LA CANICULE EST POLITIQUE, NOTRE RÉPONSE DOIT L’ÊTRE AUSSI !

15-07-2026

 

La multiplication des canicules ne relève pas seulement d’un problème climatique. C’est un fait politique total. 

Le capitalisme nous plonge dans le brasier en sacrifiant nos vies sur l’autel du profit.

 

La canicule, un révélateur des inégalités

 

Ceux qui tentent de réduire ce désastre à un phénomène naturel ou à des comportements individuels se rendent complices d’une violence inouïe. Cette position politique vise à dédouaner les vrais responsables : le capitalisme, les grandes entreprises et les États qui les protègent.

 

La canicule frappe avec une violence ciblée les plus vulnérables et les plus isolé·e·s, les travailleurs et travailleuses exposé·e·s., les personnes sans domicile et les mal-logé·e·s, les quartiers populaires etc.

 

Ce ne sont pas les riches qui souffrent mais tous les autres, considérés comme une marchandise par le grand marché capitaliste. Relativiser le réchau?ement climatique, c’est protéger les profiteurs.

 

Le capitalisme nous condamne aux flammes

 

La canicule tue. Et pendant ce temps, les dirigeants politiques et les détenteurs du pouvoir refusent de prendre les décisions qui s’imposent pour stopper cette fuite en avant. Peut-être bien parce qu’ils participent eux-mêmes au problème…

Croire que nous sortirons des flammes en entrant dans l’isoloir relève de l’aveuglement.

 

 

L’origine de ce brasier est connue : c’est la conséquence directe du productivisme, de l’extractivisme et du capitalisme sous toutes ses formes. C’est le fruit d’activités humaines menées avec la complicité des puissants qui protègent leurs intérêts. 

 

Leur credo : produire, produire, et faire consommer jusqu’à l’épuisement du vivant. Ce credo jette au brasier la faune dont nous faisons partie et la flore dont nous dépendons !

 

Le capitalisme pille tout : l’eau, la terre, les forêts, et jusqu’à l’air lui-même. Notre réponse doit être à la hauteur de l’attaque : expropriation capitaliste et changement radical de la manière de produire !

 

À bas le capital !

À bas les donneurs d’ordres !

À bas tous les pouvoirs, d’où qu’ils viennent !

 

N’attendons rien du marché, de l’État ou des patrons. Seule une prise de conscience collective avec l’instauration d’un vrai rapport de force contre ce système mortifère pourra sauver ce qui peut encore l’être. L’entraide, la solidarité et le refus systématique de nous plier aux logiques libérales revêtent aujourd’hui un caractère existentiel. L’avenir sera déterminé par notre capacité à nous organiser pour nous défendre contre la prédation d’une poignée d’exploiteurs.

Tout viendra de nous.

 

Pour l’autogestion, pour la justice sociale, pour l’émancipation intégrale !

 

 

La Fédération anarchiste d’expression francophone,

le 15/07/2026