.

À tout ceci s’ajoutent le suivi et la surveillance policière à des fins d’intimidations contre certaines personnes ainsi que les provocations contre certains espaces autonomes.

Dans le cadre de cette stratégie, le nom de la Croix Noire Anarchiste de Mexico, comme celui de beaucoup d’autres compagnon-n-es, groupes et collectifs, est mentionné dans ces notes, dans « ces enquêtes » et dans ces déclarations de politiciens et de policiers.

Nous considérons important de diffuser publiquement que ces dernières semaines des personnes qui semblent être des éléments de « renseignements » de la police de la ville de Mexico se sont présentées à l’extérieur de nos maisons et des lieux de travail de certain-e-s d’entre nous, en proférant des menaces contre nos voisin-e-s et nos familles et en argumentant qu’ils réalisent un travail de sécurité et de surveillance.

Au-delà de réclamer un arrêt de la persécution, nous lançons cette dénonciation publique, telle une alerte. Nous savons que la répression est une question intrinsèque à l’État dont nous déclarons être les ennemis.
Nous savons que ses prisons et ses policiers sont le support de son pouvoir et de ses intentions de domination et que notre travail autour de la pensée anti-carcérale, de l’appui et de l’accompagnement des compagnon-n-e-s prisonnier-e-s entre en contradiction directe avec eux.

Mais nous savons également que la solidarité entre anarchistes n’est pas uniquement parole écrite !

Dans ce contexte, nous appelons les individus, les groupes et collectifs affinitaires, les compagnon-ne-s avec qui nous avons travaillé ces dernières années, à rester attentifs et à continuer à nous apporter leur solidarité comme ils l’ont fait jusqu’à alors.

À bas les murs des prisons !
Liberté pour tous et toutes !

Croix Noire Anarchiste Mexico

Communiqué

#occupy DGSI

publié le : 16-06-2015 par Secrétariat aux relations extérieures

Après l’Assemblée nationale, la loi sur le renseignement a donc été validée par le Sénat à une forte majorité. Les lois scélérates sont toujours votées à de « larges majorités ». C’est quelques années plus tard que l’on s’avise de l’erreur commise. Quand il est trop tard. Quand le mal est fait, et entré dans les mœurs.

La loi sur le renseignement, c’est l’entrée dans l’après 11-Septembre avec quatorze ans de retard. Fort heureusement, nous avons pu voir ce que cela donnait, depuis le temps. Nous sommes déjà plus d’une décennie après la « loi sur le renseignement ».

Donner aux services de renseignement le pouvoir d’intercepter tout ce que bon leur semble, cela donne la NSA et donc Snowden, la NSA et le scandale de la NSA.
C’est un fait désormais établi : les milliards d’interceptions du programme PRISM ont permis en tout et pour tout de déjouer « peut-être un » attentat, et en réalité aucun. C’est donc que le but de la surveillance de masse n’est pas de déjouer des « attentats terroristes », mais la surveillance de masse elle-même ; le « terrorisme » sert de prétexte à une tout autre politique.

L’étrange raisonnement qui consiste à dire « puisque la police a telle ou telle pratique illégale, autant la légaliser » plutôt que d’en déduire, ce qui serait tout de même plus logique, qu’elle doit cesser d’avoir ces pratiques, relève d’une sidérante démission devant la souveraineté policière. Si la sous-direction antiterroriste se mettait à régulièrement torturer des suspects « afin de déjouer des attentats », « pour la bonne cause » en somme, dirait-on : « il n’y a qu’à légaliser la torture » ? Dire oui, c’est la guerre d’Algérie. Ou les extraordinary renditions de la CIA après le 11-Septembre, dont le Sénat américain a jugé à l’automne dernier que les États-Unis y avaient « perdu leurs valeurs ». C’est, à l’autre bout, la même logique devenue folle qui fait conclure à des parlementaires que pour éviter que des manifestants ne soient blessés par la police, il n’y a qu’à leur interdire de manifester.

Avant de donner un pouvoir sans contrepartie aux services de renseignement, avant de mettre la police antiterroriste à l’abri de tout contrôle et de tout recours, il n’est pas mauvais d’écouter ce que ces gens-là disent de leur « métier ». Ainsi cet Alain Chouet, qui dirigea le Service de renseignement de sécurité de la DGSE : « C’est ne rien comprendre que d’accuser les services secrets de faire « dans l’illégalité ». Bien sûr qu’ils font « dans l’illégalité ». Ils ne font même que cela. C’est leur vocation et leur raison d’être. Le renseignement se recueille en violant ou en faisant violer la loi des autres. (…) Considérant cette fin, il va de soi que les moyens mis en œuvre seront en rapport : manipulation, séduction, corruption, violence, menace, chantage, au terme d’un processus qui aura mis à nu toutes les facettes de l’objectif visé, pénétré son intimité, exploité toutes ses vulnérabilités ». Sommes-nous sûrs de vouloir faire un chèque en blanc à ce genre d’individu, comme le fait la loi sur le renseignement ?

Depuis que la DCRI existe, on n’a connu d’elle que des scandales, des ratages et des mensonges sur ses ratages. Elle a même dû se rebaptiser DGSI pour faire oublier la si mauvaise réputation qu’elle s’était faite en si peu d’années d’existence. La loi sur le renseignement est essentiellement faite pour que de futurs scandales à son sujet ne sortent pas, et pour verrouiller une situation sociale métastable, un contexte politique tendant vers l’ingouvernable. Le train de lois et de propositions de lois toujours plus féroces que le gouvernement multiplie depuis les attentats de janvier s’apparente à une offensive omnilatérale profitant de l’état de choc de la population. Une conseillère du ministre du Commerce britannique, n’écrivit-elle pas à ses collègues, dans l’heure qui suivit l’attentat du 11-Septembre : « C’est un très bon jour pour faire ressortir et passer en douce toutes les mesures que nous devons prendre » ?

Loi Macron, Rebsamen, sur le renseignement, réforme du droit d’asile, etc., font système. Elles sont autant de fronts ouverts simultanément dans une sorte de blitzkrieg social. Dans ce dispositif, la loi sur le renseignement fonctionne comme un verrou ; et puisque c’est la DGSI qui sera en charge de « gérer » les mouvements naissants, les dissidences potentielles et les futures interdictions de manifester, c’est devant ses locaux que nous proposons de manifester le jour de la fête de la musique. Allons voir où sont ceux qui nous surveillent ! Prenons la rue à ceux qui nous préfèrent chacun chez soi ! Faisons connaissance chez ceux qui nous connaissent si bien !

Nous appelons donc tous ceux qui luttent contre les nouvelles lois, et tous ceux qui refusent de simplement subir l’offensive gouvernementale actuelle, à se réunir pour un banquet et une vaste assemblée populaire au pied du siège de la DGSI (84, rue de Villiers, Levallois-Perret), de midi à 18 heures, le dimanche 21 juin.

N’hésitez pas à ramener de quoi partager un repas, et vos instruments de musique.

Confédération Paysanne
Solidaires
Syndicat de la magistrature
Ligue des droits de l’homme
Fédération anarchiste
Parti de gauche
Alternative libertaire
Syndicat des avocats de France
Syndicat national des journalistes

Le Monde Libertaire

Le Monde libertaire hebdo n° 1774

publié le : 01-05-2015 par Administration du Monde Libertaire

Le patronat a toujours le mot pour rire, notamment quand il se gargarise avec le dialogue social. Ainsi, chez le groupe Air Liquide, où on pouvait constater en 2008 des situations anormales quant à l’évolution salariale et professionnelle d’élus et mandatés CGT. Malgré la preuve des inégalités flagrantes dont étaient victimes onze militants syndicalistes, la direction ne voulait accepter de régler qu’une partie du préjudice, et pour deux d’entre eux seulement. Plaintes, tribunal, prud’hommes, cour d’appel, parcours judiciaire tortueux, mais, au final, sept militants voient leurs discriminations reconnues. Air Liquide doit donc cracher au bassinet, et pas qu’un peu : dommages et intérêts (de 7 700 à 61 000 euros suivant les cas), salaires réévalués avec effet rétroactif à 2009 (141 à 523 euros), condamnation pour violation de l’accord syndical (sept fois 3 500 euros), plus 21 000 euros à verser à la Fédération nationale des industries chimiques (CGT) pour discrimination syndicale, et pour finir 20 000 euros pour deux militants pour préjudice subi pour leur santé (exposition à l’amiante). Au total, une addition salée s’élevant à 700 000 euros. Moralité : la lutte paie, car de l’argent il y en a... dans les poches du patronat. 

International

Italie. Premier mai 2015. « Espropriamo Expo ! » - « Exproprions l’Expo ! »

publié le : 28-04-2015 par Secrétariat aux relations internationales

 

Appel contre l’EXPO - Milan 2015

 


Le Premier mai, journée de lutte et de célébration de la classe ouvrière, sera en 2015, le jour de l’ouverture de l’Exposition Universelle à Milan : expression maximale du modèle capitaliste du XXIe siècle.
L’Expo n’est pas seulement une foire, ce n’est pas une exposition qui aura lieu dans un endroit et à une heure bien définie.
L’Expo dépasse son rôle historique et se prolonge, au-delà de ses espaces et de ses temps naturels, dans tous les aspects de la vie sociale des gens.

L’Expo a un caractère invasif et est le modèle d’un système social caractérisé par un processus de privatisation progressive et incessante. Cette privatisation commence par les processus spéculatifs sur les lieux où les pavillons de l’Exposition Universelle ont été édifiés, et se prolonge dans de vastes zones urbaines, avec les mécanismes de gentrification et d’expropriation qui sont en cours depuis les années 1990, au détriment de secteurs de plus en plus de larges de la population prolétarienne, soumis à des expulsions forcées violentes.

L’Expo est l’exemple ultime des « grands travaux » (les énormes projets de construction, comme le TAV), qui consiste au drainage de l’argent public pour le bénéfice des entreprises qui, grâce à un système basé sur la corruption et le clientélisme, construisent un réseau routier dévastateur et inutile sous la bannière de ciment et de goudron. Le réseau d’autoroutes et de routes va changer de manière irréparable l’environnement non-urbain de la région. Le système capitaliste, dans sa course mortelle dévastatrice, a tout de même besoin de montrer une image propre, et, pour cette raison, l’Expo et la grande majorité des États et des sociétés vont jouer, pour cette édition de l’Exposition Universelle, la carte de la nourriture, avec des slogans de propagande liés à la volonté et la capacité à nourrir le monde entier.

L’Expo veut présenter un monde pacifié dans lequel, conformément aux hiérarchies structurelles du système, différents modes de production et de consommation, autrefois vus comme opposés, peuvent coexister. En réalité, ces moyens de production étaient concurrents sur le même marché capitaliste. On peut donc voir des entreprises comme Monsanto – principal responsable de la production alimentaire des OGM – avec des entreprises qui soutiennent le soi-disant marché vert.
Mc Donald et Nestlé main dans la main avec la « Slow Food ».

 

Dans cette sorte de monde parfait, représenté par l’Expo, les différents conflits et contradictions sont interdits, tout d’abord celui entre le Capital et le Travail.
Les processus de réalisation et de gestion de l’Expo sont des laboratoires d’expérimentation législative et juridique afin d’asservir les formes de travail. Les accords entre les patrons, les institutions et les syndicats sanctionnent la volonté de rendre le travailleur complètement soumis à la logique du marché.

Le travailleur n’est plus, dans sa forme contractuelle, un sujet collectif, mais un individu atomisé, isolé, qui a une relation individuelle et asymétrique avec son employeur. Dans ce cas, l’employeur est une agence d’intérim qui est nommé pour faire des sélections dans lequel la première condition est la capacité de résilience, attitude d’adaptation au changement des conditions de travail. Le travail n’est plus considéré comme la vente de sa main-d’œuvre pour un salaire approprié : avec l’excuse des possibilités de formation, et grâce à la collaboration du volontariat, de l’apprentissage, etc. une forme d’esclavage réapparaît : le travail sans salaire.
Une armée de la main-d’œuvre qui ne coûte rien a également été créée par des activités de formation obligatoires à l’école secondaire et à l’université.

Nous avons signalé ici, brièvement et de manière synthétique, quelques-unes des raisons pour lesquelles nous affirmons notre refus et notre opposition à l’l’Expo 2015.
Un refus qui ne sera pas limité aux jours d’ouverture, mais qui a la volonté et la capacité de créer une alternative concrète contre le diktat social et économique de ce système.

 

Commençons, en ces jours de Mai, à agir afin de relier et d’unir les différents domaines de luttes sociales : la lutte intransigeante contre la dévastation de l’environnement avec la lutte pour la sauvegarde du droit à un emploi et un revenu digne. La volonté de mettre en avant une éducation libre et critique autre que celle soumise à la logique de l’entreprise, à laquelle l’école et l’université sont maintenant soumises, avec la volonté de réinterpréter des modèles sociaux d’une manière alternative face à celles imposées par les cultures fondées sur la religion, le patriarcat, la hiérarchie et l’autorité.

C’est avec cette volonté d’opposition et de proposition, que nous, les anarchistes de la FAI, invitons toutes les structures de la Fédération, à diffuser les questions liées à l’Expo dans des initiatives locales lors du 1er Mai et que nous appelons à la participation maximale aux initiatives qui auront lieu à Milan. Ces initiatives vont commencer à partir du 30 Avril avec une manifestation nationale étudiante. Lors de la journée internationale de lutte du 1er Mai, une manifestation traversera la ville et les symboles du caractère exploiteur et pilleur de l’Expo. Les initiatives se poursuivront durant les deux jours suivants avec des actions directes de blocage et d’opposition à l’ouverture officielle de l’Expo et avec des propositions visant à poursuivre le mouvement les mois suivants qui seront décidées dans les assemblées.

Réunion nationale de la Fédération anarchiste italienne (FAI), Milan 21, 22 Mars 2015

May Day - Pas Expo
Milan, 1er mai
14 h, Piazza 24 Maggio

 

 

 

Italie. Premier mai 2015. « Espropriamo Expo ! » - « Exproprions l’Expo ! »

 


Les camarades de la Fédération anarchiste de Milan invitent tous les anarchistes, anarcho-syndicaliste et groupes libertaires à se joindre, de manière caractérisée, visible et communicative, avec des drapeaux anarchistes et des banderoles, à l’intérieur du cortège « Rouge et Noir » lors de la manifestation « May Day - Pas Expo ».
Le cortège « Rouge et Noir » débutera à 13h00 dans la Via Torricelli 19 (espace du groupe anarchiste "Bruzzi - Malatesta" et de la section USI-AIT dans le quartier "Ticinese"), pour rejoindre le point de départ de la manifestation « May Day - Pas Expo » sur la Piazza 24 Maggio (à 900m) à 14h00.
Le cortège Rouge et Noir sera dirigée par la bannière « Espropriamo Expo » (Exproprions l’Expo).

 


Les camarades de la Fédération anarchiste de Milan - FAI

 

International

République tchèque. Pour un 1er Mai internationaliste contre le militarisme

publié le : 29-04-2015 par Secrétariat aux relations internationales

 

La situation dans notre pays commence à ressembler à l’ère de la guerre froide. Les États-Unis organisent un défilé militaire dans l’Est de l’Europe, les médias traditionnels saluent la propagande des États-Unis, des politiciens de haut rang accepteraient volontiers la présence permanente de soldats des États-Unis. Des slogans, similaires à ceux qui ont été utilisés pour célébrer l’URSS, servent maintenant à célébrer les États-Unis. Des slogans, similaires à ceux qui ont été utilisés pour diffamer l’impérialisme américain, diffament maintenant la Russie. Ceci parce que nous serions obligés d’accepter la prétendue nécessité de renforcer notre armée pour nous défendre contre la menace russe. En réponse à cette propagande, un nombre croissant de personnes soutient l’autre point de vue de ce monde bipolaire. Les deux groupes sont aveugles à la cruauté de leur superpuissance préférée et aveugle à la véritable oppression.

Notre réponse doit être la lutte internationale contre le capitalisme et le militarisme nationaliste. Nous devons souligner que nous ne voulons pas choisir entre deux puissances mondiales impérialistes. Le monde bipolaire de la guerre froide, le nationalisme et le militarisme ne sont utiles que pour les hommes au pouvoir et les grandes entreprises militaires, qui propèrent sur la misère du peuple. Il n’y a aucun avantage pour les gens au bas de la société. Notre lutte doit être la lutte pour de meilleures conditions de vie, de liberté.

Voilà pourquoi l’Anarchistická federace (section Tchèque de l’IFA) avec Autonomna akcia (Russie) organisent une manifestation du Premier mai contre le militarisme. En des temps de folie où se renforcent le militarisme et le nationalisme, il est nécessaire de démontrer la possibilité d’une troisième voie de lutte internationale contre l’oppression économique. Nous serons donc heureux, si vous, nos camarades, appuyez la manifestation, que ce soit par votre présence ou par sa promotion.

Ensemble déclarons la guerre à la guerre.

Anarchistická federace (AF)

 

Le Monde Libertaire

Le Monde libertaire hebdo n° 1773

publié le : 27-04-2015 par Administration du Monde Libertaire

À qui appartient la pluie ? Aux États-Unis, il semble que ce soit au gouvernement. Ainsi, en 2002, l’État de l’Oregon avait déjà condamné un particulier à trente jours de prison et 1 500 dollars d’amende, pour avoir recueilli de l’eau de pluie dans sa propriété. Les autorités avaient jugé qu’il s’agissait de « réserves illégales » puisque constituées sans autorisation administrative. Fini, donc, les citernes des premiers pionniers destinées à se remplir au gré des pluies. À qui appartient le soleil ? En Espagne, le gouvernement propose de revoir à la hausse le montant des taxes concernant l’électricité produite à partir des panneaux solaires installés sur leur résidence (à leurs frais) par les particuliers. Fini d’autoproduire son énergie et de ne plus avoir à payer celle fournie par l’État. À qui appartient l’air ? Pour le moment à personne, mais un conseil : faites des réserves, on ne sait jamais... Pendant ce temps, de l’autre côté de l’Atlantique, après un demi-siècle de guerre froide, après la Baie des Cochons, après la crise des missiles, après les discours/invectives de part et d’autre, on oublie tout et on se serre la main. C’est ce qu’ont fait Raúl Castro et Barack Obama. On en frémit d’aise : les Cubains arborant les tee-shirts publicitaires avec le logo de Coca-Cola, et les Yankees ceux à l’effigie de Che Guevarra. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Le capitalisme peut dormir tranquille.

International

Mexique. Communiqué international : Halte au harcèlement contre Mario González

publié le : 21-04-2015 par Secrétariat aux relations internationales

Aux médias libres
Aux peuples du monde
Aux individualités subversives


Les collectifs, organisations, groupes et individus signataires de ce communiqué, exprimons notre entière solidarité à Jorge Mario González García qui a été à nouveau pointé du doigt par les autorités de l’Université Nationale Autonome du Mexique [UNAM] le 8 avril dernier dans un communiqué émis par le rectorat de cette université.

Celui-ci le désigne responsable des faits qui ont eu lieu au  Collège de Sciences Humaines [CCH] Naucalpan le 8 avril 2015. Ces attaques et diffamations tant de la part des autorités universitaires que des autorités gouvernementales n’ont pas cessé depuis que Mario est sorti de prison, où il a été privé de sa liberté durant plus d’un an en raison de ses idées.

Nous considérons comme graves les accusations médiatiques et judiciaires lancées contre Mario, puisque c’est une nouvelle tentative de la part des autorités de l’UNAM pour monter une scène propice  permettant de recommencer à réprimer et à utiliser comme bouc émissaire notre compagnon, ce qui s’est déjà produit par le passé. Nous exigeons donc l’arrêt des diffamations, de la persécution et du harcèlement contre Jorge Mario González García.

De plus, nous n’oublions pas le passif policier et de casseurs de grève (porril) des autorités universitaires de l’UNAM, complices de disparitions, de tortures, de meurtres, d’emprisonnements, d’arrestations et  de persécutions à l’encontre des activistes étudiants tel que Mario.

Beaucoup parmi nous avons marché aux côtés de notre compagnon depuis qu’il a été en prison, et nous ne lâcherons rien jusqu’à ce qu’il soit tranquille, sans aucun type de pression contre sa personne, sa famille et ses proches. Nous restons attentifs et continuerons à parler de ce cas qui est déjà  bien connu  ailleurs dans le monde, puisqu’il représente un vrai exemple de l’arbitraire et de la répression menées par les autorités qui se sont obstinées à faire taire la critique estudiantine.

Halte au harcèlement contre Mario González !

Les trois passants, France
Fédération anarchiste (France, Suisse, Belgique)
Internationale des Fédérations anarchistes (IFA)
Caracol Solidario, Besançon, France
Mut Viz 13, France
Comité Tierra y Libertad, Lille, France
collectif grains de sable, France
Terre et Liberté pour Aurauco, France
Grupo Solidaridad con Chiapas de Dorset, Reino Unido
CSIA Nitassinan, France
Groupe de Soutien à Leonard Peltier, France
La Confederación General del Trabajo (CGT), Estado español
Centro de Documentación sobre Zapatismo -CEDOZ- Estado español
Plataforma Vasca de Solidaridad con Chiapas.
Txiapasekin, Estado español
ASSI (Acción Social Sindical Internacionalista)
Anarchist Black Cross Paris, France
Alternative Libertaire,Toulouse,France

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Plus d’infos sur Mario:

- Communiqué de Mario González à propos de sa libération :
https://liberonsles.wordpress.com/2014/11/03/communique-de-mario-gonzalez-a-propos-de-sa-liberation/

- Écrits de prison, Mario Gonzalez [2014]
https://liberonsles.wordpress.com/2014/05/09/mexico-communique-de-jorge-mario-gonzalez-garcia-premiere-et-deuxieme-partie/

- Source Comite de solidaridad con Mario Gonzalez (espagnol):
https://solidaridadmariogonzalez.wordpress.com/2015/04/20/pronunciamiento-internacional-alto-al-hostigamiento-contra-mario-gonzalez/

Le Monde Libertaire

Concert de soutien au Monde libertaire (Marseille) !

publié le : 17-04-2015 par Administration du Monde Libertaire

Le Monde Libertaire

Le Monde libertaire hebdo n° 1772

publié le : 17-04-2015 par Administration du Monde Libertaire

Guerre au terrorisme, c’est la nouvelle priorité. On nous demande de tout lui sacrifier, à commencer par ce que nous avons de plus précieux : il faudrait renoncer à nos libertés au profit de notre sécurité. Le projet de loi sur le renseignement a été concocté par le gouvernement, bien avant les attentats contre Charlie et est loin de ne concerner que les actes de terrorisme. Il s’agit de légaliser des techniques de surveillance non ciblée, c’est-à-dire de masse, ce qui sort du cadre légal actuel. En principe ces nouvelles méthodes intrusives doivent avoir l’aval de la Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement (CNCTR). Dans le cas contraire, la décision finale appartiendra au Premier ministre. Il peut d’ailleurs également se passer de l’avis du CNTCR en cas « d’urgence absolue ». Qui déterminera s’il s’agit d’urgence « absolue » ? Ça reste flou, mais une chose est sûre : militants politiques et syndicaux, journalistes, mouvements sociaux ont du mouron à se faire dans un avenir très proche. 1984 arrive en 2015.

Le Monde Libertaire

Le Monde libertaire hebdo n° 1771

publié le : 13-04-2015 par Administration du Monde Libertaire

Quand vous lirez ces quelques lignes, vous serez sûrement en train de marcher sur le bitume parisien, entouré de milliers d’autres travailleurs, précaires et chômeurs manifestant contre la loi Macron et, de manière générale, contre la politique de François Hollande. Le 9 avril, c’est la date choisie par la CGT, FO et Solidaires pour faire entendre le ras-le-bol du monde du travail contre des ministres et un président qui n’en finissent plus de répondre favorablement à la moindre exigence du Medef. En cela, la gauche parlementaire remplit parfaitement son rôle historique : celui d’attaquer les droits des travailleurs en période de crise. La droite, elle, si elle en rêve, n’est pas toujours en mesure d’y parvenir, ne réussissant que plus difficilement à mettre de son côté certaines grandes centrales syndicales (CFDT). Rien de surprenant, donc, à ce que le président Hollande soit bien loin du candidat qu’il était en 2012 et des promesses qu’il déclamait dans les médias dans l’espoir d’être élu. La gauche parlementaire n’a jamais vraiment servi les intérêts des travailleurs et elle se révèle même à nouveau aujourd’hui en être le fossoyeur. La loi Macron, comme les précédentes mesures adoptées (CICE, ANI, pacte de responsabilité), fait du pied au patronat en lui offrant quantité de cadeaux fiscaux et en instaurant la flexi-sécurité comme mode de gestion du marché du travail : licencier plus facilement pour embaucher plus facilement ; précariser les contrats de travail pour embaucher plus facilement. La précarité et les licenciements en rafale, ça, on connaît. L’embauche, en revanche, on attend toujours. En fait, on n’attend plus rien. Depuis longtemps. On a compris, enfin, qu’il n’y avait rien à attendre de l’État. Notre émancipation n’est pas dans l’hémicycle. Elle est dans la rue et dans la grève. 

International

Déclaration commune de la Rencontre anarchiste méditerranéenne

publié le : 29-03-2015 par Secrétariat aux relations internationales

Nous, anarchistes, libertaires et anti-autoritaires, réunis lors des Rencontres Anarchistes Méditerranéennes (RAM), à Tunis, les 27-28-29 mars 2015, condamnons les attentats du musée du Bardo mais aussi la violence quotidienne des religions, des États et de la police.

 

Nous resterons vigilants à ce que la récupération politique des ces événements tragiques ne se fassent pas au détriment des libertés et des populations.

 

Nous nous opposerons à ce que de nouvelles lois liberticides soient adoptées et servent à justifier la criminalisation des mouvements sociaux et syndicaux.

 

De même, nous lutterons contre toutes les tentatives de se servir de ces événements pour justifier les guerres au nom de l’« antiterrorisme ».

 

Nous n’avons rien à attendre des gouvernements pour la défense de nos libertés.

 

Nous resterons unis face à l’oppression économique, politique et religieuse.

 

Construisons la solidarité internationaliste en Méditerranée et partout dans le monde pour l’égalité sociale et l’entraide.

 

 

Rencontre anarchiste méditerranéenne, Tunis, le 29 mars 2015

International

Communiqué de soutien à la lutte des chômeurs tunisiens

publié le : 28-03-2015 par Secrétariat aux relations internationales

Communiqué de soutien à la lutte des chômeurs tunisiens
Droit au travail, suppression des listes noires !
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Lundi 23 mars 2015, 23 diplômés chômeurs, anciens membres de l’union générale des étudiants de Tunisie (UGET), ont débuté une grève de la faim au local des jeunes travailleurs de l’UGTT à Tunis, rue de Grèce. Le 1er avril, sous pression de l’UGTT, ils se sont déplacés Avenue Bourguiba, dans un local loué par les organisateurs du Forum social mondial 2015. Ils sont tous au chômage depuis des années car ils étaient exclus des concours de la fonction publique en raison de leurs activités syndicales et politiques sous le régime déchu de Ben Ali qui avait constitué des listes noires contre les opposants. Les grévistes font partie d’un plus grand groupe de 186 protestataires, également en grève de la faim qui ont fondé un Comité national pour la défense des anciens militants de l’UGET. Les manifestants poursuivront leur mouvement de protestation jusqu’à ce que leurs revendications soient satisfaites et leur situation régularisée comme convenu dans l’accord signé, en décembre 2014, avec l’ancien gouvernement. Celui-ci prévoyait leur intégration dans la fonction publique après l’examen de leurs dossiers. Le nouveau gouvernement de Habib Essid leur a demandé de lui accorder un mois à partir du 27 février 2015 pour examiner leurs dossiers, ce délai est désormais dépassé.

 

Ce mouvement de grève de la faim avait été initié, le samedi 28 février par 8 membres de l’union des diplômés chômeurs (UDC) à Gabès, ville portuaire du Sud Est du pays, au siège de la section de la Ligue Tunisienne des Droits de l’Homme (LTDH). Plusieurs mobilisations de soutien, notamment à l’appel de l’UDC, ont déjà eu lieu, samedi 14 mars dans tout le gouvernorat (département) de Gabès, et à Sousse; lundi 16 mars, dans celui de Sidi Bouzid, et à Tunis. Parmi les revendications de l’UDC, en dehors de la suppression des listes noires de Ben Ali, le syndicat réclame la présence de représentants des chômeurs dans les assemblés locales et régionales.

 

Le 23 mars, la mobilisation des chômeurs ne s’arrêtait pas seulement à Tunis, puisque une manifestation de l’UDC a notamment eu lieu à Sidi Bou Zid. Dans de nombreuses villes, comme à Sousse, Gabès, Gafsa, des manifestations se sont tenues à l’initiative de l’UDC, parfois très violemment réprimées, comme celle de Gafsa au mois de février où plusieurs manifestants ont été hospitalisés.


Le 25 mars, alors que débutait le forum social mondial à Tunis, un membre du comité local de l’UDC à Gabès, qui participait à la grève de la faim, était arrêté et tabassé par la police.


Le 26 mars 2015, la mobilisation s’amplifiait encore dans la région de Sidi Bouzid, alors que le ministre de l’Éducation Nationale annonçait que chaque chômeur devrait désormais payer 15 dinars pour l’inscription aux concours du CAPES! A Gabès, les grévistes refusaient les propositions du premier ministre : arrêter la grève contre 150 dinars chacun. Pas dupes de la manipulation, ils ont décidé d’entamer une grève de la faim sauvage (sans eau) !


Le 28 mars, un membre de l’UDC était arrêté en marge d’une manifestation du syndicat à Tunis. Son nom figurait sur des listes de la police, en tant que participant aux manifestations qui chassèrent Ben Ali en janvier 2011. Il est libéré en fin de journée du commissariat de la Place Barcelone.

 

Les chômeurs tunisiens sont dans une étape cruciale dans leur bras de fer avec le pouvoir, et la nouvelle rencontre entre l’UGTT et le gouvernement, le mardi 7 avril, sera décisive.

 

Nous soutenons toutes les revendications portées par le Comité national pour la défense des anciens militants de l’UGET et par l’UDC, et en particulier leur droit au travail qui implique la suppression des listes noires de Ben Ali.

 

Nous appelons toutes les organisations politiques et syndicales, et notamment celles qui participèrent au Forum social mondial 2015 à Tunis, à soutenir publiquement leurs luttes.

 

Rencontres Anarchistes Méditerranéennes (Le Commun libertaire ; CNT France ; CNT Espagne; FA ; IFA )

Le Monde Libertaire

Le Monde libertaire hors-série n° 60 est dans les kiosques !

publié le : 03-04-2015 par Administration du Monde Libertaire

Pour trouver le kiosque près de chez vous ayant ce numéro dans ses rayonnages, rendez-vous ici

Le Monde Libertaire

Le Monde libertaire a 60 ans et toutes ses dents !

publié le : 18-03-2015 par Administration du Monde Libertaire

Article paru dans Le Monde libertaire n° 1759 (18-24 décembre 2014).

 

Il y a un peu plus de soixante ans, en octobre 1954, paraissait le premier Monde libertaire. Accouchement dans la douleur car le mouvement libertaire français connaissait alors une grave crise interne. Dix ans auparavant, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, les anarchistes de toutes tendances (syndicalistes, communistes et individualistes) s’étaient regroupés en créant la Fédération anarchiste et en se dotant d’un organe de presse hebdomadaire : Le Libertaire, reprenant ainsi le titre lancé en France en 1895 par Sébastien Faure et Louise Michel. En 1953 donc, une fraction se constituait secrètement à l’intérieur de la Fédération anarchiste ; ses membres étaient parvenus à mettre la main sur les principales structures de celle-ci, excluant méthodiquement les uns après les autres celles et ceux qui s’opposaient à leur conception de l’organisation, jusqu’à transformer la Fédération anarchiste en Fédération communiste libertaire 1. Celles et ceux qui étaient en désaccord rejoignaient les exclus et fondaient une nouvelle Fédération anarchiste et un nouveau journal : Le Monde libertaire. La Fédération communiste libertaire, qui, elle, avait gardé local et journal (Le Libertaire), disparaissait quelques années plus tard 2. Pour la nouvelle Fédération anarchiste, tout était à reconstruire. Publier un Monde libertaire (mensuel à l’époque) était un nouveau défi organisationnel fort onéreux.

 

Dès le début, pour consolider les rentrées financières assurées par les ventes, il sera fait appel régulièrement au soutien des lecteurs et sympathisants. Dans ce dessein des souscriptions seront ouvertes de façon quasi permanente, complétées par l’organisation chaque année de galas de soutien, auxquels participera régulièrement et gracieusement la fine fleur de la chanson française : Georges Brassens, Léo Ferré, Boby Lapointe, Jacques Brel, Claude Nougaro, Barbara, Francesca Solleville, Serge Reggiani, Jehan Jonas, Jacques Debronckart, Jean-Roger Caussimon, Graeme Allright, François Béranger, Bernard Lavilliers… La liste est, bien sûr, très loin d’être exhaustive. Année après année, ventes, abonnements, soutiens et travail militant permettront au Monde libertaire de se développer jusqu’à, devenir hebdomadaire à partir du 6 octobre 1977. Près d’un demi-siècle pour y parvenir ! Un peu plus pour nous doter d’une radio. Car à partir de 1981 les concerts de soutien serviront aussi à financer Radio libertaire, ses locaux, son matériel. Soutien essentiel quand on sait que le premier local avait été saccagé et son matériel détruit par les forces de l’ordre sous le gouvernement « socialiste » de Mitterrand pas vraiment favorable à la libération des ondes ! À noter au passage l’interaction journal/radio avec le partage des infos : certains thèmes abordés dans l’hebdo étaient commentés et discutés à la radio, et certaines émissions radio étaient, elles, retranscrites partiellement pour en faire des articles dans l’hebdo.

 

Le souci constant du Monde libertaire sera, de sa création à nos jours, de refléter toutes les tendances et sensibilités de l’anarchisme : anarcho-syndicalisme, individualisme, communisme libertaire. Si ces tendances étaient fortement marquées dans les premières années de la Fédération anarchiste et de son organe, c’est beaucoup moins vrai aujourd’hui, chacun privilégiant une pratique sans rejeter les autres, et tous se retrouvant dans les luttes sociales et les combats concernant l’antimilitarisme, le pacifisme, le féminisme, l’antipatriarcat, l’antihomophobie, l’antiracisme, l’écologie, la lutte anticarcérale, l’athéisme…

 

Les unes du Monde libertaire sont à cet égard édifiantes, de même que les sujets traités dans les pages intérieures : comptes rendus de congrès syndicaux et de grèves, dénonciation de l’obscurantisme religieux, luttes des femmes, combats écologistes, solidarité internationale avec les organisations sœurs et les peuples opprimés à travers le monde… Éditos, chroniques, billets d’humeur ont toujours accompagné l’information brute : le premier numéro du Monde libertaire (4 pages !) annonçait la couleur : édito, « Les anarchistes dans le monde syndical », « La condition féminine », la vie de la fédération, programme du gala de soutien, page culturelle : peinture, spectacles, cinéma… Rapidement des rubriques régulières se mirent en place : « La Corbeille aux idées » (Charles-Auguste Bontemps), « Les propos du Martien », qui devint « À rebrousse-poil » (Pierre-Valentin Berthier), « Le Père peinard » (titre emprunté à Émile Pouget et derrière lequel officiaient Pol Chenard et parfois Maurice Joyeux), « Le livre du mois » (Maurice Joyeux), « À la petite semaine » (Floréal), « Quand l’autruche éternue » (Fredo Ladrisse)… là-aussi la liste n’est pas exhaustive. Sans oublier les textes signés Ferré (Brassens en avait signé sous pseudo dans Le Libertaire), Michel Ragon, Albert Camus (André Breton et d’autres surréalistes avaient également porté leur contribution à l’ancien Libertaire)…

 

Soixante ans d’existence du Monde libertaire pour rendre compte des luttes sociales ou sociétales, avec un éclairage anarchiste, pour rappeler aussi l’histoire de notre mouvement en France et sur la scène internationale, car la mémoire du prolétariat en lutte ne sera évidemment pas écrite par les tenants du pouvoir ; comme disait Orwell dans 1984 : « Celui qui a le contrôle du passé a le contrôle du futur… Celui qui a le contrôle du présent a le contrôle du passé. »

 

Notre journal a connu des périodes fastes et d’autres moins, différentes formules : 4 pages, puis 8… puis 24 ; une couleur, deux, quadri, mensuel, hebdo, des numéros hors-série devenus bimestriels et thématiques avec une nouvelle maquette depuis novembre 2012. Au long de ces soixante ans, en raison de ses articles et prises de positions, le Monde libertaire a aussi connu une ribambelle de procès qui ne l’ont pas fait taire, ses articles dénonçant le colonialisme de l’État français en Algérie lui ont également valu les attaques de la part de l’extrême droite (OAS), alertes à la bombe (fausses) dans nos meetings pour empêcher leur tenue, attentat (bien réel) contre notre librairie, ce qui, non plus, ne nous a pas fait taire… bien au contraire. Contre vents et marées notre Monde libertaire a continué son œuvre de divulgation des idées anarchistes et d’information sur les luttes du prolétariat. Soixante ans aujourd’hui et toujours là : le combat continue.

 

Ramón Pino et Wally Rosell

 

1. Lire à ce sujet les versions qu’en donnent deux des principaux protagonistes : Maurice Joyeux (Sous les plis du drapeau noir) et Georges Fontenis (Changer le monde), ainsi que les articles de Julien, parus dans Le Monde libertaire n°1604 et 1605 (« Georges Fontenis. Parcours d’un aventuriste du mouvement libertaire »).

2. En raison de la désaffection des lecteurs mais aussi notamment des nombreuses saisies et amendes infligées au Libertaire pour son soutien aux indépendantistes algériens, Le Libertaire cessa de paraître en juillet 1956. Il sera également fait appel régulier à la générosité des uns et des autres pour financer Radio libertaire.

Le Monde Libertaire

Le Monde libertaire hebdo n° 1769

publié le : 18-03-2015 par Administration du Monde Libertaire

Les violences faites aux femmes concernent tous les pays, mais, dans certains, leur nombre est en spectaculaire augmentation. Ainsi, en Turquie, selon les experts, les meurtres de femmes ont augmenté de 31 % entre 2013 et 2014. Ça n’a pas empêché un animateur TV de déclarer le plus sérieusement du monde : « Les femmes qui portent une mini-jupe et se promènent à moitié nues n’ont aucun droit de se plaindre si elles sont harcelées. » Et, cerise sur le gâteau, en cas de viol ou meurtre de l’une d’elles, l’agresseur peut bénéficier d’une peine réduite en déclarant que sa victime « portait un jean, qu’elle rentrait chez elle tard le soir ou qu’elle avait des pilules contraceptives dans son sac à main ». Faut les comprendre, ces mâles, personne ne leur a dit que la femme est l’avenir de l’homme. Et pendant ce temps, en Arabie saoudite, cet allié objectif de l’Occident, le blogueur Raif Badawi est toujours emprisonné pour avoir créé un forum de débat public considéré comme une insulte à l’islam. Condamné à dix ans de prison et 1 000 coups de fouets, il n’en n’a reçu pour l’instant « que » cinquante au cours de la première séance. Le reste de la sentence n’est pas annulé mais suspendu (le temps qu’il se requinque un peu ?) Mais au cas où le fouet ne suffirait pas, la « justice » de son pays veut maintenant le juger pour apostasie. Le renoncement à sa religion est passible de la peine de mort, et ce n’est pas son avocat qui pourra le défendre : il vient lui-même d’être condamné à quinze ans de prison. Comme on dit en religieux courant : Dieu est grand et sa miséricorde infinie.  

Le Monde Libertaire

Le Monde libertaire hebdo n° 1768

publié le : 07-03-2015 par Administration du Monde Libertaire

Dans notre belle république, nous sommes pratiquement toujours en période électorale. Cette fois-ci, il s’agit des élections départementales, qui auront lieu les 22 et 29 mars. Le FN est au taquet. Tellement qu’il voudrait être présent partout, ce qui n’est pas encore le cas. Qu’à cela ne tienne, avant la pêche aux voix il y a la pêche aux candidats, et tous les moyens sont bons. L’Humanité nous l’apprend, au terme d’un forcing éhonté, des anciennes adhérentes du FN ayant rendu leur carte se sont quand même retrouvées sur des listes FN (et même tête de liste pour l’une). On avait déjà eu l’occasion de voir voter des morts, on a maintenant des candidats à l’insu de leur plein gré. Pendant ce temps, on apprend que Stuart Gulliver, le patron anglais de HSBC, détenait lui-aussi un compte en Suisse. Shocking à la City où les mauvaises performances de la banque (l’action HSBC à la Bourse de Londres a chuté de 5 %) font tâche à côté du compte personnel en Suisse de Mister Gulliver (6,7 millions d’euros). Compte alimenté via une société lui appartenant et basée au Panama. Le petit cachotier a tenté d’expliquer que ce dispositif visait à cacher le montant de ses primes à ses collègues, ajoutant que ces pratiques n’affectent en « aucune manière » sa capacité à diriger le groupe. Si on comprend bien, y a plus qu’à lui augmenter ses stock-options et revaloriser le montant de son parachute doré.

Le Monde Libertaire

Le Monde libertaire hebdo n° 1767

publié le : 03-03-2015 par Administration du Monde Libertaire

Après les attentats perpétrés par les frères Kouachi d’un côté, et Coulibaly de l’autre, les médias ont mis le paquet pour nous montrer combien nous aimons notre police. Jusqu’à embrasser des CRS pendant la manifestation du 11 janvier 2015. Touchant. Sûr que Rémi Fraisse aurait voulu lui aussi pouvoir déclarer son amour aux forces de l’ordre. Malheureusement, il est indisponible depuis quelque temps. Par la faute d’une grenade. Au fait, elle passe quand en jugement la grenade ? Pendant ce temps, notre président offre ses bons services pour tenter de mettre fin au conflit en Ukraine. C’est vrai, la guerre, c’est pas bien. Afrique, Moyen-Orient, Afghanistan, plan Vigipirate, on voit des uniformes français partout. Jusqu’à la nausée. Mais nous, c’est pour la bonne cause, pour porter la civilisation sous toutes les latitudes. Et puis, pour nos dirigeants, rien de mieux que d’appeler à l’union nationale pour faire grimper les sondages. Esprit du 11 janvier es-tu encore là ? Nos politiciens ont besoin de toi.

Le Monde Libertaire

Le Monde libertaire hebdo n° 1766

publié le : 03-03-2015 par Administration du Monde Libertaire

 

Dans sa dernière conférence de presse, François Hollande a pratiquement éludé la question économique. L’emploi ? C’est pas le moment, l’heure est à « l’unité nationale ». Nous sommes tous Charlie. Avant d’être tous chômeurs ? L’avenir nous le dira. Et l’avenir, pour François Hollande, c’est surtout 2017. Si la fameuse courbe du chômage ne se décide pas à s’inverser, notre président l’a dit : il ne voit pas comment il pourrait de nouveau être candidat à la fonction suprême. Ben, nous non plus. L’abus d’unité nationale est dangereux pour la santé de François Hollande. Esprit du 11 janvier, si tu es là, frappe un coup : dans deux ans on risque de ne pas entendre grand-chose… En attendant, on a pu assister à une belle opération de communication à Marseille. Manuel Valls s’y était rendu, pensant sans doute que sa visite l’aiderait à gagner quelques points de popularité. Raté. Sa venue a été précédée de quelques tirs de kalachnikov dans les quartiers nord de la cité phocéenne, ce qui n’a évidemment pas été de son goût, lui qui venait pour réaffirmer l’autorité de l’État. Son très bref bain de foule ne lui aura servi qu’à entendre quelques cris du genre : « Du pain, pas des discours ! » Et pour finir, le bilan du mois : sept points de popularité perdus. Tout ça pour ça. Mais où est donc passé l’esprit du 11 janvier ?

Le Monde Libertaire

Le Monde libertaire hebdo n° 1765

publié le : 12-02-2015 par Administration du Monde Libertaire

À la CGT, la crise est en passe d’être terminée. L’ancien secrétaire général Thierry Lepaon a donc fini par prendre la porte (pas trop tôt), remplacé par le n° 1 de la Fédération de la métallurgie, Philippe Martinez. Le bougre aux belles bacchantes est un vieux bourlingueur du syndicalisme, désireux de remettre la CGT sur les rails de la lutte des classes, rompant avec la stratégie de négociation et de cogestion empruntée depuis quelques années par les directions précédentes. Bonne nouvelle ? Sur le plan de la combativité, oui, si toutefois ces appels à la radicalisation ne sont pas de simples postures destinées à séduire une base quelque peu remuante ces derniers mois. Mais pas tant que ça si on considère les liens du nouveau secrétaire général avec le Parti communiste, liens qui appellent à un nouveau rapprochement entre la centrale syndicale et le landernau qui siège au Colonel-Fabien. À croire que dans la CGT on ne peut décidément pas se faire plus radical sans renouer avec la vieille tradition nauséabonde des liens structurels entre les communistes autoritaires (qui restent des ennemis objectifs de l’émancipation prolétarienne) et l’organisation de classe. À moins que les anarchistes qui luttent dans cette CGT en crise se coordonnent enfin pour proposer une alternative, celle d’une lutte des classes s’exprimant dans le cadre libertaire de l’autonomie ouvrière. 

Le Monde Libertaire

Le Monde libertaire hebdo n° 1764

publié le : 05-02-2015 par Administration du Monde Libertaire

C’est entendu ; en Grèce ce n’est pas la révolution, mais c’est quand même un coup de pied au cul des formations politiques traditionnelles. D’où l’inquiétude des politiciens à travers toute l’Europe, à commencer par l’Espagne où le jeune parti Podemos (Nous pouvons) espère bien emboîter les pas de Syrisa. C’est que 2015 est une année d’échéances électorales outre-Pyrénées (municipales, législatives…) Parti populaire (PP) et Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) pratiquent la méthode Coué et veulent se convaincre, et convaincre la population que l’Espagne n’est pas la Grèce. Difficile à croire au vu de ce que le peuple ibère subit depuis plus de quatre ans. Même s’il ne faut pas s’attendre à grand-chose de Podemos (issu d’une partie des Indignés), se disant ni de droite, ni de gauche, la simple peur qu’il inspire à la vieille classe politique fait plaisir à voir. Mais en Espagne, en Grèce ou ailleurs, prétendre changer les choses par un simple toilettage du capitalisme risque de s’avérer rapidement insuffisant et décevant. Le capitalisme ? Une vieille idée à jeter aux poubelles de l’histoire.

Le Monde Libertaire

Le Monde libertaire hebdo n° 1763

publié le : 29-01-2015 par Administration du Monde Libertaire

De l’argent, y en avait… dans les poches de l’État. Nous voilà rassurés. Nous étions sur le point de nous laisser convaincre que les caisses de l’État étaient vides, puisqu’on ne nous annonçait que coupes budgétaires et suppressions de postes. Et puis, miracle. Il a suffit d’une hécatombe déclenchée par la reproduction d’un visage de prophète et, de nouveau, des postes sont à pourvoir, des budgets accordés à coups de millions généreux. Pour la Santé, l’Éducation ? Ne nous faites pas rire, nous avons les lèvres gercées. Non, nous vous parlons d’urgence nationale, là. Valls, de plus en plus raide dans ses postures, a tout balancé d’un coup : tout pour les forces de l’ordre et l’armée ; renforcement général des moyens financiers techniques et humains de l’antiterrorisme, tant sur le plan police que sur le plan justice. Création de 2 680 emplois sur trois ans. Et questions pépètes : 736 millions d’euros injectés sur trois ans. La future loi sur le renseignement sera présentée au Parlement début mars, avec au menu l’extension des écoutes téléphoniques. Ça promet. Le tout au milieu d’un climat de délation qui va s’amplifier. On vit décidément une époque formidable.

Le Monde Libertaire

Le Monde libertaire hors-série n° 59 est dans les kiosques !

publié le : 26-01-2015 par gestion du site

 

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Le Monde Libertaire

Le Monde libertaire hebdo n° 1762

publié le : 22-01-2015 par Administration du Monde Libertaire

Précaires, réjouissez-vous ! Avec la loi Macron, en passe d’être adoptée à l’Assemblée nationale, à vous le travail dominical, de nuit et pendant les jours fériés, le tout avec plein d’autres douceurs. Et, pendant ce temps, on nous défend à cor et à cri la sacro-sainte liberté d’expression. Mais qui s’est levé, dimanche 11 janvier 2015, pour la défendre ? Le Premier ministre turc qui laisse l’État islamique massacrer les révolutionnaires kurdes ? Le Premier ministre espagnol qui enferme les militants anarchistes ? En tout cas, sûrement pas les travailleurs du dimanche. Ni ceux qui ne sont pas dupes de cette union nationale des imbéciles qui, sous couvert d’ennemi intérieur de la nation (Robespierre nous a déjà fait le coup), cherche à diviser le prolétariat et à l’éloigner de la revendication de ses intérêts de classe. De fait, la mascarade gouvernementale, massivement portée par des médias hystériques, a permis de passer sous silence les discussions autour de cette loi Macron… offrant son vote sur un plateau d’argent au jeune ministre de l’économie – jeune mais déjà milliardaire –, tout juste de retour de Las Vegas, où il défendait il y a quelques jours la France qui innove et investit à l’étranger… Désormais, il est temps que l’émotion retombe et que la guerre sociale batte à nouveau son plein.

Le Monde Libertaire

Le Monde libertaire hebdo n° 1761

publié le : 15-01-2015 par Administration du Monde Libertaire

Barbarie, massacre, carnage, scène de guerre… on ne va pas reprendre tous les qualificatifs qui fleurissent dans l’ensemble des médias sur la tuerie perpétrée à Charlie Hebdo, mais le mot horreur les résume à peu près tous. Horreur de voir que, de nos jours, on utilise des balles contre un crayon et du papier. Écœurement devant les réactions nauséabondes qui n’hésitent pas à faire des amalgames douteux. Et que dire devant le bal des faux-culs de tous ces chefs d’État voulant se faire passer pour des défenseurs de la liberté d’expression ? Déjà la belle défense de cette dernière s’accompagne de réserves à peine voilées : on peut rire de tout, mais pas de la religion ; d’aucune religion ; et on sent bien depuis un bout de temps que, dans une partie de la population, certains regrettent qu’il n’y ait pas en France une loi interdisant le blasphème, comme c’est le cas dans d’autres pays, comme ça l’était dans le nôtre avant la Révolution de 1789. Chaque religion ayant ses fous de Dieu, la liberté d’expression est encore et toujours attaquée. Et de la liberté d’expression à la liberté tout court, la distance est courte. Gare aux mesures d’exception qui peuvent rapidement déboucher sur des lois scélérates. Gare aux appels à la haine contre telle ou telle communauté. Religion, État, l’absolutisme couve toujours, tapi dans l’ombre. Contre la liberté de la presse, d’opinion, d’expression, c’est la guerre ? Ça l’a toujours été. Alors ne baissons pas la garde, plus que jamais, ni dieu ni maître.

Le Monde Libertaire

Le Monde libertaire hebdo n° 1760

publié le : 15-01-2015 par Administration du Monde Libertaire

Ça y est, c’est fait. Changement d’année et nouveau discours du président de la République. Nouveau ? Pas sur la forme : air martial (c’est la loi du genre) pour déclarer qu’il « [a] tenu bon et suivi fermement le cap », rappelant l’instauration de la réforme territoriale et le pacte de responsabilité (on ne va pas lui dire merci), n’hésitant pas à déclarer que, « face au chômage, c’est en faisant preuve d’initiative que nous réussirons », oubliant de revenir sur l’échec de sa politique qui devait inverser la courbe de ce chômage avant la fin 2014. Nous avons pu constater l’inverse, mois après mois. C’est sans doute en cela qu’il s’est agi pour François Hollande d’une « année rude et jalonnée d’épreuves de toutes sortes ». Pas sur le fond non plus : cette gauche, ce « socialisme », ne compte pas remettre en cause le capitalisme. À preuve le projet de loi Macron, censé « libérer les initiatives, casser les rentes, libérer les énergies, l’activité, développer l’emploi, simplifier la vie des entreprises tout en protégeant les salariés ». Protéger les salariés, on a comme un gros doute, et c’est un euphémisme. « La France est capable de se transformer. Je sais que vous y êtes prêts. » Se transformer ? Nous aussi nous le croyons. Prêts ? Nous sommes un certain nombre à l’être. Pas dans le sens voulu par les maîtres de ce monde, mais par ceux d’en bas, qui veulent prendre enfin leur destinée en mains. Alors pour 2015, nos vœux ne seront pas ceux du chef de l’État. Non, pour notre part nous vous souhaitons (et nous nous souhaitons) de nombreuses rébellions, révoltes et révolutions. 

Communiqué

Fusillade à Charlie hebdo

publié le : 07-01-2015 par gestion du site

La Fédération anarchiste apprend avec horreur la tuerie perpétrée dans les locaux du journal satirique Charlie Hebdo, qui a laissé 12 morts et 11 blessés.

Nous partageons l’émoi, l’indignation, et la peine des familles, des amis, des collègues après ce crime odieux. Parmi les victimes, certains ont contribué un temps au Monde libertaire, et si nos positions ont pu diverger par la suite, ils resteront au souvenir de nombreux camarades.

Cet attentat doit nous rappeler que l’obscurantisme religieux comme politique est meurtrier.

Nous condamnons les assassins, mais nous restons également vigilants face aux réactions de l’extrême droite ou au dispositif policier de l’état.

Nous continuerons à combattre l’oppression, l’autoritarisme et l’intolérance, qu’ils se cachent derrière la religion, la nation ou l’ordre sécuritaire.



Fédération anarchiste, 07 janvier 2015

Le Monde Libertaire

Le Monde libertaire hebdo n° 1759 : spécial 60 ans de ML !

publié le : 08-01-2015 par Administration du Monde Libertaire

Il y a un peu plus de soixante ans, au mois d’octobre 1954, le mensuel Le Monde libertaire paraissait pour la première fois, faisant suite au Libertaire, créé en 1895. L’organe de la Fédération anarchiste, laquelle sortait d’une grave crise interne, se présentait alors comme le fruit commun de « libertaires unis de toutes les écoles ». Six décennies plus tard, Le Monde libertaire, devenu hebdomadaire depuis 1977, est toujours là. On peut s’en réjouir, comme regretter que ses dénonciations du système capitaliste et de l’État soient toujours aussi nécessaires. Car, de fait, le capitalisme ne s’est pas écroulé, se renforçant au fil de ses crises, dépassant violemment certaines de ses contradictions, en inscrivant toujours plus profondément dans nos chairs le fer rouge de l’exploitation économique et de l’oppression politique. Mais gardons-nous du pessimisme, que nous laisserons aux cyniques et aux résignés, et redoublons plutôt d’effort pour construire la révolution sociale. En cela, Le Monde libertaire, si modeste soit-il, continuera tant qu’il le faudra de se faire l’écho des luttes émancipatrices et d’accueillir dans ses colonnes les débats politiques indispensables à l’élaboration permanente de la pensée anarchiste, pensée vivante s’il en est. Soixante ans, après tout, ce n’est pas si vieux, et notre journal a encore toutes ses dents pour déchirer en lambeaux les liens qui nous enchaînent à cette société invivable où le bonheur de quelques-uns implique le sacrifice de milliards d’autres.

Communiqué

Décès d’André Devriendt

publié le : 06-01-2015 par gestion du site

La Fédération anarchiste a l’immense douleur de vous faire part du décès d’André Devriendt à l’âge de quatre vingt quatorze ans.

Militant anarchiste et syndicaliste il aura été depuis la Libération de tous les combats du mouvement social. A la reconstruction de la FA en 1954,  à la responsabilité du Monde libertaire et de Publico comme à la Mutuelle de la presse et au secrétariat du syndicat des correcteurs CGT.

A son épouse, à sa famille nous adressons nos plus sincères condoléances.

International

Espagne. La FAI face à la répression de l’anarchisme et à sa manipulation médiatique

publié le : 25-12-2014 par Secrétariat aux relations internationales

 

La FAI (Fédération anarchiste ibérique) exprime son opposition aux récentes arrestations d’anarchistes en Catalogne et à Madrid, et apporte sa solidarité et son soutien aux détenus et aux prisonniers, à leurs familles et leurs proches.


La croissance du mouvement libertaire et de la protestation sociale, au cours des dernières années, est systématiquement persécutée par l’État, grâce à des lois répressives qui accusent de terrorisme toutes sortes d’actes contraires à l’ordre établi.


Sans surprise ces arrestations sont un avertissement à tous ceux impliqués dans les activités de protestation et sont la porte d’entrée de la nouvelle « loi bâillon », « Ley mordaza », (« Loi sur la sécurité publique ») qui vise à établir un état d’exception permanente, afin d’arrêter le mouvement social pour le changement qui a déjà commencé. Pour cela, l’État crée une situation d’alarme sociale par des opérations de police et des procédures judiciaires sur la base de preuves et d’accusations arbitraires, qui alimentent le faux mythe de l’anarchisme terroriste et promoteur de la lutte armée.

 

Ce type d’opérations antiterroristes se finissent généralement par des acquittement ou des peines mineures pour les personnes accusées, en lien avec l’absence d’organisations armées et d’attaques terroristes sur le territoire espagnol.


Selon le suggèrent certains journaux (comme « Libertad Digital »), le mandat du juge Gómez Bermúdez (en Espagne) révèle l’existence de relation entre les personnes détenues et la FAI, appuyant ces déclarations sur le fait que nous avons des idées et des pratiques violentes, ce qui est absolument faux.


Certains médias (tels que « Europa press » et divers sites web liés au gouvernement espagnol), dans une tentative d’intoxication, essayent de nous confondre avec la FAI-FRI (Fédération anarchiste informelle – Front révolutionnaire international) et le GAC (Groupes des anarchistes coordonnés) qui n’ont rien à voir avec nous.


La pratique de la FAI est visible et publique, internationaliste et sociale. Cela est évident à la fois par notre adhésion à l’IFA (Internationale des Fédérations anarchistes) et par le large éventail des activités que nous faisons dans la société.


La FAI favorise le développement de l’organisation anarchiste et sociale basée sur l’action directe, le soutien mutuel et l’autogestion, sans aucune ingérence de l’État et du capital. La FAI lutte pour l’émergence d’une société émancipée de ce système et favorise le libre et plein épanouissement des individus.


Pour ces raisons, le FAI dénonce publiquement l’emprisonnement et la répression de l’activisme anarchiste, de la protestation sociale et la campagne médiatique de manipulation de l’anarchisme et de la Fédération.


Comité péninsulaire de la FAI, le 25 Décembre, 2014

 

International

Cuba. Position de l’Atelier libertaire Afredo Lopez de la Havanne.

publié le : 19-12-2014 par Secrétariat aux relations internationales

 

Sur la libération des prisonniers et le rétablissement des relations diplomatiques entre les gouvernements de Cuba et des Etats-Unis.

 

1. La « normalisation » des relations entre les pouvoirs gouvernementaux des Etats-Unis et de Cuba devrait contribuer à éliminer les nombreuses et archaïques obstructions (de la part de ces mêmes gouvernements) contre des liens humains fondamentaux entre les deux nations.

 

2. Nous nous réjouissons avec ceux qui viennent de sortir de prison, et avec leurs familles qui viennent d’accueillir leurs proches dans leurs maisons. Ils sont enfin en liberté, après de longues années d’enfermement « légal ».

 

3. Toutefois, nous ne connaissons pas les termes de cette négociation. Il s’agit d’un coup médiatique qui contribue à la croyance qu’il s’agit d’un évènement miraculeux qui nous laisse comme des spectateurs passifs.

 

4. Nous craignons également que se génèrent de nouvelles opportunités pour le capital d’exploiter « plus » et « mieux » notre peuple.

 

5. Que le conformisme s’intensifie, ainsi que l’insignifiance et la misère, et qu’à travers la société de consommation aient lieu de nouvelles atteintes à l’environnement et une invasion de la culture de masse ; parce que...

 

6. L’impérialisme américain reste en vie.

 

7. L’autoritarisme cubain reste en vie.

 

8. La base navale de Guantanamo n’a pas été démantelée et continue d’accueillir une prison internationale dotée d’un centre de tortures.

 

9. Il ne suffit pas de libérer un groupe de prisonniers, et il ne suffirait pas de fermer une prison particulièrement odieuse : toutes les prisons du monde doivent fermer.

 

10. Il ne suffit pas aussi que deux états mettent fin à leur « guerre froide » et se rapprochent sur un ensemble de positions : la véritable réconciliation entre les peuples viendra quand il n’y aura plus d’État.

 

11. Il suffit encore moins de débloquer les marchés pour que les propriétaires des moyens d’exploitation du travail et de la nature commercent entre eux : une telle exploitation devrait maintenant disparaître.

 

12. Par conséquent, nous espérons que maintenant que le démantèlement du blocus-embargo est d’actualité, que ce ne seront pas deux instances gouvernementales qui le géreront, mais que tous les cubains et tous les américains prendront part au changement.

 

Nous allons poursuivre notre lutte contre toutes les formes de domination : la lutte écologiste, anti-impérialiste, anti-capitaliste et anti-autoritaire, en solidarité avec nos compagnons dans le monde.

 

La liberté sans socialisme est le privilège et l’injustice ; le socialisme sans la liberté est la brutalité et la tyrannie.

 

La Havane, 19 décembre 2014

 

Le Monde Libertaire

Le Monde libertaire hebdo n° 1757

publié le : 07-12-2014 par Administration du Monde Libertaire

À chacun son pèlerinage. Mitterrand avait sa roche de Solutré, Hollande, lui, c’est le site Arcelor-Mittal de Florange. L’année dernière, l’accueil avait été plutôt frais au milieu des sifflets et des huées. La semaine dernière, ça s’est mieux passé ; il faut dire qu’en plus d’être entré par la petite porte les autorités lui avaient bien préparé la visite : élus locaux triés sur le volet, ainsi que présence d’ouvriers « reclassés » soigneusement sélectionnés. François Hollande a donc pu tranquillement s’autocongratuler, rappelant que Mittal avait procédé à trente embauches en CDI (avec les sept millions d’euros de crédit d’impôt recherche qu’il a obtenus, il faudrait peut-être lui dire merci ?), annonçant le lancement d’une plate-forme publique de recherche avec promesse par l’État d’y injecter 20 millions d’euros (une promesse de plus), montrant un des hauts-fourneaux à l’arrêt, transformé en musée (et pourquoi pas en parc d’attraction pendant qu’on y est ?). La centaine de mécontents (eh oui, il y en avait) était soigneusement tenue à distance, ce qui a laissé tout loisir au chef de l’État d’affirmer haut et fort : « Toutes mes promesses ont été tenues. » C’est pourtant vrai qu’il a de l’humour, notre président !

Le Monde Libertaire

Le Monde libertaire hebdo n° 1756

publié le : 07-12-2014 par Administration du Monde Libertaire

Les amis de trente ans et plus n’en finissent pas de se tirer dans les pattes. Ainsi, dans leur livre Sarko s’est tuer, les auteurs (Davet et Lhomme, journalistes au Monde) rapportent les propos de Jean-Pierre Jouyet (premier secrétaire à l’Élysée) révélant que François Fillon lui aurait demandé de faire accélérer l’enquête en cours sur l’affaire Bygmalion. Dans un premier temps, Jouyet dément, puis le lendemain reconnaît avoir parlé de l’affaire avec Fillon, qui lui de son côté dément absolument. Vous suivez ? Vous vous en foutez ? Vous avez raison. En attendant, c’est encore une affaire qui occupe tous les médias qui s’ingénient ainsi à faire oublier d’autres choses autrement plus importantes, comme le chômage et la précarité dans ce pays. De même qu’on voudrait nous faire « digérer » la mort de Rémi Fraisse, les manifestations qui ont suivi et leurs cortèges de violences policières. Le barrage du Testet ? Ségolène nous en parlera une autre fois, si on est sages. Et pour ce qui est du social ? Manifestation samedi contre l’austérité programmée par le budget gouvernemental. Et pour rigoler un coup, le patronat nous en sort une bonne : lui aussi appelle à manifester de différentes façons au mois de décembre. Pourquoi ? Il ne supporte visiblement plus d’avoir à justifier le « bien-fondé » des licenciements. Chaque semaine, le Medef en rajoute une louche pour souligner « la souffrance des patrons français ». On croit rêver. Dire qu’on pensait être les seuls à souffrir ! Eh bien non, nos exploiteurs « souffrent ». Qu’ils sont comiques. Finalement, on ira peut-être à leurs manifestations, histoire de leur expliquer par le menu ce qu’est la souffrance au travail. Ça les éclairera peut-être.

International

Halte aux harcèlements et aux diffamations au Mexique !

publié le : 03-12-2014 par Secrétariat aux relations internationales

2 décembre 2014

Actuellement au Mexique et dans la ville de Mexico, divers événements préoccupants se déroulent ; à chaque instant des actions répressives se mettent en place contre la population. Ces actions ne semblent pas avoir de limites, elles sont chaque fois plus flagrantes, et l’État cherche à les rendre le plus visible possible afin que le peuple soit remplit de peur. Cette stratégie a un nom : Terrorisme d’État.

 

La répression prend forme quotidiennement par des disparitions, comme celles des 43 étudiants normalistes ; par des assassinats, comme ceux perpétrés contre les étudiants, comme celui de Carlos Sinhué Cuevas Mejía, parmi tant d’autres.

 

La répression prend la forme de détentions et de séquestrations : – comme celles des compagnons et des compagnonnes détenues suite aux manifestations, parmi lesquels 11 personnes ont été transférées dans des prisons fédérales de haute sécurité – mais sont aujourd’hui libérées – et 14 autres ont été placées sous contrôle judiciaire – comme celles de Brayan Reyes, Jaqueline Santana, et Sandino Bucio – comme les incarcérations de Carlos López, Fallon Roullier, Amelie Trudeu, Abraham Cortés, Fernando Bárcenas et Luis Fernando Sotelo.

 

La répression prend la forme de tortures, comme celles perpétrées lors de la plupart des arrestations, en particulier contre les activistes, comme dans le cas de Mario González ; la répression prend forme par les abus commis tous les jours par les « représentants » de l’autorité contre la population en général?; la répression prend forme par le harcèlement et les diffamations venant de certains médias de désinformation (tels Reforma, La Razon, El Universal, etc.), médias qui sont au service de l’État et de ses institutions policières, et qui ont mis oeuvre une nouvelle campagne de signalements sélectifs contre les activistes sociaux qui expriment leur indignation face à l’assujettissement que nous vivons, parmi les personnes visées se trouve Mario González, libéré après 13 mois de réclusion et de torture, cette campagne s’érige contre la pensée anarchiste et ceux qui la partagent, en la détournant.

 

Tout cela, ce ne sont que quelques méthodes répressives perpétrées par les bourreaux contre tous ceux et celles qui se rebellent contre le despotisme générateur de la misère dans laquelle nous nous retrouvons submergés, contre ceux et celles qui dénoncent cette terreur institutionnelle qui est en train de croître.

 

Ces actes répressifs constituent clairement une mesure contre-insurrectionnelle qui cherche à nous pousser à la terreur et à la démobilisation au moment où toute une vague de mécontentement sociale s’est déclenchée.

 

C’est absurde de voir l’ensemble des institutions les plus violentes qui existent, c’est-à-dire l’État, accuser de violents et d’agressifs tous ceux et celles qui dénoncent sa violence. De la solidarité et de la lutte dépend que toute cette répression et toute cette injustice cessent.

 

Comité de Solidarité avec Mario González, Ville de Mexico
Les trois passants (Paris, France)
La Confederación General del Trabajo (CGT) – État espagnol
Fédération Anarchiste (France, Suisse, Belgique )
Internationale des fédérations anarchistes (IFA)
Caracol Solidario, Besançon (France)
Mut Vitz 13, Marseille (France)
Associació Solidaria Cafè Rebeldía-Infoespai (Barcelone)
#Yosoy132 – Europe
Azamblea del Pueblo – Costa Rica/Centroamérica
Comité de redacción de la publicación “Lucha Indígena” (Pérou) Grupo de
Trabajo “No Estamos Todxs” (Chiapas, Mexique)
DILE- Difusión de Ideas Libertarias en Ecatepec ( Mexique)
Periódico “Solidaridad Proletaria” (Monterrey, Mexique)
Ediciones subversión (Monterrey, Mexique)
Colectivo Zapatista Neza (Mexique)
Nicte Ha Soto (Sexta para Niñoas- Ville de Mexico)
Professeur Luis de la Peña Martínez (ENAH, Mexico)
Professeur Carolina Concepción González González (Mexique)
Professeur Emigdio Navarro Esquivel, CCH Azcapotzalco (Mexique)
Professeur Fernando Quintana Mendoza, Preparatoria 2 (Mexique)
Professeur Guadalupe Susano Caballero, CCH Azcapotzalco (Mexique)
Professeur Luis Darío Salas Marín, Preparatoria 6 (Mexique)
Professeur María Elena de la Torre Monterrubio, CCH Azcapotzalco (Mexique)
Professeur María Esther Navarro Lara, Facultad de Ciencias Políticas y
Sociales ( Mexique)
Professeur Miguel Ángel García Álvarez, Facultad de Ciencias (Mexique)
Sandra Odeth Gerardo Pérez (ENAH, Mexique)
Gaia Capogna (Italie)
Itzel López Nájera (Mexique)

Source en espagnol: http://solidaridadmariogonzalez.wordpress.com

Communiqué

Le cynisme patronal n’a pas de limites

publié le : 30-11-2014 par gestion du site

            Du 1er au 5 décembre, le Medef, la CGPME et quelques autres organisations patronales appellent les entrepreneurs à se mobiliser dans la France entière pour « libérer l’entreprise ».

 

            Les patrons ont compris qu’ils pouvaient attendre beaucoup du gouvernement en place. Ils ne comptent pas se contenter des 30 milliards d’euros de cadeaux fiscaux déjà engrangés suite au crédit impôt compétitivité emploi (CICE) de 2012 et au pacte de responsabilité de 2014. Ni, d’ailleurs, des avantages qu’ils tirent déjà de la flexi-sécurité instaurée comme mode de gestion du marché du travail par l’accord national interprofessionnel de 2013 (faciliter les licenciements pour faciliter les embauches, disent-ils...). Ils réclament donc désormais d’aller plus loin, pour obtenir davantage de baisse de cotisations et une simplification du Code du travail (dernier rempart à leurs abus).

 

            Cette mobilisation d’ampleur s’inscrit plus largement dans une campagne politico-médiatique qui, depuis des mois, nous assène sur les ondes, les écrans et dans les journaux que les patrons seraient les victimes de l’injustice des lois sociales aujourd’hui en vigueur. Et tandis qu’ils geignent, trouvant des échos favorables dans les médias bourgeois, ils ne tiennent pas les promesses faites et maintes fois renouvelées, à savoir la création d’un million d’emplois en échange de ce qu’ils ont déjà obtenu en matière de cadeaux fiscaux. De fait, le chômage ne cesse d’augmenter, franchissant désormais le cap des 3 400 000 demandeurs d’emploi.

 

            Nous, anarchistes, ne croyons de toute façon pas en leur politique du plein-emploi, qui n’est jamais qu’un leurre, un mirage destiné à nous faire accepter les conditions de l’exploitation économique et l’oppressante morale basée sur le travail. Dans l’immédiat, nous considérons comme impératif de défendre les derniers acquis sociaux et de construire des luttes pour en obtenir de nouveaux. Rien n’est jamais acquis dans la lutte des classes ! Et elle demeurera tant que nous ne nous serons pas débarrassés des patrons parasites qui créent et administrent la misère sociale en captant les richesses produites par les travailleurs.

 

 

Fédération anarchiste

30 novembre 2014

International

Ayotzinapa. Notre douleur, notre rage !

publié le : 21-11-2014 par Secrétariat aux relations internationales

Et maintenant comment faire pour continuer à avancer dans cette nouvelle étape ?

 

Depuis le 26 septembre 2014, le Mexique se voit tel qu’il est et le monde à nouveau découvre une réalité que l’on ne peut plus cacher et qui s’est révélée de la façon la plus terrible qui soit. Iguala est le lieu où le Mexique de douleur et de mort ne peut plus ignorer sa réalité, c’est le lieu qui a empli le monde entier d’indignation, c’est le lieu où le secret muet s’est converti en un cri de douleur et de rage.

 

43 étudiants disparus, trois étudiants assassinés. Tous assassinés et disparus à Iguala, tous assassinés et disparus par l’État. Tous assassinés et disparus par le pacte d’impunité qui lie la classe politique.

 

Mais désormais il ne suffit plus de parler d’impunité car les institutions qui auraient dû exercer la justice non seulement ne le font pas mais elles se protègent elles-mêmes de leurs propres délits ; en réalité nous sommes devant un système qui trouve toujours comment et qui punir, de façon exemplaire et spectaculaire (coupable ou innocent), afin de pouvoir garder intacts le grand commerce de la corruption ainsi que les structures brutales du pouvoir qui maintiennent le pays entier submergé par la violence.

 

Au Mexique ce n’est pas le système qui est corrompu, c’est la corruption qui est le système. Ce n’est pas qu’il y ait de plus en plus de vides de l’État, mais c’est que ce qui apparaît comme des vides est en réalité plein de la nouvelle mutation de l’État mexicain : le Narco-Etat.

 

Le couple Abarca est une terrifiante démonstration du lien entre le gouvernement et le crime organisé, mais le pire c’est que ce n’est pas le seul ni le pire exemple, c’est précisément un exemple de ce que sont devenues les institutions du Mexique. A Iguala, les 43 étudiants de Ayotzinapa sont également la terrible preuve que non seulement les actions du Narco-État sont contre insurrectionnelles, qu’elles cherchent la criminalisation des luttes, qu’elles cherchent à contrôler par la terreur, qu’elles cherchent le génocide de l’espoir.

 

Dans ce Mexique brisé, sécurité signifie vivre terrorisé, entouré de militaires et policiers, surveillé en permanence. Dans ce Mexique brisé, les appareils des droits de l’homme sont utilisés pour s’assurer que les véritables agresseurs échappent à la justice et puissent continuer à agresser.

 

Dans ce Mexique brisé, l’ex-maire d’Iguala, José Luis Abarca, est accusé de nombreux délits, mais pas de celui qui entraînerait la reconnaissance de la responsabilité de l’État, celui de disparition forcée.

 

Dans ce Mexique brisé, María de los Angeles Pineda est maintenue aux arrêts pendant 40 jours et Noemi Berrument Rodriguez, protectrice du couple accusé, est laissée en liberté, tandis que ceux qui s’opposent au système, ceux qui défendent la terre, ceux qui exigent justice, ceux qui se solidarisent avec les familles des 43 étudiants disparus par l’État, ceux qui éclatent d’indignation, sont immédiatement emprisonnés.

 

Dans ce Mexique brisé, le pouvoir se scandalise lorsque quelqu’un brûle une porte en bois, tandis que pour les centaines de milliers de morts, les centaines de milliers de disparus, les centaines de milliers de déplacés, il n’y a que des montages médiatiques, de longs procès bureaucratiques, de fausses condoléances, mais jamais de justice.

 

Le message derrière la façon dont tout a été fait à Iguala, derrière les milliers de morts et de disparus dans tout le Mexique, c’est qu’aucune vie n’a de valeur, et que depuis ces « nouvelles institutions », la façon de gouverner c’est désormais la mort.

 

Pour toutes ces raisons, après que le monde ait espéré, par une enquête rigoureuse une réponse quant à la situation des 43 normaliens disparus , il est indigne et douloureux de constater que les enquêteurs aient montré non seulement leur incompétence mais également un impressionnant manque du minimum de respect envers les familles des victimes, et à travers elles, envers toute la société, car leur unique objectif est de biaiser les enquêtes afin d’occulter la vérité.

 

L’indignation a grandi, a débordé les places, croissant semaines après semaines. Les manifestations, les actions, les grèves, démontrent que malgré les mensonges, les montages, les calomnies et les tromperies de la part du « Gouvernement mexicain », toujours absent lorsqu’il s’agit de donner des réponses, le peuple mexicain et d’autres parties du monde, ont fait leur le slogan « Vivants ils les ont pris, vivants nous les voulons !"

 

Dans de nombreux endroits aussi bien au Mexique qu’à l’extérieur du pays, des étapes importantes sont franchies rapidement vers de nouveaux cris qui résonnent # Nous ne vous croyons pas, # C’est un coup de l’État # C’est bon, j’en ai marre, #Nous sommes tous Ayotzinapa.

 

A Iguala la logique politique est devenue visible, celle qui a fait que dans notre pays 180 milles morts nous font mal et que nous continuons d’attendre plus de 20 milles disparus.

 

Aujourd’hui nous rejoignons la rage active des pères et des mères des étudiants disparus, aujourd’hui nous leur disons que nous attendons que les 43 reviennent, que nous ne croyons pas à la farce par laquelle ils espèrent balayer cette indignation et cette rage générale. Ayotzinapa est le début de quelque chose, qui grandit dans les salles de classe et dans les rues.

 

Ces dernières semaines un mouvement qui clairement identifie qui ils sont est en train de naître, dans ce nouveau processus la peur est en train de reculer, il devient impossible de rester simple spectateur et cela ouvre la possibilité de se demander :

 

Comment faire pour que notre énergie sociale parvienne à ouvrir une voie qui permette à la société, depuis le bas, d’imposer au gouvernement la vérité avec toutes ses conséquences ? Comment continuer à avancer dans cette nouvelle étape ?

 

Ayotzinapa ne fait pas seulement mal au Mexique, c’est le monde entier qui a mal.

 

Campagne internationale à laquelle se sont associées la Fédération anarchiste (FA) et l’Internationale des Fédérations anarchistes (IFA)

Le Monde Libertaire

Le Monde libertaire hors-série n° 58 sera dans les kiosques le 25/11 !

publié le : 22-11-2014 par Administration du Monde Libertaire

 

Pour trouver le kiosque près de chez vous ayant ce numéro dans ses rayonnages, rendez-vous ici

Le Monde Libertaire

Le Monde libertaire ouvre son blog Mediapart

publié le : 14-11-2014 par Administration du Monde Libertaire

Fondé en 1954, héritier direct du Libertaire créé en 1895 par Sébastien Faure, Le Monde libertaire est le journal de l’organisation révolutionnaire Fédération anarchiste. Parmi les plus vieux titres de la presse française, il se décline aujourd’hui en trois formules :

– Un hebdomadaire papier disponible uniquement sur abonnement.

– Un hors-série papier tous les deux mois disponible sur abonnement et dans les kiosques à journaux classiques.

– Un site Internet (qui permet également un abonnement numérique) mis à jour chaque semaine : http://www.monde-libertaire.fr

L’ouverture de ce blog Mediapart (http://blogs.mediapart.fr/blog/le-monde-libertaire) se veut une nouvelle ouverture de notre journal sur le Web. À partir de septembre 2014, y seront publiés chaque semaine des article extraits de l’hebdomadaire et des hors-séries. Nous espérons que ces publications régulières vous donneront l’envie de goûter davantage à cet autre regard sur l’actualité, l’histoire et le monde que nous nous efforçons de diffuser.

Pour s’abonner, c’est très simple, il suffit de se rendre ici : http://www.monde-libertaire.fr/le-monde-libertaire/12702-sabonner

Bonne lecture et à bientôt dans les luttes !

L’administration du Monde libertaire

Août 2014

Communiqué

La mort de Rémi Fraisse est un crime d’État

publié le : 13-11-2014 par Secrétariat aux relations extérieures

Le 25 octobre, Rémi Fraisse mourait lors d’une manifestation d’opposition à un projet de barrage à Sivens, dans le Tarn. Il a succombé à l’explosion d’une grenade offensive lancée par la gendarmerie.

La Fédération anarchiste dénonce ici un assassinat. Les forces répressives de l’État et du Capital portent la responsabilité de la mort du jeune homme.

Dans ce sens, nous dénonçons les interventions politiques honteuses concernant cet événement. Le retournement effectué nie à Rémi Fraisse le statut de victime d’un crime policier en le posant coupable d’avoir participé à une manifestation jugée violente.

De plus, nous exprimons notre inquiétude vis à vis de cette situation inédite où le ministre de l’Intérieur assume cet assassinat, soutenu en cela par nombre de parlementaires. La prochaine victime des forces de l’ordre lors d’une manifestation, une grève, une expulsion, un contrôle d’identité,... sera-t-elle considérée comme responsable de sa propre mort pour sa potentielle participation à un acte illégal ?

A propos des mobilisations légitimes qui ont suivi l’événement, nous condamnons les provocations et intimidations étatiques, via le déploiement policier digne d’un état totalitaire, et la campagne mensongère menée dans les médias .

Contre l’impunité de la police

Contre les projets inutiles

Nous n’abandonnerons pas le combat

Fédération anarchiste, le 04/11/14

Communiqué

Contre le Medef et l’État, défendons notre droit à la santé et à la protection sociale

publié le : 04-11-2014 par Administration du Monde Libertaire

En France, les patrons ont bien compris que le gouvernement de François Hollande était en mesure de répondre à tous leurs caprices. Et après près de 30 milliards d’euros de cadeaux fiscaux de la part du gouvernement en trois ans, le patronat entend désormais imposer ses vues en matière de réforme de la Sécurité sociale. Diminution ou suppression des allocations familiales, exonérations toujours plus importantes de cotisations sociales, individualisation de la protection, privatisation du système de santé, déremboursement des médicaments et capitalisation de la retraite : autant d’idées portées par le néolibéralisme pour boucher le fameux « trou » de la Sécu.

Des idées pour une réforme qui, une fois de plus, se fera au détriment des travailleurs, des plus pauvres et des plus précaires, alors même que les récentes largesses du gouvernement « socialiste » en faveur du patronat (pacte de responsabilité) amputent la Sécu de plusieurs dizaines de milliards d’euros.

Ces attaques contre ce système de protection sociale solidaire – certes insuffisant mais bien plus satisfaisant que ceux en vogue dans la plupart des autres pays – ne sont pas nouvelles. Mais à l’heure où l’Assemblée nationale débat du financement de la Sécu, il est plus que jamais nécessaire d’entrer dans la bataille idéologique pour dénoncer les tromperies (car c’est un fait : les réductions de cotisations sociales n’arrangent rien, et creusent même les déficits) et parer à toute attaque en la matière de la part d’un gouvernement aux bottes du Medef.

Pour nous, anarchistes, la question ne se réglera pas dans l’hémicycle avec un débat parlementaire, mais dans la rue et sur nos lieux de travail, par la grève et l’action directe. La riposte sociale est urgente, ne les laissons pas spéculer sur notre santé et notre bien-être.

Le Monde Libertaire

Le Monde Libertaire Hebdomadaire n°1754

publié le : 03-11-2014 par Administration du Monde Libertaire

Après l’UMP et le FN, voilà que le PS engage aussi en son sein un débat d’importance : si on changeait de nom ? Ainsi, « Parti socialiste » sonnerait un peu ringard… Supprimer la référence au socialisme serait faire preuve de cohérence, tant le PS n’a plus rien à voir avec le projet de société défendu jadis par les socialistes. Désormais rangé du côté du libéralisme, il ne se différencie plus de la droite que par un certain progressisme quant à certaines questions sociétales. Pas sûr, toutefois, que ce souci de cohérence idéologique soit le moteur des scènes de ménage suscitées au sein du PS par cette question. Il faudrait davantage y voir de l’opportunisme politique, une façon de faire face dans la tempête d’une opinion dégoûtée du vieux parti. Changer de nom pour nous faire croire que, désormais, les positions ont changé et que l’avenir n’en sera que plus radieux. Une stratégie assez pathétique pour regagner un électorat qui ne se fait plus beaucoup d’illusions sur les capacités du PS à résoudre le problème social. Sur ce fond de crise d’identité, la famille socialiste se déchire. Aubry se réveille un beau matin en se découvrant frondeuse, exigeant du gouvernement qu’il change de cap en matière de politique économique. Filippetti et Hamon, qui ne digèrent toujours pas d’avoir été mis à la porte de leur ministère, font preuve d’un courage digne d’un résistant en 1940 en s’abstenant de voter le budget. La vieille garde au pouvoir s’indigne, demande les exclusions, condamne ces attitudes jugées scandaleuses et trahissant un profond manquement au devoir politique (lol). Dans tout ce fourbi, une chose reste pour nous néanmoins sûre : les partis auront beau changer de nom et d’éléphants, ils resteront les mêmes, à l’antipode de nos intérêts, ceux des travailleurs.

Les Éditions du Monde Libertaire

Actualité de Bakounine 1814-2014

publié le : 03-11-2014 par Administration du Monde Libertaire

Actualité de Bakounine 1814-2014

ouvrage collectif

Deux siècles après sa naissance, moins d’un siècle et demi après sa mort, la vie et les idées de Michel Bakounine (1814-1876) sont encore riches d’enseignements en ce début de XXe siècle. La promotion par Bakounine d’un socialisme libertaire lui vaut en son temps l’opposition des socialistes autoritaires, partisans de Marx. Or au cours du XXe siècle, ce socialisme autoritaire, qu’il soit social-démocrate ou stalinien, loin d’émanciper l’humanité du capitalisme et de l’Etat, l’a entraîné dans des impasses souvent tragiques.

La pensée de Bakounine donne des pistes pour retrouver le fil émancipateur. Sept auteurs discutent son actualité dans différents domaines : le militantisme (Franck Mintz), l’analyse politique (René Berthier), le syndicalisme (Maurizio Antonioli), le nationalisme (Gaetano Manfredonia), la religion (Jean-Christophe Angaut), la géopolitique (Philippe Pelletier) et la philosophie politique (Philippe Corcuff).

La librairie Publico

vendredi 7 novembre | Lectures à plusieurs voies – Laurent Nicolas & les Editions lilo

publié le : 03-11-2014 par Administration du Monde Libertaire

Expo – dédicace de Laurent Nicolas
& des Editions lilo

En soutien à la librairie à l’occasion de la sortie du « Voleur de silhouettes »
et « Petit traité à l’intention des Rossignols » (ouvrage collectif)

www.editionslilo.com

Lectures à plusieurs voies
Vernissage, lecture, dédicace & verre de l’amitié


vendredi 7 novembre
17h30 / 19h30

Chargement des billets des groupes...

Billets des groupes de la FA

Achaïra n°180 l’émission radio du lundi 1er février 2016

publié le : 7 Feb 2016 par Cercle libertaire Jean-Barrué (33)

>> LIRE LE BILLET

Achaïra n°180 : Coup d’état d’urgence et daeshchéance

publié le : 7 Feb 2016 par Cercle libertaire Jean-Barrué (33)

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Achaïra n°180 : Des parasites et de comment les traiter

publié le : 7 Feb 2016 par Cercle libertaire Jean-Barrué (33)

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publié le : 7 Feb 2016 par Groupe J. Déjacque

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De quoi qu'on va causer le mardi 9 février.

publié le : 6 Feb 2016 par ArtRacaille

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1922 : Le « Pacte » des syndicalistes révolutionnaires

publié le : 4 Feb 2016 par Monde-nouveau.net

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Le Monde libertaire HS 63

publié le : 4 Feb 2016 par Le Blog du groupe Proudhon de la Fédération anarchiste (Besançon)

>> LIRE LE BILLET

Leur « Pacte », c'est la négation et la destruction du syndicalisme (Monatte, 1922)

publié le : 3 Feb 2016 par Monde-nouveau.net

>> LIRE LE BILLET

Le Monde Libertaire HS n°63 en kiosque !

publié le : 3 Feb 2016 par noir gAzier - Fédération Anarchiste Bethune-Arras

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Réunion d’information ZAD « La Marie des Landes »

publié le : 2 Feb 2016 par Aubanar – Blog du groupe d'Aubenas de la Fédération Anarchiste

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Le Monde libertaire HS n° 63, à lire sans modération

publié le : 2 Feb 2016 par Aubanar – Blog du groupe d'Aubenas de la Fédération Anarchiste

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Rennes - Samedi 6 février : Manif-karnaval pour la victoire de la Zad, contre l'état d'urgence

publié le : 2 Feb 2016 par Le blog de anars 56

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Rencontre à Lille avec Frédéric Dewaleyne

publié le : 2 Feb 2016 par ArtRacaille

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Manif Goodyear

publié le : 2 Feb 2016 par Le Blog du groupe Proudhon de la Fédération anarchiste (Besançon)

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La bataille d'Einaudi

publié le : 1 Feb 2016 par Le Blog du groupe Proudhon de la Fédération anarchiste (Besançon)

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GOODYEAR : Une bonne année et surtout la Santé…

publié le : 1 Feb 2016 par Groupe Alexandre Marius Jacob - Amiens

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Les trottant(es)"

publié le : 1 Feb 2016 par Le Blog du groupe Proudhon de la Fédération anarchiste (Besançon)

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Permanence mensuelle

publié le : 1 Feb 2016 par Groupe J. Déjacque

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SALES DEFAITES - JANVIER 2016

publié le : 1 Feb 2016 par Groupe J. Déjacque

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1924 : Le meeting de la Grange-aux-Belles raconté par May Picqueray

publié le : 31 Jan 2016 par Monde-nouveau.net

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troisième démarque (30 janvier 2016)

publié le : 30 Jan 2016 par Aubanar – Blog du groupe d'Aubenas de la Fédération Anarchiste

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Rassemblement contre l'état d'urgence

publié le : 29 Jan 2016 par Le Blog du groupe Proudhon de la Fédération anarchiste (Besançon)

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Actus anars 56 du 29 janvier 2016

publié le : 29 Jan 2016 par Le blog de anars 56

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