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La Fédération anarchiste, un projet pour la révolution sociale



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  • Le refus de l’État
  • Le refus du capitalisme, de la logique du profit, du salariat et de la monnaie
  • Le refus de la religion
  • Le refus du sexisme, du racisme, de l'antisémitisme et de l'essentialisme



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en savoir plus : la FA mode d’emploi & l’anarchisme aujourd’hui

Communiqué

Un professeur est mort, encore

publié le : 19-10-2020 par Secrétariat aux relations extérieures

En France, Samuel Paty est mort, parce que professeur, parce qu’il faisait son métier, parce qu’il a tenté d’amener l’esprit critique aux enfants dont il avait la charge. Notre soutien se porte vers ses proches et ceux qui le connaissaient.

Son assassin l’a décapité au nom d’une idéologie qui, dans bien des endroits du monde, s’en prend à tout ce qui ouvre les humains à plus de liberté : les écoles et ceux qui œuvrent à apporter le savoir, les militants pour la sécularisation des religions, les militantes pour l’égalité femmes-homme, etc...
Ce n’est pas le premier professeur, dans le monde, qui tombe au nom de l’idéologie de l’islam politique. Ces réactionnaires tentent d’imposer par la peur, par l’autocensure, leur vision du monde basée sur une lecture rigoriste d’un livre, et dans leur cas qu’ils pensent saint. Tous les tenants de ces idéologies réactionnaires mortifères, d’où qu’elles viennent, savent qu’ils trouveront des soldats, parfois simplement en s’appuyant sur les plus déclassés par notre société, en attisant pour leur dessein les haines et les identitarismes.

Il ne suffira pas de faire la chasse à leurs idées. Encore moins d’amalgamer comme, ils en rêvent, tous les croyants d’une religion en un grand ensemble belliqueux. Il faut leur couper l’herbe sous le pied !

Pour nous anarchistes, cela ne pourra se faire que par l’émergence d’une société réellement égalitaire, libre, où chacun et chacune aura sa place en tant qu’individu.e. Il faut aussi soutenir les luttes pour la sécularisation des religions dans le monde, à minima. Et nous, anarchistes, souhaitons, luttons pour la disparition à terme des religions et superstitions, l’abolition des frontières, des classes et faire vivre l’entraide à l’échelle du globe. Les États et leurs guerres, les Religions et le Capitalisme se nourrissent les uns les autres au détriment des Libertés.

Nous ne pouvons pas nous contenter d’une simple condamnation sans imaginer et commencer à mettre en œuvre les changements de société nécessaires à la disparition des carcans qui nous enferment.

Nous ne pouvons nous contenter de compter les morts, d’une pseudo « unité nationale » et de retourner au silence.

Nous le devons à toutes celles et ceux intimidé.e.s, malmené.e.s, tué.e.s au nom de la réaction et l’envie d’imposer une vision rétrograde de la société, d’où que cela vienne.

Ni Dieu, ni maître, ni État, ni patron.



Les Relations Extérieures de la Fédération Anarchiste

Communiqué

Contre leur monde viral : entraide et solidarités

publié le : 05-10-2020 par Secrétariat aux relations extérieures

En contexte de pandémie, l’État et le capitalisme tombent le masque.


Baisse continue du nombre de lits à l’hôpital depuis des années, y compris en réanimation, mauvaise gestion des stocks de matériel de protection et de soin, augmentation du reste à charge pour les usagers, privatisation de l’offre de soin et manque organisé de personnels dans le service public : les gouvernements successifs, plus soucieux de développer leur programme libéral que de répondre aux besoins de la population, ont construit l’incapacité de l’État à faire face à la pandémie de Covid-19. Pire encore, la crise a été utilisée pour renforcer le contrôle sur les populations, lequel se révèle en outre souvent discriminatoire. La pérennisation des différents états d’urgence offre tous les moyens répressifs législatifs et humains pour restreindre nos libertés (circulation, réunion, manifestation, expression…) et imposer un test d’obéissance à grande échelle.


Dans le monde du travail, les inégalités se sont renforcées entre les premiers de corvée et les soi-disant premiers de cordée, les sacrifiés et ceux qui ont pu rester relativement à l’abri. La numérisation a envahi le quotidien à travers un développement souvent subi du télétravail, qui peut nuire aux solidarités et à la défense collective des droits, sans oublier les technologies de traçage (comme l’application Stop COVID). Les licenciements pleuvent, conséquences du confinement, ou simplement opportunistes. La crise autorise en outre l’accélération sans vergogne de la disparition ou la privatisation des services publics, tandis que des aides économiques sont attribuées à des entreprises qui continuent de verser des dividendes aux actionnaires sans engagement à préserver l’emploi.


Dans cette situation, malgré la difficulté de se mobiliser collectivement, nous voulons réaffirmer notre solidarité et notre engagement auprès des mouvements sociaux et syndicaux, y compris en inventant des nouvelles façons de manifester dans l’espace public.


Par la participation dans les luttes locales, au plus près de la réalité quotidienne vécue, nous défendons des propositions radicales :


    • Gratuité de la santé : moyens de prévention, dépistage, accès réel aux soins. Tout traitement médical est un bien commun et ne doit pas être privatisé.
    • Défense des services à tous les publics : hôpitaux, transports, éducation, Poste, culture, énergie...
    • Opposition résolue à toutes les formes de racisme et de discrimination.
    • Soutien aux personnes fragiles et dépendantes.


La crise sanitaire renforce encore la nature mortifère du capitalisme et de l’État, son acolyte. Face à eux, il nous faut nous réapproprier nos existences. Ceci implique de nous auto-organiser localement pour faire vivre, ici et maintenant, des alternatives concrètes, telles que les coopératives alimentaires et cantines autogérées et bien d’autres initiatives encore, à consolider ou construire.  Ces alternatives répondent à des besoins immédiats et permettent de sortir du marasme et d’entrevoir le monde futur.


Contre une société perpétuellement en crise, inégalitaire et liberticide :


Résistance – Coopération – Entraide



la Fédération anarchiste

Communiqué

NON au SNU

publié le : 04-10-2020 par Secrétariat aux relations extérieures

Communiqué

Journée mondiale « des réfugié.e.s » 2020 : pour ne plus nier !

publié le : 19-06-2020 par Secrétariat aux relations extérieures

Samedi 20 juin est une nouvelle journée de mobilisation en solidarité avec les réfugié.e.s.*
Des rassemblements, des manifestations auront lieu en soutien et pour exiger la fin de la haine contre les réfugié.e.s.

Le Haut-Commissariat aux Réfugié.e.s de l’ONU (HCR) nous rappelle que 79,5 millions de personnes sont déplacées de force dans le monde. Ce chiffre, nous le savons, est minoré car des pays ne donnent pas le nombre de déraciné.e.s en leur sein, comme la Chine par exemple.

Plus des deux tiers des réfugié.e.s sont originaires de Syrie, du Venezuela, d’Afghanistan, du Soudan du Sud et du Myanmar. Des pays rongés par la misère, la guerre, la haine. Des pays souvent théâtres des guerres déportées entre grandes puissances (USA, Europe, Russie, Chine).

Le changement climatique, qui n’existe toujours pas pour certains et certaines, amène au déplacement contraint de populations. Rien que cette année, c’est plusieurs millions de personnes qui ont été directement impactées par la sécheresse, la montée des eaux ou les pluies diluviennes.

Face à cela, nous avons des pays qui se recroquevillent sur eux-mêmes, qui ferment leurs frontières, qui excluent les réfugié.e.s, les chassent, les enferment, les emprisonnent, les criminalisent, les laissent se noyer dans la mer, le tout avec la collaboration des forces répressives, flics, garde-côtes et militaires. C’est le cas de l’Europe et de la France en particulier.

Certains pays négocient même le fait de faire enfermer des réfugié.e.s dans des camps au sein d’un pays limitrophe, à coup de milliards « d’aide » versées. C’est le choix de l’UE avec la Turquie.  D’autres les « parquent » sur des îles (Grèce, Australie…). Les gouvernants débordent d’imagination lorsqu’il s’agit d’exclure et d’humilier !

Nous savons aussi que des êtres humains, sans attendre les ordre d’États, savent humilier, exploiter. Nous avons vu des réfugié.e.s vendu.e.s sur des marchés en Libye comme esclaves, encore récemment.

Nous affirmons haut et fort que nous luttons pour la destructions des CRA (Centre de Rétention Administrative) et toutes les structures d’enfermement, de contrôle.
Nous luttons pour l’accès à la santé et à l’éducation gratuites pour toutes et tous.
Nous ferons tout pour arrêter les expulsions des squats et autre lieu de vie et nous luttons pour un logement décent pour toutes et tous.
Pour la régularisation (faute de mieux) de toutes et tous, ici, là-bas, ailleurs dès maintenant. Nulle n’est étranger nulle part.
Pour la liberté de circulation.

Si nous luttons pour le droit de vivre librement pour toutes et tous sur le Globe, il nous paraît évident que nous devrons aller encore plus loin, aux racines, pour stopper ces déplacements forcés. Les guerres, le capitalisme, les nationalismes, les haines, les pouvoirs, les frontières et donc les nations sont autant de choses qui doivent disparaître pour qu’un jour les humains et humaines soient libres de vivre, où ils et elles veulent, comme ils et elles le souhaitent.

Nous appelons à participer massivement aux rassemblements du 20 janvier partout en France, et au-delà à être en lutte avec celles et ceux qui ne demandent que le droit de vivre.

Notre patrie c’est le monde, notre loi la liberté.
Vive l’anarchie !

 

Les relations extérieures de la Fédération Anarchiste

 

 

* : Ce texte prend le parti d’appeler toute personne en mouvement forcé « réfugié.e », le terme migrant étant déjà une façon de rejeter celles et ceux qui cherchent refuge.

Communiqué

Tuons le racisme et ses causes !

publié le : 17-06-2020 par Secrétariat aux relations extérieures

Les marches et manifestations contre les violences policières et le racisme, partout dans le monde, sont une excellente nouvelle pour nous, anarchistes. Nous y prenons notre part, et nous serons toujours aux côtés des luttes qui ouvrent la voie à des individu.e.s toujours plus libres et un monde débarrassé des horreurs du passé.

Nous ne pouvons qu’apprécier de voir pointées du doigt les forces de police, pilier répressif des États.

La police française ne fait pas exception : elle a toujours suivi les ordres, de Vichy en passant par le massacre de Charonne, des arrestations au faciès aux expulsions des réfugié.e.s, de la répression aveugle au harcèlement de certaines populations. La police, loin de "protéger les citoyens", comme le prétend un mythe républicain et étatique malheureusement trop répandu, a une seule fonction essentielle : protéger l’État, les institutions, la marchandise, la valeur, le capitalisme.

La récente infiltration de l’extrême-droite dans les rangs de la police ou des "mauvais donneurs d’ordre" sont des raisons très clairement insuffisantes pour expliquer la brutalité de la police. Qu’importe sa couleur politique ou la nature du régime qu’elle soutient, la police est, structurellement et historiquement, l’outil principal de la haine et de la violence étatique ; en quelques mots : le bras armé de l’État, garant et protecteur d’un ordre social, économique et politique profondément autoritaire et inégalitaire.

Alors, oui, il convient de dénoncer les meurtres et exactions de la police française. Nous partageons largement les attentes des familles de victimes, que ce soit celle d’Adama Traoré, Zineb Redoune,ou Rémy Fraisse et de bien d’autres, liste tristement trop longue pour la reproduire ici in extenso. Il convient d’exiger justice.

Mais nous ne pourrons pas, pour nous, anarchistes, nous arrêter là. Le racisme est la résultante d’une construction. Il est, depuis toujours, utilisé par les États, les Religions et les Traditions pour mieux renforcer le pouvoir de quelques uns au détriment du plus grand nombre. La construction du monde entre "eux" et "nous" n’est pas nouvelle, elle est la base de tous les identitarismes fermés et qui interdisent aux individus de se mélanger aux autres, d’être eux-mêmes et d’exister sans entrave.

Il n’y aura pas d’abolition du racisme sans destruction des frontières. Il ne peut advenir de changement si nous ne nous voyons pas comme une humanité unique et aux libertés identiques pour toutes et tous. Cet internationalisme fait peur aux possédants, eux qui ont construit leur puissance en grande partie sur la peur de l’autre, de l’étranger, du "pas comme nous".

Le Capitalisme se sert d’ailleurs largement de ces peurs pour monter les groupes de travailleurs les uns contre les autres. Mais ne rêvons pas : abolir le Capitalisme ne suffira pas à détruire le racisme et la peur. Nous pouvons d’ailleurs dès maintenant commencer à le faire, sans attendre, en cessant d’accepter les clichés et stéréotypes que l’on tente de nous mettre dans la tête, en voyant l’autre comme un.e égal.e, en refusant l’instrumentalisation des différences physiques. En préférant la mélange à la pureté.

Nous devons aussi collectivement regarder l’Histoire en face, l’affronter et l’étudier, pour mieux démonter les scories qui perdurent à notre époque. Pleurer une statue sans comprendre ce qu’elle représente démontre la manque de connaissance des horreurs du passé.

L’urgence est à la justice, l’avenir à une société entièrement repensée.

Les relations extérieures de la Fédération Anarchiste

Communiqué

La police a encore tué, cette fois aux Etats-unis.

publié le : 01-06-2020 par Secrétariat aux relations extérieures

Le meurtre policier perpétré contre Georges Floyd le 25 mai 2020 est une illustration terrible des actions de la police de par le monde. Le permis de tué entre leurs mains est régulièrement mis en pratique contre les plus pauvres, les plus stigmatisés.

Mais les choses changent : aujourd’hui, les populations peuvent filmer, et même en direct ces horreurs. C’est d’ailleurs le cas de la mort de Geoges Floyd qui entraîne du coup un soulèvement énorme aux USA. N’arrêtons pas de filmer, de documenter et de dénoncer les exactions de la police !

Il est important de rappeler que la police se sert des même "techniques" en France et que de nombreuses personnes sont décédé.es suite à des contrôles durant le confinement et avant. Comment ne pas relier le meurtre de Georges Floyd à la mort d’Adama Traoré, victime de la technique du placage ventral ?
Depuis toujours la police ne sert qu’a protéger le Capitale, l’État, les Bourgeois et les Possédants et à écraser toute contestation qu’elle vienne de manifestations, des quartiers populaires ou des mouvements sociaux et syndicaux.

La fédération anarchiste tiens à apporter son soutien aux manifestants et dénonce les violences policières qui sont en cours partout dans le monde (Etats unis, Chili,Hong Kong ,France, ...).

Nous devons nous passer de la police ! Nous devons repenser notre société pour qu’un corps d’État ne puisse plus jamais avoir la légitimité de tuer et être couvert.

 

Les Relations Internationales et les Relations Extérieures de la Fédération Anarchiste

Communiqué

Loi Avia : censure, police et algorithmes

publié le : 01-06-2020 par Secrétariat aux relations extérieures

Comme toujours, l’État ne manque pas de ressources et fait preuve d’une inventivité certaine pour imposer de nouvelles formes de censure. Ici, à travers la loi Avia, il s’agit de faire d’une pierre deux coups. L’opposition légitime à l’expression de discriminations tend à s’élargir à tout contenu vus comme séditieux voire "terroriste" sur Internet.

La loi Avia dispose donc que tout contenu signalé, par le public ou par la police, soit effacé par les plate-formes numériques de type réseaux sociaux, partages de vidéo, chat, mais également tous les sites Web, sous peine d’être bloqués. Onze catégories de contenus sont visées, dont une se rapportant au « terrorisme », amendement de dernière minute ajouté en janvier par le gouvernement au projet de loi initial, et à cette occasion, le délai de 24 heures pour censurer a été ramené à 1 heure. 

Nous pouvons rire de ces délais complètement farfelus et impossible à tenir, mais le but est tout autre : que soit mis en place des algorithmes pour supprimer automatiquement les mots impurs et suspendre les comptes des utilisateurs qu’ils auront repérés. La censure confiée aux mathématiques ... Nous y sommes !
Par ailleurs, cette loi donne les pleins pouvoirs de censure à la police, sans contrôle préalable d’un juge. Si, en tant qu’anarchistes, nous ne sommes pas favorables à l’expression d’une justice étatique et bourgeoise, force est de constater que la loi Avia marque ici un recul notable dans les libertés publiques et constitue une atteinte à la liberté d’expression. En d’autres termes, il s’agit de légaliser ce que la police faisait déjà et d’amplifier la censure de toute critique du gouvernement, de l’État, de la police, du capitalisme, sous couvert de "terrorisme" ou de sédition.

Il est donc laissé à l’appréciation des fournisseurs de contenus de fixer des règles arbitraires de censure. La privatisation de la police du langage franchit là un pas sans précédent.
Elle donne un cadre légal à ce que faisaient déjà les GAFAM, c’est-à-dire la suppression, sous couvert de haine, de tout contenu contestataire. Cela sera dédoublé par le fait que dorénavant la police aura un pouvoir immense sur les contenus.

Cette loi rejoindra l’arsenal des lois antiterroristes qui, tôt ou tard, sont utilisées pour museler l’opposition politique et les mouvements sociaux.

Nous, anarchistes, avons le souvenir des lois scélérates qui, pour interdire notre liberté d’expression, fichaient, arrêtaient, mettaient en prison celles et ceux qui osaient s’opposer à l’État ou proposer un autre mode d’organisation de la société. Elles visaient également à interdire toute expression publique des idées anarchistes.

Ces lois, comme celle qui nous intéresse aujourd’hui, n’ont jamais pour but la protection des plus faibles, mais bien le renforcement des plus puissants par la mise sous silence des voix contestataires. D’ailleurs, dans le monde, ce type de loi permettent d’enfermer des personnes anarchistes (ou non) au nom de l’atteinte à l’État et à son intégrité. Nous craignons que cette nouvelle loi ne soit que le premier pas vers une telle dérive en France.

La censure n’est jamais une solution : elle est toujours un moyen d’empêcher le débat, de briser l’affrontement politique et de garantir aux tenants du pouvoir étatique une tranquillité d’esprit par le contrôle de la parole et de nos pensées.

Il n’est pas surprenant que les algorithmes des fournisseurs de réseaux sociaux, déjà mis à jour avant l’application de la loi, aient visé les militants homosexuel.le.s et queer qui se réapproprient politiquement les insultes pour mieux les retourner. Ainsi, un compte pouvait se retrouver suspendu pour une phrase comme "PD et fiers de l’être". Nous ne pouvons que nous effrayer de vers quel monde veulent nous amener les instigateurs de cette loi de censure.

Le combat politique contre les haines ne peut pas se faire par l’aseptisation du langage à coup de censure, mais par un combat politique pied à pied avec les positions de haine exprimées. Le contrôle de la langue est un outil de rejet et de coercition dangereux et malsain, comme a su le démontrer Orwell dans ses différents romans et essais, mais au delà de ça, nous savons que l’adaptation des expressions n’en diminue pas la haine sous-jacente.

Encore une fois, nous nous opposerons par tous les moyens à cette loi inique et liberticide, qui permet à la police de censurer à des fins politiques. Nous serons de toutes les initiatives pour casser les carcans du langage qu’elle essaie de nous imposer.



Les relations extérieures de la Fédération Anarchiste

Communiqué

Libertés d’aimer, d’être et de jouir : on ne négocie pas!

publié le : 16-05-2020 par Secrétariat aux relations extérieures

Le 17 mai est la journée internationale de lutte contre les LGBT+phobies. En cette période particulière, nous ne pouvons que nous porter aux côtés de celles et ceux concerné.E.s par ces haines qui gâchent la liberté et la vie de bien trop de monde.

Avec la période de l’épidémie mondiale de la COVID19, nombre de pays, dont la France, ont confiné leurs populations pour mieux les protéger. Si la protection contre le virus a été efficace, cet enfermement « en famille » a été une période de calvaire immense pour bien des personnes Lesbiennes, Homosexuelles, Bisexuelles, Trans ou Queer. Souvent niées, c’est pourtant bien au sein des familles que les pires choses se produisent. Violences, humiliations, meurtres. En France comme ailleurs.

Difficile pour celles et ceux qui se « cachaient pour mieux  vivre » de devoir affronter une présence malsaine sur les épaule 24 heures sur 24. Combien « d’outing » forcés qui ont entraîné le pire ? Combien de violences ?

Pour les personnes Trans, c’est souvent la double peine : celle de devoir cohabiter avec des ennemis, mais en prime de voir l’accès aux traitements de transition rendu plus difficile.

L’anarchie ne pourra advenir sans des individus libérés des carcans venus d’un autre âge.
Vivre, être, aimer, jouir, ne se négocient pas.
Nous lutterons toujours pour qu’émerge une société libertaire composée d’individus libres. Libres d’être qui elles et ils sont.

Plus que jamais, il nous faut détruire ce qui enferme, oppresse.
Le capital, oui. L’État et ses lois haineuses aussi. Les religions, évidemment. Mais nous ne pourrons pas faire l’impasse sur l’interrogation des institutions que sont la famille, le mariage et autres outils de constructions sociales, qui ont pour vocation la mort de l’individu au profit d’un mode de vie normé et rassurant pour les plus réactionnaires.

La Fédération Anarchiste, celles et ceux qui la composent, luttent pour une société libérée, où tous les genres, toutes les sexualités, s’épanouiront. Si nous ne pouvons que regretter que les « Marche des FiertéS » ne puissent se tenir dans le contexte actuel, nous n’oublions pas que ces combats sont des combats quotidiens !



Les relations extérieures de la Fédération Anarchiste

Communiqué

Confiné ou non, c’est le 1er mai !

publié le : 01-05-2020 par Secrétariat aux relations extérieures

Un 1er mai où nous sommes difficilement dans la rue, pas comme d’habitude... ou pas !
Pourtant le 1er mai n’est pas la fête du muguet : le 1er mai est et restera la journée
internationale des luttes des travailleurs et des travailleuses, des exploités.


Pour nous, anarchistes, il s’agit avant tout d’une journée de commémoration, de deuil. Nos
drapeaux noirs portent la souffrance fondatrice des syndicalistes et anarchistes arrêtés
arbitrairement à la fin d’une manifestation pour la journée de huit heures ayant été fortement
réprimée par la police, sur Haymarket Square, à Chicago, en 1886. Et la condamnation à mort
de certains après un procès bâclé.

Le 1er mai n’est pas le jour de celles et ceux qui aiment le travail et le salariat, qui défendent la
nation. Ne laissons personne se réapproprier nos luttes. Ce n’est pas parce que nous sommes
confinés que nous ne ferons pas entendre nos voix. Cette journée est la nôtre : celle de la lutte
pour l’abolition du salariat, la fin du travail et l’avènement d’une société débarrassée de tous les
pouvoirs !

La situation sanitaire mondiale exceptionnelle que nous traversons, et la façon dont elle est
gérée par les gouvernants de tous les pays, ne font qu’accentuer les raisons de lutter. Partout les
États, le patronat, défendent l’idée de relancer l’économie quelque soit le coût en vies humaines
sacrifiées sur l’autel du profit.

L’occasion est tentante pour les tenants de l’asservissement de mettre en place les outils
technologiques et humains pour mieux essayer de contrôler nos vies. Drones, logiciels de
traçages, télésurveillance ... Mais aussi de réinventer le travail pour qu’il s’immisce jusque dans
nos foyers, avec le fameux « télétravail » vanté comme solution à la poursuite de l’économie.


Confinée, cette journée revêt un goûts étrange. Mais, aujourd’hui comme hier, sachons être
inventifs et inventives pour faire entendre nos voix, peser nos idées !


Banderoles sur les balcons, manifestations déambulatoires qui respectent les distances de
sécurités, concerts engagés aux fenêtres, chants de luttes entre voisins, et que savons nous
encore ! Dans l’histoire, mille fois les États ont cherché à nous faire taire, mille fois le patronat
à nous asphyxier, mais nous sommes toujours là, portant l’idéal de la société libre de demain.


Alors, comme le dit la chansons « Debout ! Les damnés de la Terre » et créons les solidarités
qui seront les bases d’un meilleur lendemain.


Les relations extérieures de la Fédération Anarchiste

International

Déclaration commune de fédérations anarchistes en solidarité avec les réfugiés et les migrants

publié le : 09-04-2020 par Secrétariat aux relations internationales

Contre la guerre, le fascisme, le nationalisme et le racisme
Solidarité avec les réfugiés et les migrants



Nous sommes au cœur d’une immense crise humanitaire et sociale sans précédent, comme l’étendue de la pandémie nous montrant de manière catégorique la nature criminelle de l’État et du capitalisme. D’un côté, une grande partie de la société fait face à de nouvelles et encore plus dures conditions d’exploitation et de répression. De l’autre côté, l’État continue de défendre son pouvoir et de permettre l’accumulation de richesses dans les mains des patrons, en élargissant l’État d’urgence et en privant la société des ressources nécessaires pour faire face à cette catastrophe sanitaire. Dans ces conditions, des milliers de migrants et de réfugiés sont entassés dans des camps de concentrations dans des conditions de vies horribles, sans aucun moyens de se protéger eux même de cette pandémie. L’État d’urgence les amène tout droit à leur propre extermination et se trouve être un crime d’État et un crime capitaliste.

La guerre et le fascisme sont l’unique « réponse »  que le système peut donner à sa propre crise profonde et totale, à ses propres contradictions qui résulte de ce principe de base – l’oppression et l’exploitation d’un être humain par un autre.

Au niveau global, les chefs politiques et économiques tentent une attaque inconditionnelle contre les peuples de la périphérie capitaliste par la guerre, les opérations militaires, la subversion de régimes et le soutien à de nouveaux, dans le but de contrôler des zones entières, sources de richesses, et même de contrôler des populations entières. C’est une situation où des millions de personnes sont condamnées à la pauvreté, la maladie et à l’immigration forcées, comme prérequis à l’accumulation de richesses dans les mains de l’élite financière mondiale et pour le réagencement de l’équilibre géopolitique des pouvoirs dans un contexte de compétions internationales entre les pouvoir mondiaux, régionaux et locaux.

Les milliers de réfugiés et d’immigrés morts aux frontières et en mers, tous ceux enfermés dans les camps de concentrations modernes dans des conditions abjectes, ceux emprisonnés par un État d’urgence raciste, sont les effets des politiques meurtrières anti-migratoires « dissuasives » et de la construction d’une Europe forteresse.

Les « murs » qui sont érigés ne sont pas seulement utiles contre les « parias », ce « surplus de population », gardés en dehors de l’Europe par tous les moyens, mais aussi pour promouvoir la « fascisation » des sociétés occidentales, pour établir des conditions de peur, de contrôle et de haine, dans le but de faire accepter leurs conditions d’exploitation des populations par leurs chefs.

Contre le monde en faillite de l’État et du capital, contre la guerre déclarée par les dominants sur les réprimés de ce monde, pour nous anarchistes, la solidarité internationale de classe est notre meilleure arme, promouvant l’organisation d’une contre attaque des exploités afin de détruire ce monde pourri. Locaux, migrants et réfugiés, tous ensemble, luttons à la base contre la pauvreté, l’appauvrissement, la répression, la soumission, renforçons et défendons tous les milieux de la résistance sociale et de classe ciblés par la répression et organisons en d’autres. Contre le fascisme, l’intolérance, la guerre, la répression et l’exploitation, pour la cause de la révolution sociale mondiale, de construire une nouvelle société basée sur la solidarité, l’égalité et la liberté sur les ruines du monde autoritaire… est toujours vivante !



Pas de camps de concentrations

Des conditions de vies décentes et la liberté de circulation pour les réfugiés et les migrants

Laissez nous détruire l’apartheid moderne de la forteresse Europe
La solidarité est notre arme



AO (Federation for anarchist organizing, Slovenia & Croatia)
FAI (Italian Anarchist Federation, CRInt-FAI)
APO (Anarchist Political Organisation – Federation of collectives – Greece)
FA (Fédération Anarchiste, France & Belgium)
AF (Anarchist Federation, Britain)
FLA (Federación Libertaria Argentina)

Billets des groupes de la FA

Délation ? Encyclopé-disons !

publié le : mardi 23 fvrier 2021 par Le Monde Libertaire

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Con fini vs confinés

publié le : mercredi 25 novembre 2020 par Le Monde Libertaire

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25 novembre contre la violence machiste

publié le : mercredi 25 novembre 2020 par Le Monde Libertaire

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La Madeleine récapitule

publié le : lundi 23 novembre 2020 par Le Monde Libertaire

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Une du 23 novembre 2020 : Recherche rapide

publié le : lundi 23 novembre 2020 par Le Monde Libertaire

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Partage de la contraception

publié le : lundi 23 novembre 2020 par Le Monde Libertaire

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Justice pour Mawda

publié le : lundi 23 novembre 2020 par Le Monde Libertaire

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Justice4Mawda

publié le : dimanche 22 novembre 2020 par Ici et maintenant

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publié le : dimanche 22 novembre 2020 par Groupe Commune de Paris de La Fédération Anarchiste

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Vaccin

publié le : dimanche 22 novembre 2020 par Le Monde Libertaire

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Drôle de guerre

publié le : samedi 21 novembre 2020 par Le Monde Libertaire

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Elle

publié le : samedi 21 novembre 2020 par Le Monde Libertaire

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Proudhon's Theory of Property

publié le : jeudi 19 novembre 2020 par Monde-nouveau

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publié le : mardi 17 novembre 2020 par Groupe Commune de Paris de La Fédération Anarchiste

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