Ce qui s’est passé au Venezuela dans la nuit du 2 au 3 janvier 2026
est extrêmement grave
L’aviation et la marine étasuniennes ont bombardé le Venezuela cependant que ses forces spéciales kidnappaient Nicolás Maduro et son épouse en direction des États-Unis.
Avant l’agression militaire du 2 janvier, l’administration Trump avait déjà coulé plusieurs navires venezueliens qu’elle soupçonnait de transporter des cargaisons de drogue. Ces arraisonnement de pétroliers et ces bombardements de bateaux de pêche (parfois de subsistance) n’ont évidemment rien à voir avec la prétention fallacieuse de lutte contre le narcotrafic.
Sous ce prétexte, Trump et sa clique entendent piller les immenses (parmi les premières mondiales) ressources pétrolières du pays agressé.
De leur côté, Nicolás Maduro et son régime ne sont défendables sur aucun plan.
Leurs politiques économiques clientélistes font souffrir toute la population du Venezuela.
Leurs politiques répressives ont poussé jusqu’à leurs alliés d’hier (Chavistes, Parti Communiste venezuelien...) à rejoindre les rangs des opposants.
À ce sombre tableau, s’ajoute plus d’une décennie de blocus économique des impérialistes de tous poils, en particulier étasuniens, asphyxiant toujours davantage le peuple venezuelien.
Nous sommes indéniablement entré·e·s dans une ère extrêmement dangereuse de la gouvernance capitaliste. Le "droit international", prétendument défendu par les États dits libéraux, ne fait même plus semblant d’exister sur le papier.
Les réactions des dirigeant·e·s internationaux-nales, notamment européen·ne·s, sont en dessous de tout.
Hier, l’agression de l’Ukraine par la Russie. Aujourd’hui celle du Venezuela par les États-Unis. Demain, celle de Taïwan par la Chine ?
Les impérialismes mènent le monde au chaos et à la guerre pour toujours plus de pétrole, de terres rares, de territoire...
La fédération anarchiste condamne très fermement l’agression militaire des États-Unis à l’encontre du Venezuela.
Seul·e·s les Venezuelien·ne·s ont le droit de décider de leur sort.
C’est à elles et à eux seul·e·s de gérer leur société.
Il leur revient le droit de condamner leurs dirigeant·e·s corrompu·e·s.
Fédération Anarchiste,
le 4 janvier 2026