Après le 17 octobre : NE RÉCLAMONS RIEN, PRENONS TOUT !

19-10-2026

 

Depuis plusieurs semaines, la jeunesse se soulève en France et dans de nombreux pays du monde. Nous vivons un moment historique marqué par une situation insurrectionnelle contre une internationale réactionnaire. 

 

Nous l’avons vu dans de nombreuses villes le 17 octobre 2026 : des torrents de manifestant.es ont déferlé dans les rues pour appeler à un avenir meilleur que celui que nous préparent les gouvernements, alliés du capitalisme et des fascismes.

 

Certains appellent à l’ordre et s’indignent de tant de violence de la part des manifestant.es — pas tous les manifestant.es, bien sûr, mais des « mauvais » manifestant.es, de celles et ceux qui cassent et pillent, qui s’en prennent lâchement à de pauvres policiers désarmés. Les centaines d’algérien.nes noyé.es dans la seine le 17 octobre 1961 en savent quelque chose…

 

Si tu ne vois dans cette insurrection que désordre et exactions d’une minorité contre les forces de l’ordre, tu fais partie du problème. Car la réappropriation, y compris des biens, est politique. Qui sont les véritables violents, casseurs, pilleurs ? La réponse est simple : les gouvernements et leur police.

 

N’oublions jamais la raison d’être de cette police : protéger en dernier ressort le capital et ses institutions. Elle est le bras armé du fascisme qui se répand. Sur ordre, cette police mutile, éborgne, ampute, gaze et matraque. Pourtant, lors de la journée du 17 octobre 2026, à de nombreux endroits, des insurgé.es l’ont fait reculer pour se réapproprier la rue. La première des résistances face au fascisme ne réside pas dans quelque effet de manche, mais dans l’affrontement avec les forces qui veulent le mettre en place. Notre liberté se défend partout et tout le temps, et en premier lieu par la réappropriation de la rue.

 

Du 17 octobre 2026 monte un parfum insurrectionnel évident : aucun chef, auto-organisation et volonté de prendre la rue, avec une conscience politique aiguë de la situation. À bas l’État, les flics et les fachos ! 

 

Après des dizaines d’années de reculs et de défaites des organisations syndicales, la jeunesse et toutes celles et ceux qui refusent l’horizon mortifère imposé par les dirigeant.es, décident de se soulever, avec de ces rages flamboyantes et incendiaires qui font les révolutions. L’histoire ne ressert pas les plats. L’heure est venue. Nous sommes les dépossédé.es, les insurgé.es, les enragé.es , nous n’attendrons pas que la nuit fasciste vienne. 

 

 

Nous n’avons rien à réclamer. Nous avons tout à prendre !

 

Bloquons tout et organisons la suite pour la grève générale autogestionnaire, pour l’expropriation capitaliste, pour la liberté et contre tous les fascismes ! 

 

 

Debout, debout ! Avec la jeunesse qui se soulève. 

L’heure est venue.

 

 

La Fédération anarchiste,

le 19 octobre 2026