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La Fédération anarchiste, un projet pour la révolution sociale



Ce qui motive notre action Nos refus politiques
  • L’égalité économique et sociale
  • La liberté
  • L'émancipation de tous les individus sans distinction
  • Le refus de l’État
  • Le refus du capitalisme, de la logique du profit, du salariat et de la monnaie
  • Le refus de la religion
  • Le refus du sexisme, du racisme, de l'antisémitisme et de l'essentialisme



Le projet de société anarchiste La pratique révolutionnaire
  • L’organisation fédérale anarchiste
  • L’autogestion généralisée de la production
  • L’organisation de la répartition
  • L’éducation libertaire
  • L’information
  • La gestion des conflits
  • La révolution sociale et libertaire
  • L’implication dans les luttes sociales



en savoir plus : la FA mode d’emploi & l’anarchisme aujourd’hui

Communiqué

Communiqué de la Fédération Anarchiste lors de son 76e congrès

publié le : 23-11-2017 par Secrétariat aux relations extérieures

La Fédération anarchiste, réunie en son 76e congres à Paris les 11 et 12 novembre 2017, a débattu de la situation politique et sociale et des enjeux de la lutte des classes.
 
 
L’Etat « macroniste » se radicalise et accèlere le programme capitaliste mené par Gattaz, l’OCDE, le FMI et consorts, dans la continuité des gouvernements précédents.
Le capitalisme ne connait pas de frontières et la lutte pour l’émancipation doit également s’affranchir des Etats et étendre le combat révolutionnaire à l’échelle mondiale. C’est pourquoi nous développons l’Internationale des Fédérations anarchistes.
Le mouvement social et syndical peine à construire un rapport de forces et la convergence des luttes.
La strategie de mobilisation dans la rue ne remplace pas le blocage économique. Seule la grève générale reconductible peut menacer les profits et ouvrir ainsi une perspective révolutionnaire.
La Fédeération anarchiste est engagée dans ce mouvement social et syndical qui doit assumer et affirmer sa légitimité politique et opposer un projet de société en rupture avec le modèle capitaliste et du chacun-pour-soi qu’on nous impose.
La Fédération anarchiste participera de toutes ses forces au mouvement social et s’opposera a toute tentative de tutelle politique y compris celle de Mélenchon qui crée la division en portant la lutte sur le terrain parlementaire.
Notre rôle est de preserver le mouvement social de toute contamination politicienne et élèctorale.
La Charte d’Amiens demeure pertinente aujourd’hui ; malgré ses imperfections et ses limites, elle reste à nos yeux un outil nécessaire affirmant les principes de l’action syndicale :
 
? L’amélioration continue et immédiate des conditions de travail et la transformation sociale ;
? L’indépendance par rapport aux partis et a l’Etat ;
? La construction de la grève générale expropriatrice et autogestionnaire qui abolira le salariat.
 
Notre mouvement doit également diffuser des pratiques d’auto-organisation et d’action directe. La propagande par l’exemple et les alternatives en actes sont à même de développer des pratiques en rupture avec le consumérisme et la délégation.
Les religions ont toujours été l’outil des puissants, du patriarcat et du militarisme. Au côté du Capital, elles incitent à la résignation et à l’ignorance. La Fédération anarchiste revendique haut et fort « Ni dieu ni maitre ». L’émancipation de l’humanite nécessite une lutte radicale et définitive avec l’idée de dieu.
La Fédération anarchiste appelle les individus et les groupes attachés à l’émancipation sociale a s’organiser et à oeuvrer pour une société fédéraliste libertaire et autogestionnaire, pour un monde débarrassé des classes, des religions et des Etats et toutes les dominations.
 
 
 
Fédération Anarchiste
Paris, le 12 novembre 2017

Communiqué

Contre les lois répressives, liberticides et autoritaires, organisons-nous et luttons !

publié le : 23-11-2017 par Secrétariat aux relations extérieures

 

Après seulement deux mois entre l’écriture, la présentation et les « négociations » entre député-e-s et sénateurs/trices, la loi « anti-terroriste » a été adoptée définitivement ce mercredi 18 octobre par le Sénat suite à son adoption par l’Assemblée nationale le 11, pour une entrée en vigueur le 1er novembre et la fin du régime d’exception de l’état d’urgence. Concrètement, les mesures liberticides et autoritaires contenues dans ce dernier passent dans le droit commun. On n’aura jamais vu un gouvernement aller aussi vite pour faire voter une loi attentant autant aux libertés individuelles : perquisitions administratives, assignations à domicile, agrandissement des zones frontalières pour augmenter les contrôles sans l’approbation d’un juge, instauration d’un périmètre de protection, écoutes des communications hertziennes (en plus des numériques), mises sous surveillance facilitée, mise en place du fichier des passagers aériens. On notera que la plupart de ces mesures seront prises sous l’autorité des préfets ou du ministre de l’intérieur, tous nommés par l’État, et non plus sous la tutelle des juges.


Après 2 ans sous le régime d’exception de l’état d’urgence et un bilan plus que mitigé, le gouvernement utilise encore et toujours la peur pour entraver les libertés des personnes. Ainsi, alors que ces mesures n’ont nullement empêché de nouveaux actes terroristes, elles ont, à l’inverse, permis à l’ État d’accentuer sa répression, et de fait, son autoritarisme, contre les mouvements contestataires (anti-cop21, contre la loi El Kohmri, contre la loi travail 2...).


L’État, ayant, par ailleurs, bien retenu la leçon des précédentes tentatives de lois répressives, a instauré une « clause d’autodestruction » de sa nouvelle loi « anti-terroriste » (date de fin prévue le 3 décembre 2020, si le gouvernement ne trouve plus les mesures « nécessaires »). En vertu de cette même clause, ces mesures prennent un caractère expérimental et n’ont donc plus besoin d’être présentées devant le Conseil constitutionnel. Ce dernier, rappelons-le, avait interdit certaines des mesures de la loi instituant en 2015 l’état d’urgence jugées contraire aux libertés publiques.


Ce sont donc ces mesures interdites, qui sont réintroduites dans la nouvelle loi et se retrouvent, de fait, dans le droit commun sans recours possible. On ne peut malheureusement pas douter que l’État trouvera toujours une bonne « raison » pour renouveler tout son petit arsenal autoritaire et liberticide dès l’approche de la date butoir d’autodestruction.


Dans le même temps, le gouvernement multiplie les attaques sociales (déconstruction/destruction du Code du travail facilitant les licenciements, la précarité et la suppression des CHSCT -Comité d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail- dans le secteur privé, plafonnement des indemnités de licenciements, baisse des aides aux logements, gel des salaires des fonctionnaires, augmentation de la CSG - Contribution Sociale Généralisée - pour les retraité-e-s et les fonctionnaires ...), engendrant une grogne grandissante de la population et nombre de mouvements sociaux, et se protège par la mise en oeuvre de mesures particulièrement autoritaires et liberticides pour mater et museler toute opposition à un État exerçant sa toute puissance au service des plus riches.
Contre les lois répressives, liberticides et autoritaires, organisons-nous et luttons !

 

Fédération Anarchiste

20 octobre 2017

Communiqué

Dossier sur l’état d’urgence

publié le : 22-11-2017 par Secrétariat aux relations extérieures

1er novembre 2017 : ENTREE DE L’ETAT D’URGENCE DANS LE DROIT COMMUN, ASSERVIR NE SIGNIFIE PAS PROTEGER !

 

Après seulement deux mois entre l’écriture, la présentation et les « négociations » entre député-e-s et sénateurs/trices, la loi «anti-terroriste » a été adoptée définitivement ce mercredi 18 octobre par le sénat suite à son adoption par l’assemblée nationale le 11, pour une entrée en vigueur le 1er novembre 2017 et la fin du régime d’exception de l’état d’urgence. Concrètement, les mesures liberticides et autoritaires contenues dans ce dernier passent dans le droit commun.
On n’aura jamais vu un gouvernement aller aussi vite pour faire voter une loi attentant autant aux libertés individuelles. On notera que la plupart de ces mesures seront sous l’autorité des préfets ou du ministre de l’intérieur, tous nommés par l’État, et non plus sous la tutelle de juges.

 

 

– Les perquisitions administratives

Article 3 du projet de loi anti-terroriste, nommées avec « humour » les « visites domiciliaires » qui peuvent s’accompagner de « saisies des documents, objets ou données qui s’y trouvent ». Ces perquisitions resteront à l’initiative du préfet, à la différence des perquisitions judiciaires, elles devront néanmoins avoir l’aval du juge des libertés et de la
détention (JLD) du tribunal de grande instance de Paris après un avis du procureur de Paris. Elles ne pourront être faites avant 6h du matin et après 21h sauf autorisation motivée du JLD fondée sur « l’urgence de l’opération ».

– Les assignations à domicile, appelée « mesures individuelles de surveillance »


Le ministre de l’intérieur pourra décider de ces assignations, elles concerneront « toute personne à l’égard de laquelle il existe des raisons sérieuses de penser que son comportement constitue une menace d’une particulière gravité pour la sécurité et l’ordre publics » et dureront 3 mois qui pourront être renouvelés jusqu’à un an maximum. Une
petite différence avec la mesure de l’état d’urgence, la personne ne pourra plus être assignée à un territoire plus petit que sa commune, précédemment elle était assignée à résidence. Le périmètre pourra être étendu dans certains cas au département si la personne accepte de porter un bracelet électronique. Les personnes concernées devront se présenter à la police une fois par jour, contre trois fois sous l’état d’urgence, elles pourront aussi être soumises à l’interdiction de fréquentation de certains lieux. Le préfet (nommé par l’État), pourra lui aussi prononcer des assignations à résidence notamment juste sur des « notes blanches », documents anonymes et imprécis, rédigés par les services de renseignement.

– Les contrôles des zones frontalières

Ces zones vont être étendues, ainsi, là où avant les polices contrôlaient dans les gares, aéroports, ports et certains points frontaliers, les forces de « sécurité » pourront dorénavant faire des contrôles et fouilles dans les zones avoisinantes, jusqu’à 10km autour de ces mêmes zones. À noter que ces contrôles et fouilles ne seront plus soumis à des justifications précises, contrairement au reste du territoire. Cette mesure prévoit aussi de faire passer de six à douze heures la durée maximale du contrôle d’identité. On ne peut douter de l’augmentation des contrôles aux faciès déjà plus que répandu. À noter que pour le contre-sommet du G20 à Hambourg en 2017, les agents de la SNCF avaient été mis à contribution en étant appelé à dénoncer toute personne ressemblant de près ou de loin à un-e « altermondialiste ».
– En annexe ajout d’une extension des contrôles d’identité « aux frontières », en gros au nom de la lutte contre « la criminalité transfrontalière », avec une nouvelle définition des « zones frontalières », la police n’aura pas besoin d’un feu vert de la justice pour lancer des opérations de contrôle, selon le monde et la Cimade, "la zone frontalière" pourrait englober les 2/3 du pays.

– Instauration de périmètre de protection

Sous autorité du préfet, si un événement ou un lieu se retrouve "exposé à un risque d’actes de terrorisme", il pourra publier un arrêté établissant un périmètre de protection pour une durée pouvant aller jusqu’à un mois afin de restreindre et contrôler l’accès des personnes et des véhicules à cette zone. "L’arrêté définit ce périmètre, limité aux lieux exposés à la menace et à leurs abords, ainsi que ses points d’accès". Même certains juristes s’inquiètent du risque de dérive et de l’utilisation abusive de cette mesure pouvant être utilisée contre des opposants politiques ou des militants, lors de manifestations par exemple, car il n’y a pas de mention déterminant avec précision à partir de quel moment un lieu ou un événement est susceptible de présenter un risque assez important pour déclencher ce dispositif. On verra, sans nul doute malheureusement son utilisation d’ici peu de temps. Le recours à des services de sécurité public plus des entreprises de sécurité privées est toujours d’actualité pour les filtrages de foule avec fouilles et palpations.

– Écoute des communications hertziennes

Elles viennent s’ajouter à la surveillance numérique déjà en place et renforcée par le projet de loi. L’article 852–2 prévoit que « peuvent être autorisées les interceptions de correspondances échangées au sein d’un réseau de communications électroniques empruntant exclusivement la voie hertzienne et n’impliquant pas l’intervention d’un opérateur de communications électroniques, lorsque ce réseau est réservé à l’usage d’un groupe fermé d’utilisateurs » « aux seules fins de défense des intérêts nationaux ». Concrètement L’État pourra avoir recours à des algorithmes sur les réseaux de communication pour détecter des connexions susceptibles de révéler une menace « terroriste ». Les écoutes hertziennes concernent toutes les communications sans fil, par exemple le Wifi, Bluetooth ou GPS. Le Conseil Constitutionnel avait censuré en octobre 2016 cette mesure qui revient et est voté sans problème du fait de l’introduction d’une « clause d’autodestruction » de toutes les mesures de la loi, on verra plus loin dans le texte ces termes exactes.

– Mise sous surveillance facilitée (chapitre VIII du texte)

Une personne qui « soit entre en relation de manière habituelle avec des personnes ou des organisations [terroristes], soit soutient, diffuse ou adhère à des thèses incitant à la commission d’actes de terrorisme ou faisant l’apologie de tels actes » pourra faire l’objet d’une série de mesures de surveillance. On notera que tout cela reste à l’appréciation des
services de renseignements et donc de simple « notes blanches ». Le texte prévoit aussi de contraindre les personnes suspectées de fournir leurs identifiants en ligne (mails, facebook, twitter, compte sur les forums, sites d’information et même administratifs). Les mots de passe ne sont pas concernés.
Le texte prévoit aussi l’extension de durée du déploiement des « boites noires » (boîtiers permettant de surveiller les métadonnées des communications en France – les informations qui entourent un message, comme son horaire et son adresse, mais pas son contenu), leur utilisation devait prendre fin en 2018, mais ayant rencontré quelques problèmes techniques, le gouvernement profite de ces mesures pour allonger discrètement la durée de leur utilisations. Il n’est évidemment pas mentionné une date limite de fin de cette mise en place.

– Mise en place du fichier des passagers aériens

Le projet de loi prévoit la transposition dans la loi française de la directive européenne relative au dispositif "Passenger Name record", qui prévoit le transfert de données personnelles des passagers recueillies par les compagnies aériennes aux autorités judiciaires. Ces informations pourront ensuite être exploitées et recoupées par les services de renseignement et de police.

– Parallèlement, on apprend que le gouvernement envisagerait d’introduire les interdictions de manifester dans le droit commun, un dispositif qui autoriserait le préfet à «interdire la circulation des personnes ou des véhicules dans les lieux et aux heures fixés par arrêté» ainsi qu’à «interdire le séjour dans tout ou partie du département à toute personne à l’égard de laquelle il existe des raisons sérieuses de penser que son comportement constitue une menace pour la sécurité et l’ordre publics». 

 

Après deux ans sous le régime d’exception de l’état d’urgence et un bilan plus que mitigé, le gouvernement utilise encore et toujours la peur de l’autre, des autres, de « l’étranger » pour restreindre, voir amputer les libertés des personnes pour donner illusion d’une « sécurité ». Alors que ces mesures n’ont nullement empêché de nouveaux actes terroristes, elles ont, à l’inverse, permis à l’État d’augmenter sa répression, et de fait, son autoritarisme, contre les mouvements contestataires (anti-cop21, contre la loi El Kohmri, contre la loi travail 2, …) se cachant derrière la notion vague « d’anti-terrorisme ». Ainsi sur de simples soupçons de la part des autorités, les fameuses « notes blanches », certaines personnes se verront privées de leur liberté.
L’État, ayant, par ailleurs, bien retenu la leçon des précédentes tentatives de lois répressives, a instauré une « clause d’autodestruction » de ces mesures « anti-terroriste » (date de fin prévue le 3 décembre 2020, si le gouvernement ne les trouve plus « nécessaires »). En vertu de cette même clause, ces mesures prennent un caractère expérimental et n’ont donc plus besoin d’être présentées devant le Conseil constitutionnel. Ce dernier, rappelons-le, en avait interdit certaines de la loi instituant en 2015 l’état d’urgence jugées contraire aux libertés publiques.
Ce sont donc ces mesures interdites, qui sont réintroduites dans la nouvelle loi et se retrouvent, de fait, dans le droit commun sans recours possible. On ne peut malheureusement pas douter que l’État trouvera toujours une bonne « raison » pour renouveler tout son petit arsenal autoritaire et liberticide dès l’approche de la date buttoir d’autodestruction.
Dans le même temps, le gouvernement multiplie les attaques sociales (déconstruction/destruction du code du travail facilitant les licenciements, la précarité et la suppression des CHSCT - Comité d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail - dans le secteur privé, plafonnement des indemnités de licenciements, baisse des aides aux logements, gel des salaires des fonctionnaires, augmentation de la CSG - Contribution Sociale Généralisée - pour les retraité-e-s et les fonctionnaires, ...), engendrant une grogne grandissante de la population et nombre de mouvements sociaux. Sous couvert de lutte « anti-terrorisme », L’État se protège donc par la mise en place de ces mesures pour museler et mater toute opposition à un pouvoir exerçant sa toute-puissance au service des plus riches.

L’asservissement n’a jamais protégé personne !
Contre les lois répressives, liberticides et autoritaires
Organisons-nous et luttons !

 

Télécharger le dossier version A4 : http://www.mediafire.com/file/w5m166hgbda6t0m/Dossier+%C3%A9tat+d%27urgence+dans+le+droit+commun+A4.pdf

Télécharger le dossier version Brochure : http://www.mediafire.com/file/9w8bcb6bhh8m98w/Dossier+%C3%A9tat+d%27urgence+dans+le+droit+commun+Format+Brochure.pdf

 

Fédération Anarchiste
Octobre 2017

Communiqué

Communiqué

publié le : 22-11-2017 par Secrétariat aux relations extérieures

Nouvelle vague de répression à Bure

 

La Fédération Anarchiste soutient les initiatives prises depuis longtemps à Bure contre l’enfouissement, dans des conditions inopérantes pour des dizaines de milliers d’années, de déchets nucléaires en « couche profonde ».

Depuis toujours, la Fédération Anarchiste dénonce la société nucléarisée, qui nécessite un système autoritaire, opaque et militarisé. Imposée aux populations par des États désirant posséder la bombe atomique, l’énergie nucléaire entraine désastres financiers et catastrophes humaines et laisse à des milliers de générations la gestion de déchets radioactifs mortifères

Le week-end du 15 août a été l’occasion d’un rassemblement militant contre la mise en place de ce puits de la mort. Assez rapidement, les affrontements sur les lieux ont éclaté, suite aux provocations des forces du désordre au service d’un État policier, trop contentes de pouvoir user de leurs armes : les lanceurs de grenades assourdissantes. Qui, nous le savons, se transforment rapidement en outils de mutilation.

Lors de ces affrontements, Robin, militant, a été blessé au pied par une de ces grenades. Blessure très grave comme il en témoigne lui-même : « Mon pied est dans un sale état, la grenade l’a creusé sur une profondeur de 3 cm et un diamètre de 13 cm. Les os sont pour la plupart brisés. Certains ont même disparus, pulvérisés. La chaussure a été explosée, le plastique a fondu et s’est engouffré dans la plaie, si bien qu’une infection est probable, ce qui nécessiterait l’amputation des 5 orteils » (1)

La Fédération Anarchiste apporte tout son soutien à Robin dans cette épreuve, et plus largement à toutes celles et ceux qui luttent contre l’état et son monde nucléaire.

 

Fédération Anarchiste
23 août 2017
(1) Source : https://nantes.indymedia.org/articles/38357

Communiqué

Communiqué

publié le : 22-11-2017 par Secrétariat aux relations extérieures

Charlottesville, l’extrême droite tue … une fois de plus

Une fois de plus, l’extrême droite nous montre son vrai visage de haine.

Samedi 12 août 2017 à Charlottesville, aux États-Unis, une voiture conduite par un participant à la « marche des suprémacistes blancs » a foncé sur la manifestation anti-raciste, tuant Heather Heyer, 32 ans, et blessant 34 personnes.

La veille au soir, déjà, lors d’une marche au flambeau rassemblant au cours de laquelle s’étaient rassemblés des groupuscules néonazis, identitaires, suprématistes blancs sur le campus de la ville,ils avaient ouvert les hostilités en attaquant étudiant-e-s et habitant-e-s de la ville qui s’opposaient à ce rassemblement.

Le 12 au matin, plusieurs centaines d’extrémistes de droite se sont rassemblés pour protester contre le déboulonnement prévu d’une statue glorifiant un général esclavagiste sudiste. Certains d’entre eux, pour l’occasion, étaient habillés en tenue paramilitaire, armes semi-automatiques en bandoulière, d’autres étaient armés de boucliers et matraques en tout genre. Des affrontements ont éclaté un peu partout autour du lieu du rassemblement avant même son commencement entre extrémistes de droite et militant-e-s anti-racistes. Suite à cela, ce même rassemblement fut enfin interdit et évacué. C’est peu de temps après l’annonce de l’annulation que l’extrémiste de droite a décidé de foncer délibérément sur la foule anti-raciste.

Aux USA, comme en France, les groupuscules d’extrême droite décomplexés se sentent tout-puissants grâce notamment aux victoires électorales, n’hésitant plus à attaquer et tuer des militants anti-racistes.

Rappelons que Trump a été élu grâce à cette Amérique blanche raciste des États du Sud. On peut noter qu’à l’annonce de l’assassinat la première allocution de Trump visait à condamner la violence qu’il y avait eu de part et d’autre, sans faire mention de l’assassinat et tentative de meurtre volontaire sur les manifestants anti-racistes, comme si la défense des libertés était du même ressort que son attaque.

Ce n’est que deux jours plus tard et sous la pression populaire et internationale, que Trump décide à contre- cœur de condamner cet acte et de sembler reconnaître que « le racisme, c’est mal ». Mais encore deux jours plus tard, le 15 aout, Trump ré-affirme sa première vision des choses, rejetant dos à dos les nervis d’extrême droite et les anti-racistes, joutant même qu’un des deux camps (celui des fachos) était venu manifester pacifiquement. La nouvelle intervention du président des États-Unis a été aussitôt saluée par un ancien responsable du Ku Klux Klan, David Duke, qui a vanté son "courage" pour avoir mis en cause selon lui "le terrorisme gauchiste" du mouvement Black Lives Matter né en réaction contre les violences policières subies par les Afro-Américains. On voit nettement où vont les préférences du nationaliste raciste Trump.

Le gouverneur de l’Etat (la Virginie), le démocrate Terry McAuliffe a condamné en revanche clairement et immédiatement l’attentat, déclarant les suprématistes indésirables : « Nous ne voulons pas de vous ici. « Vous n’êtes pas les bienvenus dans ce grand État. Vous êtes la honte. » Il avait déjà appelé à ne pas participer à ce rassemblement Unite The Right aux idées "abjectes". Même ce catho de droite, qui le 7 juillet dernier a refusé la grâce à William Morva malgré sa soi-disante conviction contre la peine de mort, a fait mieux que la classe politique française dans son ensemble dont on notera sans surprise le silence assourdissant s’agissant de condamner cet acte clairement raciste et attentatoire à la liberté.

La Fédération anarchiste tient a apporter tout son soutien aux victimes et aux familles de cet acte raciste, barbare et rappelle que la lutte contre tous les racismes doit continuer plus que jamais partout dans le monde.

Solidarité anti-raciste internationale !

 

 

 

Fédération Anarchiste

14-08-2017

Les Éditions du Monde Libertaire

HOMOPHOBES=ASSASSINS

publié le : 20-08-2017 par Éditions du Monde Libertaire

                                 

 

Dans les sociétés occidentales, si l’homosexualité était relativement tolérée, sinon admise parmi les plus "grands personnages historiques", elle a dû attendre les premières décennies du XXème siècle pour voir apparaître les premiers défenseurs des droits des homosexuels et les premiers activistes osant la revendiquer haut et fort ! Mais, malgré les avancées obtenues grâce à ces luttes, aujourd’hui, l’homophobie la plus radicale se renforce dans les pays totalitaires comme dans les pays dits "démocrates", - due au retour de l’obscurantisme religieux et des nationalismes

 

Prix: 3 euros

Communiqué

Motions du 75ème congrès de la Fédération anarchiste - Laon/Merlieux - 2017

publié le : 13-06-2017 par gestion du site

« SALUT À TOI »

Motion du 75ème congrès de la Fédération anarchiste réuni à Laon et Merlieu les 3, 4 et 5 juin 2017


Réunie à son 75ème congrès, à Merlieux (Aisne), la Fédération anarchiste salue toutes celles et tous ceux qui luttent, individuellement et collectivement, ou qui construisent des alternatives, notamment :

  • dans les ZAD,
  • contre les projets inutiles imposés,
  • contre le nucléaire et les énergies fossiles,
  • pour les droits des travailleuses et travailleurs,
  • pour les droits des chômeurs et chômeuses,
  • pour une agriculture paysanne,
  • contre le racisme,
  • contre le sexisme, le patriarcat, la haine envers les LGBTI *,
  • pour l’accueil des migrant-e-s,
  • contre la répression…
Pour la justice sociale, la liberté, l’égalité économique et sociale, la Fédération anarchiste, selon ses moyens, sera toujours à vos côtés.


* LGBTI (lesbiennes, gays, bi-sexuel-le-s, trans', intersexes)


Laon, Le 5 juin 2017




Motion sur la situation économique et sociale

Motion du 75ème congrès de la Fédération anarchiste réuni à Laon et Merlieu les 3, 4 et 5 juin 2017


La Fédération anarchiste s’est réunie lors de son 75e Congrès les 3, 4 et 5 juin 2017 à Laon et merlieux dans l’Aisne pour aborder l’évolution du monde et actualiser son projet anarchiste.


Le capitalisme globalisé et ses soutiens étatiques et religieux accentuent leurs pressions sur l’humanité et l’environnement, pour asseoir par des modes de régulation et de production de plus en plus brutaux le triomphe de la logique de profit.


La thèse de la crise permanente du capitalisme qui justifie les politiques d’austérité et de régression sociale sert à camoufler la réalité : les riches sont de plus en plus riches tandis que les pauvres sont de plus en plus nombreux et plongent dans la misère. En cela, le capitalisme remplit parfaitement le rôle qui est le sien.


L’arrogance des capitalistes encouragée par une véritable colonisation des esprits remet aujourd’hui en cause le pacte concédé à l’issue de la seconde guerre mondiale qui institua la protection sociale, le système de retraite par répartition et une redistribution limitée des richesses pour éloigner le spectre révolutionnaire et développer une nouvelle classe dite moyenne et la société industrielle et de consommation de masse.


Le système capitaliste cherche sans cesse de nouvelles sources de profits incarnées aujourd’hui par le capitalisme vert, la numérisation et la robotisation de l’économie et même la fin du salariat en individualisant la relation entre le travailleur et son patron par l’uberisation et l’auto entreprenariat.


Le capitalisme paupérise la classe moyenne dont la première utilité était de neutraliser le danger révolutionnaire, ce qui rend la lutte des classes plus franche et plus directe.


En contrepartie, l’appareil répressif étatique et l’emprise des religions sur les consciences se renforcent pour imposer la peur et la résignation. L’état d’urgence qui était une exception devient la norme, la présence militaire dans les rues, la surveillance généralisée et les restrictions des libertés publiques se banalisent, la police se militarise et se radicalise, devient factieuse et multiplie les violences et les provocations.


Les élections présidentielles passées et législatives à venir démontrent une progression des tendances souverainiste et populiste en même temps qu’une volonté avérée d’effacer la conscience de classe en affirmant supprimer le clivage gauche-droite comme l’ont souligné les deux finalistes de la dernière course à l’Élysée. Le pouvoir a mis en place le candidat le plus à même de défendre les intérêts du patronat et de la Finance. Sa mission est un programme de démolition sociale dans la droite ligne des présidents et gouvernements précédents en marche vers le détricotage du Code du travail, une fiscalité antisociale, la suppression des régimes spéciaux et la mise en place d’un système de retraites par points…


Le Front national a dépassé les dix millions de voix en jouant sur la peur de l’autre et en s’érigeant en défenseur de façade des acquis sociaux. Pour autant, le Capital n’a pas aujourd’hui besoin du FN pour arriver à ses fins : le MEDEF a appelé à voter Macron.


Le projet Mélenchonniste est une impasse. Le modèle du leader charismatique, nouveau sauveur suprême, messie des temps modernes, incarnation du « peuple » a détourné la question sociale du terrain de la lutte des classes vers celui de la lutte des places. L’imposture des partis Syriza et Podemos en Europe ou des régimes de Chavez et Maduro au Venezuela témoignent de leurs soumissions aux diktats capitalistes : le Pouvoir reste maudit.


Si les anarchistes sont volontairement absents des urnes et du spectacle médiatique, ils demeurent présents et actifs dans les luttes et les alternatives. Notre anti-électoralisme est en phase avec le rejet grandissant de la classe politique et un intérêt croissant pour le mandatement impératif, la rotation et la révocabilité des mandatés et le fédéralisme libertaire.


La tâche des révolutionnaires est de dessiner des perspectives permettant de crédibiliser et d’envisager la transformation sociale. En cela le mouvement anarchiste n’a pas capitulé et reste fidèle à son projet révolutionnaire : le socialisme libertaire sans frontières.


Pour cela, la diffusion de nos idées et de nos pratiques doit rester notre tâche essentielle, tout en apprenant des luttes diverses et en menant le nécessaire travail de remise en cause et de réactualisation de nos propositions et de nos pratiques.


Les temps prochains nécessiteront la mobilisation de toutes les forces attachées à l’émancipation, la Fédération anarchiste réunit en son 75e Congrès prendra toute la place qui lui revient dans ce combat et appelle les individus et groupes qui partagent notre projet commun à la rejoindre et à la renforcer.

Communiqué

SECOND TOUR DES ÉLECTIONS PRÉSIDENTIELLES - Changer le monde ne passe pas par le changement des dirigeants

publié le : 27-04-2017 par gestion du site

Plus de 8 millions d’électeurs se sont exprimés en faveur d’une politique libérale floue et démagogique ; plus de 7 millions ont plébiscité un programme basé sur la xénophobie et le mensonge ; 7 millions ont fait confiance à un voleur réactionnaire ; près de 7 millions ont opté pour l’aventure d’un populisme de gauche, et beaucoup se sont contentés d’être fidèles à de vieilles convictions...


La Fédération anarchiste n’attendra pas de progrès social à l’issue du second tour des présidentielles, quel que soit le vainqueur, même s’il est aussi permis de faire le pronostic que cette issue n’est pas forcément équivalente quant aux libertés individuelles et collectives dans une époque où de plus en plus de dictateurs sont élus.


Nous savons cependant qu’il n’y aura d’émancipation que grâce aux luttes sociales et environnementales et aux constructions d’alternatives.


Les années qui viennent seront encore des années de luttes contre la xénophobie, contre les reculs sociaux partout où le patronat, avec l’aide du prochain gouvernement, tentera toujours d’imposer sa volonté, et contre toutes les mesures liberticides qui s’accumulent depuis trop longtemps.


Changer le monde ne passe pas par le changement des dirigeants.


27 avril 2017

Fédération anarchiste

Communiqué

Viol policier

publié le : 12-02-2017 par gestion du site

Halte aux violences policières

 

À la suite du viol de Théo par un policier avec sa matraque, qui s’enchaîne aux nombreuses agressions policières arbitraires et fréquemment à caractère raciste, la police des polices a cru bon de communiquer beaucoup plus rapidement qu’à son habitude pour affirmer qu’il s’agissait d’un «accident».


Cette affirmation dans la précipitation ne peut être comprise que comme une provocation — idéale pour provoquer des émeutes. Elle intervient dans un contexte de campagne électorale où la question de l’identité française est le prétexte de l’idéologie xénophobe pour conquérir le pouvoir.


La Fédération anarchiste, tout en dénonçant non seulement les bavures mais aussi le fait que l’État les assume froidement, entend ne pas être dupe d’une
manœuvre qui fait dégringoler la «démocratie» toujours plus bas.


Fédération anarchiste
12 février 2017

International

Contre le nucléaire et tout ce qu’il engendre.

publié le : 06-08-2016 par Secrétariat aux relations internationales

Contre le nucléaire et tout ce qu’il engendre.

 

Contre l’impérialisme des États et contre la guerre.

 

 

Les fédérations anarchistes membres de l’Internationale des Fédérations anarchistes (IFA) et les organisations anarchistes présentes lors du 10 e congrès de l’IFA, à Francfort (Allemagne), du 4 au 7 août 2016, salue l’initiative du meeting anarchiste à Hiroshima (Japon).

 

 

Cet événement marque l’anniversaire de l’attaque à la bombe atomique à Hiroshima le 6 août, 1945, et à Nagasaki le 9 août. Il nous aide à nous souvenir de la double menace qui pèse sur les populations : la guerre et de l’énergie nucléaire.

 

 

L’énergie nucléaire est dangereuse. Elle contamine les ressources naturelles, et est la cause de toutes sortes de conflits. La population du Japon est particulièrement bien informée de ces risques potentiels, en raison de la récente catastrophe nucléaire de Fukushima.

 

 

L’énergie nucléaire est une partie intégrante de l’industrie de la guerre.

 

En ces temps de menaces terroristes mondiales et de guerre permanente, il est important de réaffirmer notre opposition face au complexe militaro-industriel.Les politiques meurtrières et impérialistes des États se font au détriment des populations qui sont les premières victimes de la guerre. Elles souffrent directement dans ces conflits, et sont souvent contraintes de migrer.

 

 

Les pays impérialistes profitent de ces conflits en vendant des armes et en important la guerre dans différentes parties du monde, tels que les interventions militaires en Afrique, au Moyen-Orient et ailleurs, pour le contrôle des ressources naturelles. Cette situation ne peut être tolérée.

 

 

C’est à nous d’initier, poursuivre et intensifier les actions contre le militarisme et ses industries connexes, mais aussi contre l’énergie nucléaire ce que cela entraîne. Dans un esprit de solidarité internationale, nous envoyons nos salutations anarchistes et révolutionnaire à nos ami.e.s et camarades qui se sont réunis à Hiroshima. Nous nous réjouissons de travailler ensemble pour lutter pour une société d’entraide et de solidarité, sans guerre.

 

 

Internationale des Fédérations anarchistes. 6 août 2016

 

Billets des groupes de la FA

Grève chez Capitaine Houat

publié le : 23 Nov 2017 par Le blog de anars 56

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Cisjordanie / Bande de Gaza

publié le : 23 Nov 2017 par Le Monde Libertaire

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Gros macho

publié le : 22 Nov 2017 par Le Monde Libertaire

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Encore eux ?...

publié le : 22 Nov 2017 par Le Monde Libertaire

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Colette Houdouin raconte Odon

publié le : 21 Nov 2017 par ArtRacaille

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Nouvelles sectes

publié le : 18 Nov 2017 par Le Monde Libertaire

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A vomir !

publié le : 18 Nov 2017 par Le Monde Libertaire

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