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La Fédération anarchiste, un projet pour la révolution sociale



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en savoir plus : la FA mode d’emploi & l’anarchisme aujourd’hui

Communiqué

Lettre mensuelle d’infos de la Fédération Anarchiste

publié le : 11-06-2018 par Secrétariat aux relations extérieures

 

 

Communiqué

Non au Salon de l’armement Eurosatory, antichambre de la mort !

publié le : 11-06-2018 par Secrétariat aux relations extérieures

« Les confits militaires à travers le monde, les tensions régionales, les menaces et agressions (notamment nucléaires, chimiques...) restent le mode privilégié des relations entre les Etats, le tout au profit des lobbys militaro-industriels », extrait de la motion « Maudite soit la guerre » adopté au récent Congrès de la Fédération anarchiste.

 

Du 11 au 15 juin se tient à Villepinte le plus important Salon de l’armement au monde, où 1 600 entreprises d’armement (dont 70 start-up) viennent exposer, promouvoir, vendre et se fournir en technologies de pointe de guerre et de surveillance.

 

Les armes sont promues au Salon comme « efficaces sur le terrain ».

 

Des « démonstrations dynamiques » seront réalisées par l’Armée de Terre, la Préfecture de Police, le Commandement des opérations spéciales, le GIGN, les Brigades de recherche et d’intervention...

 

La France, troisième marchand de mort mondial, dote le ministère des Armées (appelé plus clairement ministère de la Guerre jusqu’en 1974) d’un budget 26 fois plus élevé que celui de la Santé.

 

Dans le cadre de sa campagne antimilitariste et antinationaliste, la Fédération anarchiste soutient les initiatives qui se multiplient contre ce Salon, antichambre de la mort.

 

 

Fédération Anarchiste

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Communiqué

CA GRONDE !

publié le : 28-05-2018 par Secrétariat aux relations extérieures

La Fédération Anarchiste réunie en son 77ème congrès à Châlette-sur-Loing a débattu de la situation politique et sociale et des enjeux actuels de la lutte des classes.

Le projet macroniste d’  « entreprise France » n’a toujours pas coulé. Le gouvernement continue sans relâche son offensive antisociale :


- Abandon des services publics, restrictions budgétaires, par exemple dans les hôpitaux publics, qui permettent au secteur marchand de s’installer durablement et renforcent les inégalités entre les territoires et entre les individus ;
- Privatisation de structures publiques (SNCF, Aéroport de Paris, routes de France, barrages hydro-électriques, etc.) avec dégradation programmée des conditions de travail et de la qualité du service ;
- Étatisation de la formation professionnelle (France Compétences qui se substitue au paritarisme), étatisation de la sécurité sociale et de Pôle Emploi en vue de leur privatisation ultérieure ;
- Sélection accrue au niveau des lycées et des universités favorisant l’élitisme et la concurrence.
Nous pourrions nous réjouir de la destruction actuelle du salariat si elle était l’œuvre des travailleuses et des travailleurs eux-mêmes. Mais elle est l’effet d’une législation au service du patronat et des actionnaires, poussant les ttravailleurs à participer activement à leur auto-exploitation (uberisation, auto-entreprenariat, …)


Les injustices étaient déjà criantes et pourtant elles s’accélèrent sous l’œil indifférent voire complice des médias capitalistes et étatiques. Ceux-ci participent toujours et encore à la résignation et à l’aliénation des populations.
Pourtant la colère gronde :


- Les premiers effets des récentes mesures antisociales se ressentent dans le porte-monnaie (APL, CSG…).
- Des personnes salariées se mobilisent pour conserver ou conquérir des conditions de travail décentes : cheminots, personnel des EHPAD, livreurs de Deliveroo…
- Les étudiants et les lycéens refusent le système de compétition qu’on leur impose.
- Les ZAD se multiplient ainsi que leurs soutiens.
- Les cortèges de tête des manifestations grossissent, illustrant la radicalisation de la contestation sociale et le refus du réformisme politique à tout va et d’un syndicalisme qui a renoncé à tout projet de transformation sociale

La colère ne suffit pas, elle doit s’organiser. La Fédération Anarchiste propose un projet de société radicalement différent, le fédéralisme libertaire :


- Gestion directe par les personnes concernées des structures sociales et économiques,
-Mandats précis et révocabilité des mandatés,
- Participation de tous aux décisions,
- Entraide et solidarité,
- Autonomie des individus et des groupes.


Ceci ne peut aboutir sans la suppression du capitalisme ainsi que de l’Etat et des religions qui le soutiennent. C’est pourquoi la Fédération Anarchiste accompagnera tous ceux qui luttent pour leur émancipation et la construction d’alternatives fédéralistes et anti-autoritaires.

Communiqué

Motion antimilitariste 77ème Congrès de la Fédération anarchiste mai 2018

publié le : 28-05-2018 par Secrétariat aux relations extérieures

Maudite soit la guerre.

 

Les conflits militaires à travers le monde, les tensions régionales, les menaces et agressions (notamment nucléaires, chimiques...) restent le mode privilégié des relations entre les États ; le tout au profit des lobbys militaro-industriels.

Les peuples subissent ces violences et sont les jouets macabres des stratégies militaires et politiques : tueries, viols, enlèvements, séquestrations, humiliations et destructions systématiques des infrastructures civiles (eau, hôpitaux, écoles...). Les populations sont déplacées, maltraitées, prises en otage et réprimées dans toutes leurs tentatives de rébellions et de résistances.

Tous les États sont assassins. Hier, la France en Algérie ou le génocide au Rwanda. Aujourd’hui, citons l’Arabie Saoudite bombardant les populations Yéménites, la Birmanie (Myanmar) persécutant les Rohingyas, l’État Israélien tirant sur des populations Palestiniennes désarmées, l’État Syrien massacrant tout azimut sans oublier les États criminels d’Afrique et d’Amérique Latine... et demain ? Y compris tous les États producteurs d’armes, dont la France, exportant les guerres là où se situent leurs intérêts.

De plus, à l’échelle locale, la militarisation de notre quotidien se traduit par l’accoutumance à une présence militaire et policière permanente. Cet état de fait se caractérise par l’intensification de la répression de toute contestation et l’entrée dans la Loi des mesures d’État d’urgence. On retrouve même aujourd’hui en France certains politiciens (Le Pen, Macron, Mélenchon, ...) souhaitant un retour au service militaire. Jusqu’aux États-Unis d’Amérique, entre autres, où l’armement des civils les amène à s’entre-tuer.

Que ce soit à l’échelle mondiale ou locale, la stratégie est toujours la même : instrumentaliser les peurs des individus de plus en plus isolés pour imposer la nécessité d’État-Nations forts. Ces États-Nations sont les chiens de garde, voire le bras armé des intérêts capitalistes.

Il est urgent d’affirmer l’Internationalisme Anarchiste, la solidarité entre les peuples, l’abolition des frontières et le refus des guerres comme projet humain !

Communiqué

NDDL, contre la nouvelle vague d’expulsion, solidarité !

publié le : 17-05-2018 par Secrétariat aux relations extérieures

 Après avoir envoyé les CRS contre les étudiant-e-s en lutte, contre les cheminot-e-s qui tentaient d’occuper les gares, l’Etat montre, une fois de plus, avec l’attaque contre le bocage à grands coups de matraques, grenades et bulldozers que son seul langage est la violence et la répression.

Car la zad est un lieu de ré-appropriation et de cultures de la terre, de création d’alternatives, ... nous condamnons cette nouvelle vague d’expulsion, nous nous joignons donc aux appels à la résistance et aux actions émis par les habitant-e-s de la ZAD :

 

/// Converger immédiatement sur place pour ceux et celles qui le peuvent

 

/// A un rassemblement devant la préfecture à Nantes à 18h suite à une journée d’expulsion

 

/// A des rassemblements et occupations sur les places des villes et devant les mairies et préfectures. Les comités de soutien peuvent signaler leurs rendez-vous et actions au site zad.nadir afin qu’ils soient relayés

 

/// A une manifestation le samedi après une semaine d’expulsion à Nantes

 

/// A une convergence sur la zad le dimanche après une semaine d’expulsion

 

Contre cette nouvelle vague d’expulsion, de destruction de la ZAD, actions, solidarité et résistance !

 

17/05/2018

La Fédération Anarchiste

 

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Communiqué

Le gouvernement se radicalise, radicalisons nos solidarités avec les luttes !

publié le : 17-05-2018 par Secrétariat aux relations extérieures

 

Depuis plusieurs semaines maintenant, les cheminots ont engagé un rapport de force historique avec le gouvernement et la Direction de la SNCF contre le projet qui vise à achever ce qu’il reste du service public ferroviaire tout en passant au crible le statut cheminot. Et la mobilisation est loin de faiblir! Pourtant, la classe politique au pouvoir ne s’embarrasse même plus de son image pseudoprogressiste, attachée au dialogue social et vient de réaffirmer sa détermination à passer en force sur cette réforme. Il faut dire qu’au cours de cette première année de présidence macronienne, les coups n’ont cessé de pleuvoir sur les travailleurs comme sur les plus précaires: Ordonnances de la loi Travail, réforme de l’assurance chômage, baisse des APL, réforme de l’ISF, loi ORE, casse du système public ferroviaire, la liste a de quoi donner des sueurs froides à quiconque connaît la dure réalité du système capitaliste.

 

Malgré tout, des foyers de lutte existent et doivent être soutenus. Bien sûr chez les cheminots.

 

La tactique éculée de stigmatisation de ces derniers peine à prendre, et ce au grand dam des politiques et des patrons. Au contraire, la solidarité prend forme! Des caisses de grève se sont multipliées et ont atteint des sommes astronomiques, signe d’une détermination fleurissante chez les travailleurs et travailleuses à stopper un gouvernement embarqué, depuis son arrivée au pouvoir, dans une frénésie libérale de casse sociale. À la Poste, nombre de secteurs sont également entrés dans la lutte. La contestation gagne également les lycées et les universités contre la loi ORE, bien qu’étudiants et professeurs subissent la répression violente de l’État.

 

Récemment, les médias n’ont pas manqué de monter en épingle certaines "violences" qui ont émaillées la manifestation du 1er Mai. S’il apparaît difficile de soutenir une violence tous azimuts et systématique dans les cortèges, surtout lorsque celle-ci se fait au détriment des autres formes de mobilisation, ne nous y trompons pas : elle n’est qu’à l’image d’une violence plus quotidienne et insidieuse, une violence économique, politique et sociale, structurée et entretenue, main dans la main par les systèmes étatique et capitaliste. C’est la violence des mesures gouvernementales qui rognent un par un tous les acquis sociaux des travailleurs, celle des licenciements qui se succèdent au nom de la "compétitivité", celle des forces policières qui protègent les intérêts du patronat à coup de matraques, celle d’un gouvernement qui, au fil des réformes conduites et annoncées, se radicalise, réprimant à tout va et passant systématiquement en force ses mesures.

 

Aujourd’hui, il nous faut organiser et ancrer les luttes là où elles émergent et sont prêtes à grandir. Nos victoires locales pourront servir de modèles à d’autres, pour se déployer avec le concours de toutes celles et tous ceux prêts à se battre. Il nous faut soutenir les luttes en cours, à la hauteur de nos moyens individuels ou de nos organisations ; entretenir et développer nos liens de solidarité. Ainsi, nous pourrons favoriser la prise de conscience de ce système d’exploitation capitaliste. Ainsi nous pourrons contrer ce système politique centralisateur et autoritaire. De là pourront se créer les nouvelles institutions, par la maîtrise des travailleurs à la base.

 

Notre première ambition doit être la suivante : nous réapproprier les services publics pour les rendre accessibles à toutes et tous : ces services doivent être de qualité, tendre à la gratuité ; il faut que leur gestion passe aux mains des collectifs des travailleurs regroupés en syndicats ou structures de classe, seuls capables de contrôler et d’organiser la production avec les usagers des secteurs concernés, et ce à la hauteur des besoins de tous et de chacun. Par extension, la gestion d’un quartier, d’une commune, doit se faire sur une base égalitaire et doit permettre à toutes et tous de bénéficier des services municipaux indispensables.

 

17/05/2018

Fédération Anarchiste

Tract issu du groupe Salvador Ségui de la Fédération Anarchiste

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Communiqué

Notre-Dame-Des-Landes : Nouvelle vague d’expulsions jeudi 17/05/2018 - Appel à mobilisation

publié le : 16-05-2018 par Secrétariat aux relations extérieures

Communiqué

En cas de nouvelles expulsions sur la zad, appel à mobilisation et à reconstruction

publié le : 14-05-2018 par Secrétariat aux relations extérieures

Appel via le site https://zad.nadir.org/spip.php?article5697

Le 17 janvier, nous remportions une bataille décisive en arrachant l’abandon du projet d’aéroport. Nous avons fait plier l’État, lui a voulu se venger : occupation policière du territoire (toujours en cours), refus buté de toute forme de gestion collective, destruction d’un tiers des cabanes, 270 blessés au moins, 60 interpellations, champs inondés de gaz, 11000 grenades tirées en une semaine...

Malgré ce déferlement de violence, une partie du mouvement a posé un geste d’apaisement en déposant des fiches nominatives en préfecture. Pourtant, le gouvernement n’a pas renoncé aux expulsions. Tous les habitats restent menacés. Le gouvernement ne vise-t-il dans le fond qu’à éradiquer la zad et l’espoir qu’elle soulève ?

Nous voulons toujours un territoire vivant, habité, partagé, solidaire, qui laisse la place à toutes celles et ceux qui veulent y vivre. Nous refuserons ensemble tout nouveau tri et expulsions des lieux de vie et espaces d’activité de la ZAD. La pression policière et les ultimatums intenables doivent cesser.

Nous appelons donc tous nos soutiens à rester extrêmement vigilants et prêt.e.s à se mobiliser sur le terrain pour ceux et celles qui pourrons nous rejoindre immédiatement. Nous encourageons également la poursuite des actions décentralisées qui sont menées par dizaines depuis le 9 avril. En cas de nouvelles destructions des lieux de vie nous appelons à une convergence massive sur la zad le dimanche qui suivrait. Ensemble, nous reconstruirons des habitats et cultiverons des jardins vivriers pour toutes les personnes expulsées. Ensemble, nous rebâtirons les lieux d’activité et de partage détruits.

En ces temps où le gouvernement essaie partout de briser les solidarités et les collectifs, nous adressons un fort message de soutien aux exilé.e.s, aux camarades étudiant.e.s, aux cheminot.e.s, aux postier.e.s en grève et à toutes celles et ceux qui résistent dans d’autres secteurs.

Des lieux de rdv et infos pratiques arriveront prochainement sur zad.nadir.org et https://acipa-ndl.fr/


Précisions mises à jour le 10 mai :

/// Se mobiliser face à une seconde phase d’expulsion de la zad

Le gouvernement annonce une seconde vague d’expulsion sur la zad de Notre-Dame-des-Landes. L’opération pourrait être lancée dès le 15 mai. Nous n’avons aucune idée de son ampleur et de sa durée. Ce qui est certain, c’est que nous ne pouvons avoir aucune confiance dans les annonces officielles et que nous nous mobiliserons face à tout nouveau tri et expulsion des habitats de la zad. Malgré ceux qui, du côté du gouvernement ou parfois même malheureusement du mouvement, tentent d’ancrer des divisions, catégories et de faire monter la tension, nous maintiendrons une position de défense commune la plus large possible des lieux de vie, réalités et activités qui s’entremêlent sur la zad. C’est cette ligne que nous avons souhaité tenir autant dans le cadre des négociations qu’avec les diverses formes de résistance et mobilisations sur le terrain depuis plusieurs semaines. Nous convions en ce sens à être prêt.e.s à réagir de nouveau sur la zad et partout ailleurs dès le 15 mai.

Concrètement, nous appelons à :

/// A se joindre au pique-nique-rassemblement du lundi 14 mai à 13h place du pont Morand à l’occasion du comité de pilotage.

/// A un rassemblement devant la préfecture à Nantes à 18h suite à une journée d’expulsion

/// A des rassemblements et occupations sur les places des villes et devant les mairies et préfectures. Les comités de soutien peuvent signaler leurs rendez-vous et actions au site zad.nadir afin qu’ils soient relayés.

/// A une manifestation le samedi après une semaine d’expulsion à Nantes

/// A une convergence sur la zad le dimanche après une semaine d’expulsion

— - Divers espaces d’accueil seront mis en place, sur la zad, voir infos sur zad.nadir.org

Nous appelons les soutiens qui nous rejoignent pour résister sur place à  :

- faire attention à la possibilité d’une diversité de pratiques et de présences sur le terrain.

- faire attention à nos voisins des bourgs alentours, aux travaux paysans et à laisser la circulation libre sur les routes hors des moments de résistance aux expulsions.

Vous pouvez suivre les infos sur zad.nadir.org ou en vous abonnant au compte twitter ZAD_NDDL

Des habitant.e.s de la zad.

Communiqué

Notre-Dame-Des-Landes : Appel de COPAIN 44, ACIPA, des habitant.e.s de la zad, Naturalistes en lutte

publié le : 10-05-2018 par Secrétariat aux relations extérieures

/// Rassemblement le 14 mai pour un avenir commun dans le bocage !

--- 13h place du pont Morand à Nantes, lors du comité de pilotage.

#### A l’appel de COPAIN 44, ACIPA, des habitant.e.s de la zad, Naturalistes en lutte.

La vague d’expulsions sur la zad de notre dame des landes a suscité d’importantes mobilisations sur le terrain et des réactions à travers tout le pays. Après dix jours d’intervention, les destructions de lieux de vie ont été suspendues. Un dialogue a repris entre le mouvement et la Préfecture après le dépôt collectif d’un dossier présentant plusieurs dizaines de projets agricoles, artisanaux, sociaux ou culturels sur la zad. Ce geste collectif vise à mettre en avant ce qui lie profondément ses activités et l’usage commun des terres et ressources.

Mais la trêve apparaît extrêmement fragile : des centaines de gendarmes sont toujours déployés dans le bocage, maintenant une pression quotidienne et mettant à mal la possibilité même de mettre en oeuvre les travaux agricoles en plein début de saison. Le premier ministre a posé un nouvel ultimatum avec la menace d’une reprise des expulsions après le 14 mai. Alors qu’un cycle de rendez-vous est actuellement engagé sur la pérénnisation des projets, le gouvernement décidera-t-il de rompre une fois de plus unilatéralement le dialogue pour se livrer à une nouvelle opération de destruction ?

Au-delà des lieux de vie, certains projets agricoles en cours depuis plusieurs années sont aujourd’hui menacés sur des terres convoitées par d’autres agriculteurs. Le gouvernement doit trancher au plus vite pour que les parcelles concernées aillent à de nouvelles installations plutôt qu’à l’agrandissement d’exploitations existantes.

Le 14 mai va se tenir en préfecture un second comité de pilotage censé examiner les projets portés par les habitants de la zad. Nous – paysan.ne.s, associations, habitant.e.s, naturalistes qui avons défendu les terres de la zad contre le projet d’aéroport et nous projetons dans leur avenir - appelons à un pique-nique et rassemblement calme et déterminé devant la préfecture lors de la tenue du comité de pilotage.

Il s’agira d’y affirmer le refus de toute nouvelle expulsion sur la zad et d’y apporter un soutien aux différents projets présentés, à la vision coopérative qui s’en dégage. Nous refusons qu’on impose à ce qui s’est construit d’unique dans le bocage de notre-dame-des-landes les critères du modèle agricole classique dont on connaît partout les conséquences : désertification rurale, disparition des petites exploitations et individualisme entrepreneurial, sujétions aux groupes de l’agrochimie, dégradation continue des sols et de la biodiversité.

Nous souhaitons toujours pour notre part enraciner sur la zad une pratique des communs et d’une paysannerie solidaire, réellement soucieuse du soin du bocage et de l’environnement. Nous voulons toujours un territoire vivant et partagé, qui laisse la place à des manières de l’habiter qui ne soient pas qu’agricoles et à diverses formes d’expérimentation sociales. Il faut que le temps nécessaire soit laissé pour un dialogue réel autour de l’avenir du bocage de Notre-Dame-des-Landes. Ceci implique un calendrier crédible et des délais tenables et la fin des ultimatums et des menaces. Le rassemblement du 14 mai marquera la vigilance accrue de tous et toutes sur la suite du processus.

/// Pour un avenir commun dans le bocage !

 

Communiqué

Tract " Vive la grève ! "

publié le : 29-04-2018 par Secrétariat aux relations extérieures

Depuis quelques semaines maintenant, les cheminots ont engagé un rapport de force historique avec le gouvernement et la Direction de la SNCF contre le projet de casse du service public ferroviaire et de destruction du statut cheminot ; et la mobilisation est visiblement loin de faiblir. Au contraire, l’heure est à l’ancrage et à la multiplication des foyers de lutte.

 

Tout a commencé le 22 mars dernier : premier coup de semonce à l’adresse du gouvernement.

Plus de 400 000 cheminots et fonctionnaires défilaient dans la toute la France. Rien qu’à Paris, ils étaient 50 000. Au lendemain de la grève des cheminots les 3 et 4 avril, c’est la Direction de la SNCF qui cherchait à minimiser la participation des grévistes. Rien n’y a fait : tous personnels confondus, un salarié sur deux était en grève. Depuis, les effectifs des travailleurs mobilisés restent au beau fixe.

Du côté des cheminots, le combat s’annonce long et dur, face à des ennemis de classe prêts à tous les coups bas. D’un côté, la Direction de la SNCF s’emploie autant qu’elle le peut à briser la grève : gilets rouges, remplacement d’agents de conduite par des cadres peu formés et d’agents d’un technicentre par des travailleurs anglais, comptage illégal des jours de grève, etc. De l’autre, un gouvernement qui brouille les pistes pour faire passer sa réforme en force : faire mine de reculer en abandonnant le recours aux ordonnances, puis écriture en catimini d’amendements pour éviter discussion et contradiction à l’Assemblée nationale.

Parallèlement, la tactique éculée de stigmatisation des fonctionnaires et cheminots peine à prendre dans la population, et ce, au grand dam des politiques et des patrons. Au contraire, la solidarité en acte, elle, est bel et bien là ! Des caisses de grève se multiplient et atteignent des sommes astronomiques, signe d’une détermination ?eurissante chez les travailleurs et travailleuses à stopper un gouvernement embarqué, depuis son arrivée au pouvoir, dans une frénésie libérale de casse sociale, qui après s’en être pris au code du travail veut désormais sacrifier ce qu’il reste des services publics sur l’autel d’une rentabilité économique toujours plus assoi?ée. Face à ce mouvement de solidarité, gouvernants, patronat et médias bourgeois se voient bien obligés de revoir leur discours dessinant une population systématiquement opposée aux travailleurs en grève.

 

D’autres corps professionnels sont aussi engagés dans la lutte.

 

En effet, l’heure est à la généralisation des grèves : déjà les cheminots sont rejoints dans de nombreuses villes par les éboueurs, les salariés de La Poste, de l’Énergie (électricité et gaz), d’Air France, les étudiants de Tolbiac et d’ailleurs Par ailleurs la grogne n’est pas éteinte du côté des personnels hospitaliers, des retraités ...

Chez les postiers le mouvement prend de l’ampleur. Il faut dire que ceux-ci subissent la privatisation promise à la SNCF, ainsi que la précarité, les licenciements et la répression antisyndicale. Dans chaque bureau, dans chaque service, ce n’est que restructurations, réorganisations, imposées par les Directions. Alors le personnel s’organise et les grèves s’étendent : notamment à Rennes et dans l’Ille-et-Vilaine. Les facteurs et factrice de Bordeaux et du département connaissent les mêmes problèmes que leurs collègues rennais et y répondent de la même manière : la grève. Depuis mars, la mobilisation est également là à Bordeaux : vingt bureaux y sont en lutte. C’est aussi la grève chez les postières et postiers du 92 qui ont ainsi apporté leur soutien à Gaël Quirante, syndicaliste de SUD—PTT, licencié pour son engagement syndical par la Direction de la Poste et la ministre du Travail, contre l’avis de l’Inspection du Travail.

Les lycées et les universités ont également rejoint le mouvement. Ils sont mobilisés contre le projet de réforme du Baccalauréat et pour l‘abrogation de la loi ORE (pour l’Orientation et Réussite des Etudiants). Ces réformes sont en passe d’aggraver les inégalités sociales déjé générées par l’école, d’une part en accentuant Ia di?érentiation des offres de formation selon les établissements (fin des filiéres et choix des options a la carte. Faut-il encore que les établissements puissent disposer des enseignants pour proposer ces options), et de l’autre en instaurant une sélection fa l‘entrée à l‘université.

A l‘université et dans Ie secondaire, Ia contestation a gagné de nombreux enseignants, qui se refusent fa effectuer Ia sélection des candidats. Mais ce sont surtout les étudiants qui se sont mobilisés et qui constituent Ie fer de lance de la contestation : les mouvements d‘occupation des locaux se multiplient et sont soutenus bien plus largement en dehors des murs de l’université. Les facs deviennent des lieux de discussion et d‘organisation du mouvement étudiant, mais permettent aussi d‘expérimenter des « cours alternatifs » et des rencontres avec d‘autres secteurs en lutte.

La mobilisation prend chaque jour plus d‘ampleur, et ce, malgré les assauts de la police et des nervis fascistes, enhardis par la complaisance des présidents d’universités et des parlementaires de la droite la plus dure comme de la majorité présidentielle.

 

Que voulons-nous ?

 

Face aux mesures autoritaires d’un gouvernement aux services des possédants, nous prénons le fédéralisme libertaire ou les principes de la liberté d’association, l’autogestion et la socialisation des moyens de production doivent présider à l’organisation de la société.

Pour l’heure, il nous faut tout d’abord nous réapproprier les services publics pour les rendre accessibles à toutes et tous : ces services doivent étre de qualité, tendre à la gratuité ; il faut que leur gestion passe aux mains des collectifs des travailleurs regroupés en syndicat ou structure de classe, seuls capables de contréler et d’organiser la production avec les usagers des secteurs concernés, à la hauteur des besoins de tous et de chacun. Par extension, la gestion d’un quartier, d’une commune, doit se faire sur une base égalitaire et doit permettre à toutes et a tous de bénéficier des services municipaux indispensables (logements, poste et télécommunications, médiathéques, santé, transports, etc.).

Aujourd’hui, il nous faut organiser et ancrer les luttes là où elles émergent et sont prétes à se déployer. Nos victoires locales, pourront servir de modéles à d’autres, pour se déployer avec le concours de toutes celles et tous ceux préts à se battre. Ainsi, nous pourrons favoriser la prise de conscience de ce systéme d’exploitation capitaliste. Ainsi, nous pourrons contrer ce systéme politique centralisateur a son service et toujours prét fa I’imposer ou qu’il puisse s’étendre. De la pourront se créer les nouvelles institutions par la matrise des travailleurs à la base.

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Billets des groupes de la FA

Salops de pauvres...

publié le : 17 Jun 2018 par Le Monde Libertaire

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Maudite soit la guerre !

publié le : 15 Jun 2018 par Le Monde Libertaire

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Macron l’équarrisseur

publié le : 14 Jun 2018 par Le Monde Libertaire

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Salon de la mort

publié le : 13 Jun 2018 par Le Monde Libertaire

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Jean-Philippe Grelaud

publié le : 12 Jun 2018 par ArtRacaille

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